Dans l’ordre habituel: Pierre Germain, directeur général intérimaire du CLD Mékinac, Lucie Mainguy, présidente et cofondatrice d’Aliksir, Rachèle Mainguy, adjointe chez Aliksir et André Léveillé, président du CLD Mékinac.

Investissement de 1,5 million $ à Saint-Tite

Saint-Tite — La compagnie Aliksir, qui se spécialise dans la production d’huiles essentielles certifiées biologiques, implantera une toute nouvelle usine de transformation dans le Parc industriel régional de la MRC de Mékinac à Saint-Tite.

L’annonce effectuée, mercredi, par le président du CLD Mékinac, André Léveillé, représente un investissement de 1,5 million de dollars et permettra la création de sept nouveaux emplois. La mise en chantier se fera le printemps prochain.

Aliksir est la première entreprise québécoise à avoir proposé la vaste gamme d’huiles essentielles québécoises, du créneau de l’aromathérapie, au marché international. Elle distribue entre autres ses produits en Europe, aux États-Unis, en Chine et ailleurs au Canada.

Fondée en 1988, l’entreprise familiale exporte 55 % de sa production à l’extérieur du pays. Ainsi, la nouvelle distillerie servira principalement à transformer les produits en vrac qui seront destinés à l’exportation.

«Il y a de l’intérêt, il y a de la demande, maintenant c’est à nous de livrer la marchandise. La nouvelle usine et le fait d’être dans la région source favorisent notre posture au niveau du développement international», indique Lucie Mainguy, présidente et cofondatrice d’Aliksir. 

D’abord axée sur les conifères, la production de l’entreprise originaire de Grondines s’est diversifiée au fil des années. Elle produit maintenant toute une gamme d’arbustes, de plantes sauvages et de plantes cultivées issues de l’agriculture biologique.

«Nous sommes confiants que la Mauricie saura répondre aux besoins de notre entreprise et permettra de maintenir et augmenter les retombées de nos produits. Une grande partie des matières premières que nous utiliserons provient de la Mauricie et nous comptons sur une bonne synergie avec d’autres entreprises installées tout près», ajoute-t-elle.

Elle affirme également avoir préféré Saint-Tite à trois autres sites ailleurs au Québec.

«Nous avons étudié quatre possibilités, mais ici nous avons vraiment aimé l’accueil, le dynamisme, la fluidité et l’ouverture du CLD Mékinac.» 

La MRC de Mékinac, qui assure la gestion du Parc industriel régional, permet la construction du bâtiment sur un de ses terrains en offrant celui-ci ainsi que les services, et ce, au bénéfice du développement économique de la région.

«Ce type de partenariat s’avère des plus importants pour la vitalité du milieu et la création d’emplois. La MRC de Mékinac se doit d’être ouverte et de travailler en collaboration avec ses partenaires et entrepreneurs afin de favoriser l’établissement d’entreprises sur son territoire», affirme le préfet Bernard Thompson.

«Des chiffres révélateurs»

André Léveillé a également profité de l’annonce de la nouvelle usine à Saint-Tite pour transmettre les résultats du CLD Mékinac pour lequel il agit à titre de président. Malgré la fermeture de l’organisme deux mois avant la fin de son année financière, celui-ci a connu une excellente performance pendant les dix premiers mois de son exercice financier. 

Pierre Germain, directeur général par intérim, mentionne que, malgré le départ progressif de la majorité du personnel du CLD Mékinac depuis le mois de mai et l’impossibilité de les remplacer, c’est tout de même 1 041 660 $ qui ont été autorisés et déboursés dans 17 entreprises et projets de la MRC de Mékinac, dont 49 138 $ en subventions et 992 522 $ sous forme de prêts. 

Les coûts de projet reliés à ces montants autorisés s’élèvent à 18 198 658 $ avec la création de 84 nouveaux emplois et le maintien de 402 emplois dans Mékinac.

«Ce sont des chiffres qui sont révélateurs. Il s’agit presque d’une année record pour le CLD Mékinac», indique M. Léveillé, qui a été défait à la mairie de Saint-Tite le 5 novembre par la nouvelle mairesse Annie Pronovost.

Toujours selon M. Germain, le CLD Mékinac a affiché d’excellents résultats dès le début de l’année sous la gouverne de l’ancien directeur général, Patrick Baril. 

«Je compare l’année que nous avons vécue à une course à relais, Patrick a fait les cinq premiers mois, et moi, les cinq derniers. Il faut dire que lorsqu’il m’a transmis la direction, les résultats étaient déjà très bons. J’ai seulement dû conserver l’impulsion que Patrick avait donnée en début d’année.»

La MRC de Mékinac avait décidé, en juin dernier, de ne pas renouveler l’entente de développement local et de soutien à l’entrepreneuriat du CLD Mékinac qui se terminait le 31 décembre 2017 et que faute de personnel suffisant, le CLD Mékinac a fermé le 27 octobre.

Les industries Encore 3

Par ailleurs, le dépôt des soumissions pour les potentiels acheteurs des équipements des Industries Encore 3 avait lieu, mercredi soir, à Montréal.

«Des gens intéressés sont venus visiter les installations la semaine dernière. Notre vœu, c’est qu’il y ait des acheteurs qui déboursent pour les usines de Saint-Tite et Granby et qu’ils viennent installer la transformation qui se faisait là-bas dans la bâtisse, ici, juste à côté. Ça permettrait de sauver du temps. C’est là où nous en sommes présentement», précise Pierre Germain.

Rappelons que le principal client des producteurs d’asclépiades, les Industries Encore 3, avait fermé ses portes en octobre dernier devant l’échec d’une récolte de qualité.