Le syndicat des travailleurs de la scierie de Saint-Roch-de-Mékinac et la direction de Kruger ont conclu une entente de principe mercredi soir.

Scierie de Saint-Roch-de-Mékinac: les pourparlers de la dernière chance

Les communications ne sont pas définitivement rompues entre la direction de Kruger et le syndicat qui représente les quelque 125 travailleurs de la scierie de Saint-Roch-de-Mékinac, même si 53 % d'entre eux ont rejeté samedi dernier l'entente de principe qu'avait conclue leurs représentants syndicaux avec l'entreprise. Si les derniers pourparlers échouent, le syndicat menace de déclencher la grève dès cette semaine.
«Il y a des pourparlers. L'employeur et le syndicat continuent de se parler. Mais est-ce que ça va aboutir à une rencontre? On l'espère, mais on verra», expliquait lundi Jocelyn Gélinas, conseiller syndical à la CSD. «Les travailleurs ont exprimé qu'ils ont des irritants. Et nous en avons fait part à l'employeur», a ajouté le conseiller syndical.
Jocelyn Gélinas affirme que ces «irritants» touchent particulièrement les questions des horaires de travail et du salaire. «On verra ce que l'employeur va penser et s'il est prêt à nous en donner encore un peu.»
Si les «irritants» ne sont pas résolus lors d'une éventuelle rencontre entre la direction de Kruger et les représentants des travailleurs, le syndicat pourrait déclencher la grève dès cette semaine. Une rencontre du comité de mobilisation du syndicat est d'ailleurs prévue au cours des prochain jours. «Nous avons un mandat de grève de 100 %. Nous n'attendrons pas à l'hiver prochain. Ça va se faire cette semaine c'est sûr», précisait Jocelyn Gélinas en parlant de la possible grève.
Déjà, le syndicat prépare la roulotte et le terrain en prévision d'un conflit de travail.