Le Musée du bûcheron de Grandes-Piles est maintenant administré par la coopérative La boîte à bois.

Une coopérative prend la relève au Musée du bûcheron

Depuis mai dernier, le Musée du bûcheron (appelé aussi Village forestier) n'est plus administré par la Municipalité de Grandes-Piles mais par la toute nouvelle Coopérative la Boîte à bois, dont le porte-parole est Jean-Sébastien Rivest, propriétaire d'Aventure vent et rivière, également de Grandes-Piles.
On se souviendra qu'après les difficultés traversées par le Village du bûcheron, l'actuel maire, Daniel Petit, avait déclaré lors de la dernière campagne électorale municipale que cette infrastructure touristique devrait être administrée par le privé, un peu comme on l'a fait avec succès avec le restaurant de la marina de Grandes-Piles.
«On a créé une coopérative de travailleurs et pour l'instant, on est trois personnes, explique M. Rivest. On assume les réservations qui ont déjà été faites pour les visites et les repas, en attendant de restructurer un peu le musée et de pouvoir offrir de l'hébergement sur place en plus d'activités de plein air, dont un camping, histoire de maximiser le site.»
Il précise par ailleurs que le niveau de fréquentation de l'endroit a un peu souffert des difficultés administratives du passé et que la coopérative va maintenant s'atteler à se refaire une clientèle même si elle ne part pas de zéro.
Quant à la collection d'artefacts du musée proprement dit et qui relate la vie des bûcherons en forêt, elle reste la propriété de Grandes-Piles.
«Nous l'avons en concession et c'est à nous de l'exploiter. On conserve le thème du musée et la visite guidée même si cette dernière peut être appelée à être repensée», a confié le porte-parole de la coopérative qui admet en toute candeur être moins à l'aise avec le volet culturel du site, un domaine où il n'a pas d'expérience
Les nouveaux gestionnaires désirent par ailleurs conserver le service de la cookerie qu'ils comptent relancer pour le mois de juillet. Une des membres du groupe possède d'ailleurs une solide expérience en cuisine. Quant au troisième membre, c'est surtout son côté homme à tout faire qui sera exploité. M. Rivest admet que le site «a manqué un peu d'amour» ces dernières années, que des investissements seront nécessaires et qu'il faudra trouver les fonds nécessaires.
«C'est un défi, disons qu'on le pensait pas si important quand on a visité les lieux. Mais il y a tellement de matériaux entreposés un peu partout sur le site qu'on pense être capables d'en récupérer beaucoup pour restaurer les bâtiments en place dont les petits camps en bois rond. Pour sa part, le Chalet Rapide blanc qui peut recevoir un groupe, a été complètement restauré il y a trois ans. On pense que ça ne coûtera pas trop cher.»
En attendant, le Musée du bûcheron est bel et bien ouvert et on peut en faire la visite seul ou avec un guide.