Michel-Ange Lavoie

Michel-Ange Lavoie bientôt libéré

À compter du 6 novembre, Michel-Ange Lavoie, cet individu atteint du VIH qui aurait agressé sexuellement une jeune femme le 14 avril dernier, pourra quitter le centre de thérapie et reprendre sa liberté tout en respectant certaines conditions.

Il était de retour en cour, jeudi, en présence de son avocat, Me Pierre Spain, avec des documents attestant que sa thérapie au Centre L’autre côté de l’ombre se déroule bien. Comme celle-ci pendra fin le 6 novembre, le tribunal l’a autorisé à retourner vivre chez lui à cette date. Il devra par contre respecter un couvre-feu de 22 h à 6 h. La procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, a également tenu à s’assurer qu’il soit dans l’obligation de prendre la médication prescrite en respectant la posologie compte tenu de son état de santé. Il lui sera par ailleurs interdit de consommer alcool et drogue et de se trouver dans des bars. 

Rappelons que cet individu a déjà été condamné à 81 mois de prison en 2011 pour une agression sexuelle grave. En 2003, il avait en effet caché à sa conjointe de l’époque qu’il était séropositif, et ce, même s’il se savait porteur du VIH depuis 1997. La victime avait par la suite contracté le virus. 

Or, le 14 avril dernier, on le soupçonne d’avoir agressé sexuellement une jeune femme dans son logement de Trois-Rivières. La présumée victime avait d’ailleurs dû se rendre à l’hôpital pour une trousse médico-légale visant à savoir entre autres si elle avait été infectée par le suspect ce qui finalement n’est pas le cas. Des accusations d’agression sexuelle, de voies de fait armées, de trafic de cocaïne, de voies de fait simples ont cependant été portées contre lui.

Dans le cadre d’une enquête sur caution qui avait suivi, le tribunal l’avait autorisé à reprendre sa liberté mais avec la condition d’entreprendre et compléter une thérapie en lien avec sa problématique de dépendance aux stupéfiants. C’est celle-ci qui va bientôt se terminer. Michel-Ange Lavoie devra revenir en cour le 12 décembre pour la suite des procédures judiciaires.