Actualités

Place au 8e Relais pour la vie hivernal à Hérouxville

HÉROUXVILLE — Combattre la fraîcheur de l’hiver le temps d’une journée afin de lutter contre le cancer et rendre hommage aux personnes touchées par la maladie, c’est ce que propose la Société canadienne du cancer (SCC), le 3 mars prochain, dans le cadre du seul Relais hivernal au pays, soit la 8e édition du Relais pour la vie de Hérouxville.

Le président d’honneur Martin Brière et la combattante d’honneur Rachel Paul-Hus espèrent dans le cadre de cette 8e édition vendre plus de 1000 luminaires.

«Le Relais pour la vie hivernal se distingue par son caractère unique, puisqu’il est présenté en hiver et nous permet de faire un parallèle avec la force de caractère des gens de notre territoire qui savent faire face aux vents quand des difficultés se présentent à eux (...)»,précise le président d’honneur, Martin Brière.

Encore une fois cette année, l’équipe de la SCC souhaite attirer un maximum d’équipe pour sa huitième édition. Ceux et celle qui désirent prendre part à ce Relais pour la vie hivernal pourront s’inscrire dès le 1er décembre au relaispourlavie.ca. Les participants s’engagent notamment en s’inscrivant, à amasser un minimum de 150 $ pour la Société canadienne du cancer.

La SCC lance d’ailleurs aux entreprises le défi de former une équipe pour la cause.

Avec son titre de combattante d’honneur, Rachel Paul-Hus, qui a reçu un diagnostic de cancer du sein en 2017 se donne comme mission de sauver encore plus de vies dans le cadre de ses fonctions au Relais pour la vie hivernal.

Le Relais pour la vie qui se tiendra cette année au Camp Val Notre-Dame à Hérouxville est une marche d’une durée de 12 heures, qui se déroule le 3 mars, de midi à minuit et qui vise à amasser des fonds afin de prévenir les cancers et financer davantage les projets de recherche dans le domaine.

En 2017, le Relais de Hérouxville avait récolté plus de 70 000 $. Rappelons qu’en 2016, ce sont plus de 52 000 Québécois qui ont appris qu’ils étaient atteints d’un cancer. 

Affaires

Investissement de 1,5 million $ à Saint-Tite

Saint-Tite — La compagnie Aliksir, qui se spécialise dans la production d’huiles essentielles certifiées biologiques, implantera une toute nouvelle usine de transformation dans le Parc industriel régional de la MRC de Mékinac à Saint-Tite.

L’annonce effectuée, mercredi, par le président du CLD Mékinac, André Léveillé, représente un investissement de 1,5 million de dollars et permettra la création de sept nouveaux emplois. La mise en chantier se fera le printemps prochain.

Aliksir est la première entreprise québécoise à avoir proposé la vaste gamme d’huiles essentielles québécoises, du créneau de l’aromathérapie, au marché international. Elle distribue entre autres ses produits en Europe, aux États-Unis, en Chine et ailleurs au Canada.

Fondée en 1988, l’entreprise familiale exporte 55 % de sa production à l’extérieur du pays. Ainsi, la nouvelle distillerie servira principalement à transformer les produits en vrac qui seront destinés à l’exportation.

«Il y a de l’intérêt, il y a de la demande, maintenant c’est à nous de livrer la marchandise. La nouvelle usine et le fait d’être dans la région source favorisent notre posture au niveau du développement international», indique Lucie Mainguy, présidente et cofondatrice d’Aliksir. 

D’abord axée sur les conifères, la production de l’entreprise originaire de Grondines s’est diversifiée au fil des années. Elle produit maintenant toute une gamme d’arbustes, de plantes sauvages et de plantes cultivées issues de l’agriculture biologique.

«Nous sommes confiants que la Mauricie saura répondre aux besoins de notre entreprise et permettra de maintenir et augmenter les retombées de nos produits. Une grande partie des matières premières que nous utiliserons provient de la Mauricie et nous comptons sur une bonne synergie avec d’autres entreprises installées tout près», ajoute-t-elle.

Elle affirme également avoir préféré Saint-Tite à trois autres sites ailleurs au Québec.

«Nous avons étudié quatre possibilités, mais ici nous avons vraiment aimé l’accueil, le dynamisme, la fluidité et l’ouverture du CLD Mékinac.» 

La MRC de Mékinac, qui assure la gestion du Parc industriel régional, permet la construction du bâtiment sur un de ses terrains en offrant celui-ci ainsi que les services, et ce, au bénéfice du développement économique de la région.

«Ce type de partenariat s’avère des plus importants pour la vitalité du milieu et la création d’emplois. La MRC de Mékinac se doit d’être ouverte et de travailler en collaboration avec ses partenaires et entrepreneurs afin de favoriser l’établissement d’entreprises sur son territoire», affirme le préfet Bernard Thompson.

Actualités

Un nouveau président au Festival western

Saint-Tite — L’organisation du Festival western de Saint-Tite a récemment procédé à la nomination de son nouveau président, qui veillera à la bonne organisation de la 51e édition, prévue du 7 au 16 septembre 2018.

Benoît Montreuil, membre du comité organisateur depuis 2013, accède à la présidence et succède ainsi à Isabelle Tessier, qui occupait la présidence de l’organisation depuis les deux dernières éditions.

Natif de Saint-Georges-de-Champlain, Benoît Montreuil habite Saint-Tite depuis dix ans et est présentement enseignant à la formation professionnelle de l’École forestière de La Tuque. 

Il gravite comme bénévole dans l’organisation du Festival western depuis la 44e édition, notamment dans les différents comités tels que le défilé, le concours de décorations, le bingo, les placiers-placières, ainsi que les journées des aînés et des campeurs. Il a également été coordonnateur du salon des Présidents, espace VIP et loges. Il est membre du conseil d’administration depuis l’an dernier.

«C’est un honneur de représenter le Festival western de Saint-Tite, je contribue avec fierté à poursuivre l’histoire de ce grand événement du Québec», indique le papa de deux jeunes garçons, qui souhaite miser sur le travail d’équipe et sur l’innovation.

Le président s’entoure des membres du comité organisateur qui sont Chantal Charette, Annick Guillemette, Manuella Perron, David Moreau, Hugues Carpentier, Nadia Moreau, Fanny Salois et Steve Lachance.

Affaires

Place au mois de l’entrepreneuriat de Mékinac

Saint-Tite — Les Mékinacois et Mékinacoises auront droit encore une fois cette année à une programmation diversifiée, dans le cadre du Mois de l’entrepreneuriat qui se tient tout le mois de novembre.

De nombreuses activités seront ainsi organisées durant toute la durée du mois de novembre sous le thème «Mékinac: une communauté de bâtisseurs».

Parmi celles-ci, on retrouve notamment le défi 8 heures de couture à la Maison des Familles de Mékinac, un séjour exploratoire entrepreneurial, les rendez-vous Bouge ton matin Go Sport à l’école secondaire Paul-le Jeune, la foire Mékinoise, le Gala reconnaissance Desjardins, un atelier-conférence ainsi qu’une conférence de l’économiste, chroniqueur et animateur, Mario Dumont.

«C’était important pour nous de démontrer que Mékinac se bâtit par ses entreprises, mais aussi par l’implication des gens, par la prise en charge personnelle et aussi par la relève qui sera les bâtisseurs de demain», souligne la coordonnatrice à la Communauté entrepreneuriale de Mékinac, Nadia Moreau.

Organisé conjointement entre le Carrefour emploi Mékinac et la Communauté entrepreneuriale de Mékinac, ce mois entrepreneurial se veut une occasion de valoriser l’importance de l’entrepreneuriat de la région.

La programmation complète du Mois de l’entrepreneuriat est d’ailleurs disponible auprès de la Communauté entrepreneuriale de Mékinac et du Carrefour emploi Mékinac.

Affaires

Gala reconnaissance: dévoilement des finalistes

Grandes-Piles — C’est sous le thème Continuité et innovation que la Chambre de commerce de Mékinac a fait connaître les finalistes du 12e Gala reconnaissance Desjardins qui se tiendra le 17 novembre à l’école secondaire Paul-Le Jeune, à Saint-Tite.

Pour cette édition, la Chambre souhaitait démontrer l’importance d’innover en affaires, mais également de continuer de prospérer avec les recettes gagnantes. Elle profitera de l’occasion pour remettre quatorze prix, et ce, dans autant de catégories. La présidence d’honneur a été confiée à Éric Moreau, propriétaire du Marché Tradition de Sainte-Thècle et récipiendaire du prix Personnalité d’affaires Guy Damphousse lors du Gala de l’année dernière.

«En 2017, force est de constater qu’au fil des réalités et des défis de nos entreprises, l’innovation demeure primordiale afin d’assurer la continuité du développement socioéconomique de notre région. Ayant un souci particulier pour l’essor commercial et entrepreneurial, c’est avec fierté que j’ai accepté la présidence d’honneur de la 12e édition du Gala reconnaissance Desjardins», souligne Éric Moreau.

En plus de la visibilité apportée par les partenaires médiatiques, la Chambre de commerce de Mékinac pourra une fois de plus compter sur Desjardins, qui est présente depuis le tout début, parmi ses partenaires principaux.

«Il n’y a pas de plus grande fierté pour une institution financière coopérative que de voir les entrepreneurs et les entreprises d’ici être récompensés pour leurs efforts, leurs compétences et leurs qualités professionnels dans le cadre d’une soirée d’envergure comme celle que propose, depuis maintenant 12 ans, la Chambre de commerce de Mékinac», affirme Jean-François Beaudoin, directeur général de Desjardins Entreprises Mauricie.

C’est donc en compagnie de ses partenaires que la Chambre de commerce de Mékinac a procédé au dévoilement, mardi, des finalistes dans neuf des quatorze catégories officielles du Gala reconnaissance Desjardins. Ces nominations proviennent d’une consultation auprès du milieu des affaires de la région. De plus, les entreprises étaient invitées à déposer une candidature dans la catégorie qui leur convenait.

Ensuite, un jury composé de Ginette Matton, consultante, de Gabriel Bordeleau, de Lambert et Therrien Avocats, de Édouard McKenzie, du Collège Shawinigan et de Sandra Dessureault, du Carrefour formation Mauricie, a évalué chaque candidature à l’aide du dossier de mise en candidature rempli par les entreprises.

Cinq lauréats seront également dévoilés lors de la soirée du 17 novembre. Les catégories présentées sont Développment durable/SADC Vallée de la Batiscan, Relève et transfert/Chambre de commerce de Mékinac, Entreprise du terroir/Le Bulletin Mékinac et Mention spéciale du jury/Chambre de commerce de Mékinac.

Cette soirée reconnaissance est ouverte à tous. À la suite de la présentation des prix, un banquet festif avec animation musicale aura lieu. Pour toutes informations supplémentaires ou pour une réservation, les gens sont invités à communiquer avec Geneviève Racine, directrice de la Chambre de commerce de Mékinac, au 418-365-3983.

Affaires

Le CLD de Mékinac ferme vendredi

Saint-Tite — Faute de personnel suffisant, le CLD de Mékinac fermera définitivement vendredi, soit deux mois plus tôt que prévu.

En juin, le conseil des maires de la MRC de Mékinac a voté à la majorité la fermeture du CLD et l’ouverture d’un service de développement économique à même la MRC. Le CLD a toutefois perdu trois de ses six ressources au cours des dernières semaines, ce qui force sa fermeture prématurée.

«On a informé la MRC, confirme André Léveillé, maire de Saint-Tite et président du CLD de Mékinac. La direction du nouveau service de développement économique entre en poste le 11 décembre.»

Pierre Germain, directeur général par intérim de l’organisme, assure que les dossiers déjà ouverts seront finalisés.

«On ferme le 27 octobre, mais la dissolution arrive le 30 novembre.»

Des trois employés du CLD, Josée Beaudoin arrivera la semaine prochaine au sein de la nouvelle structure de développement économique. Elle aura la responsabilité de recevoir les nouveaux dossiers. Un consultant sera embauché à court terme. Au moins trois personnes vont former la prochaine équipe de développement économique.

Cette décision de fermer le CLD n’est pas l’idée d’André Léveillé. Le maire de Saint-Tite fait partie des trois élus ayant voté contre l’abolition du CLD en juin.

«La fermeture me fait énormément de peine. On va finir l’année avec presque un record de financement. On n’est pas loin du million de dollars. J’y croyais. Mais la majorité des maires décident que le développement économique s’en va à la MRC.»

Pierre Germain est un consultant habitué de prendre des mandats intérimaires comme directeur général d’organismes. Il ne comprend pas la fermeture d’un organisme performant.

«Normalement, tu fermes des organismes qui ne vont pas bien! Il y aura un redémarrage d’organisme avec du nouveau monde, le temps que ça reparte, il y aura un passage à vide. Je suis un peu pessimiste pour les six prochains mois. Je ne fais pas de politique, moi. Je suis terre à terre. Ça va prendre six mois à un an à la nouvelle équipe pour apprendre et connaître le territoire. J’espère de tout cœur me tromper!»

André Léveillé préfère donner une chance au coureur.

«On connaît un renouveau économique dans Mékinac. Je veux que l’élan continue. La décision est politique, mais c’est aussi une question de budget. On passe à une autre étape. Il faut faire confiance à ceux qui reprennent le flambeau.»

Le CLD de Mékinac est le dernier à cesser ses activités en Mauricie.

Actualités

Mérule pleureuse: mouvement de générosité pour une famille

Saint-ADelphe — «Il me sauve la vie. On appelle ça un bon chum.»

Marc-André Denis n’avait sûrement pas besoin d’une preuve tangible de l’amitié qui l’unit depuis plus de 20 ans à Jonathan St-Arnaud. Mais la volonté de ce dernier d’aider son vieux copain en lançant une campagne de sociofinancement est en train de lui enlever une grosse épine du pied, lui dont la maison ancestrale est atteinte de la mérule pleureuse.

«La campagne est rendue à près de 25 000 $. Je suis surpris de l’engouement que la campagne suscite, car on se voyait payer ça très longtemps», déclare M. Denis, reconnaissant.

«Ça», ce sont les quelque 70 000 $ requis pour démolir et reconstruire une partie de la maison de M. Denis et de sa conjointe Marie-Josée Campeau. Il y a environ un mois, la découverte d’une masse blanchâtre sous une plinthe électrique de la cuisine a frappé de plein fouet ces parents de quatre enfants: leur résidence était touchée par ce champignon qui se développe sournoisement dans ce type de maison.

«Ce n’est pas une bonne nouvelle. On est allé sur Internet et on a été démoli par ce qu’on a appris», raconte M. Denis, éprouvé il y a deux ans par un diagnostic de leucémie. Il affirme être hors de danger aujourd’hui, mais toujours sous suivi médical.

Le couple a acheté en 2002 la maison située dans le village natal de M. Denis. Beaucoup d’argent et de jus de bras ont été nécessaires pour retaper et agrandir la maison. M. Denis croit d’ailleurs que l’isolation par l’intérieur des fondations en pierre est la cause du problème.

La «bonne» nouvelle dans le cas de la famille Campeau-Denis est que la mérule est localisée dans une section de la maison.

«C’est la partie ancestrale qui doit être corrigée. Il faut arracher tout ce qui est pourri, partout où est le champignon. On arrache le bois, on remplace le solage sur 50 pieds linéaires, la zone de travail sera dépressurisée pour ne pas propager les spores. Les travaux ont commencé la semaine dernière et vont bien.»

Jonathan St-Arnaud ne pouvait rester à rien faire devant l’épreuve qui frappe son ami. Il a lancé le 18 octobre une campagne de sociofinancement sur le site gofundme.com dans l’espoir de récolter 70 000 $.

«C’est un très bon ami, Marc-André. Il est le cousin de ma conjointe, on est très près d’eux. Au fil des années, ils ont travaillé énormément sur la maison. Il y a deux ans, Marc-André a eu la leucémie. Il est à la veille d’être remis et arrive cette malchance incroyable. Nous aussi, on a une famille, une hypothèque à payer. C’est venu me chercher. Personne n’est à l’abri d’une malchance. Et Marc-André s’est toujours impliqué dans la communauté. Je savais qu’il aurait du soutien. Mais je ne pensais jamais avoir près de 25 000 $ en quatre jours!»

Marc-André Denis avoue volontiers ne pas être très «techno». Quand Jonathan St-Arnaud lui a proposé de lancer une telle campagne, lui aussi ne s’attendait pas à une réponse de cette ampleur.

«Je suis surpris de la générosité des personnes, admet M. Denis, visiblement mal à l’aise de toute l’attention portée vers lui. J’ai un noyau d’amis tissé serré, on est des inséparables. Mais la générosité vient aussi de gens que je ne connais pas, de gens qui n’ont pas beaucoup de sous et qui ont contribué. On a des encouragements... La solidarité de notre milieu est immense. C’est réconfortant. C’est une vague d’amour qui nous rentre dedans.»

M. Denis se dit choyé de toute l’aide reçue, mais il souhaite que les autres personnes aux prises avec la mérule ne soient pas oubliées.

«On peut aider la cause de tout le monde qui est pris avec ça. Je ne veux pas que notre campagne de financement nuise à la campagne d’autres personnes. C’est une préoccupation pour moi», précise M. Denis, qui se demande comment il pourra faire un jour pour retourner l’ascenseur.

La campagne de sociofinancement avait permis d’amasser plus de 27 000 $ en fin de journée, lundi.

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Mérule pleureuse: «Je suis prisonnière de ma maison»

Saint-Tite — «Je suis prisonnière de ma maison. C’est épouvantable.»

Après avoir perdu sa bataille en justice dans le but d’être dédommagée pour tous les problèmes causés à sa maison par la mérule pleureuse, Marie-Andrée Trudel continue de faire pression auprès du gouvernement du Québec pour que ce dernier crée un fonds d’aide aux victimes du «cancer du bâtiment».

Cette citoyenne de Saint-Tite était sortie sur la place publique en 2015. Elle affirmait que le remplacement d’une terrasse extérieure en 2006 était à l’origine du problème. De l’eau s’est infiltrée dans le mur arrière de sa maison, «réveillant» le champignon. Après quelques mesures d’intervention pour tenter d’enrayer les problèmes d’infiltration d’eau et d’humidité, la présence de la mérule pleureuse a été confirmée en 2014.

Mme Trudel a intenté une poursuite de plus de 400 000 $ contre l’entrepreneur. Dans une décision rendue le 31 mai dernier, le juge Benoit Moulin a rejeté la requête. 

Selon le juge, l’entreprise «est en partie responsable de malfaçons dans les travaux qu’elle a réalisés en 2006». Le document précise que «sa responsabilité, si elle était engagée, se limiterait toutefois au coût relié à la correction de ces malfaçons». Mais étant donné que Mme Trudel a amorcé ses démarches de réclamations plus de trois ans après les événements, soit le délai prescrit par la loi en matière civile, il doit rejeter la demande.

Cette décision du tribunal est une pilule difficile à avaler, convient Mme Trudel.

«C’est une grosse perte. Je dois digérer tout ça. Je garde la maison, j’enlève les champignons et je vis dedans jusqu’à temps de procéder à la démolition et à la reconstruction», raconte Mme Trudel, qui a échoué dans sa tentative de porter sa cause en appel.

Le cas de Mme Trudel est le même auquel sont confrontées les victimes de la mérule. Ce genre de problème n’est pas couvert par les compagnies offrant de l’assurance habitation. Les gens se retrouvent confrontés à des impératifs financiers.

«Je ne peux pas payer 90 000 $ pour la démolition. Pour décontaminer la maison, démolir le mur arrière et reconstruire, c’est 152 000 $. Je continue à faire des démarches auprès du gouvernement. Je ne suis pas seule dans cette situation, j’ai des appels de gens de la Mauricie pris avec la mérule. C’est en train de devenir un gros problème. Le gouvernement devrait investir dans un fonds d’urgence au même titre que les sinistrés des inondations. Il doit intervenir pour aider les citoyens et encadrer les méthodes de démolition et de décontamination. On paie des taxes et des impôts comme les gens qui ont été inondés. C’est la faute de la nature, ce qui arrive, et pas de la nôtre.»

À ce propos, le député de Rimouski a relancé le dossier la semaine dernière. Le péquiste Harold LeBel demande au gouvernement de rendre public un rapport du comité interministériel mis sur pied en 2016 avec la mission de documenter le problème de la mérule pleureuse. Le Parti québécois réclame la création d’un plan de lutte contre la mérule et un fonds d’aide pour les victimes.

La ministre responsable de l’Habitation, Lise Thériault, considère ce dossier comme étant important et sait que le problème est vécu dans plusieurs régions du Québec.

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Des vêtements chauds pour des enfants défavorisés

Sainte-Thècle — Les Chevaliers de Colomb de Saint-Tite et de Sainte-Thècle ont à cœur le bien-être des enfants de leurs collectivités. Les deux conseils se sont associés avec la Maison des familles de Mékinac pour mettre en place le projet Partage 2017 qui consiste à apporter de l’aide aux enfants défavorisés de la MRC de Mékinac en offrant des vêtements chauds pour l’hiver.

«Ce projet a débuté en juin dernier. L’objectif est d’apporter une aide concrète aux enfants défavorisés du territoire de Mékinac en offrant à chacun de ces enfants des vêtements d’hiver neufs pour les garder bien au chaud», explique la Maison des familles dans un communiqué. 

«Ce projet s’inscrit dans une continuité d’action déjà en place dans la région. En effet, depuis 18 ans, les familles peuvent compter sur le projet la boîte à cadeaux de la Maison des familles de Mékinac pour la période de Noël. [...] C’est dans cette optique que les Chevaliers de Colomb ont fait appel à la Maison des familles de Mékinac afin d’assurer une saine gestion du projet et un déploiement équitable des biens amassés. Il n’en fallait pas plus pour mettre en branle cet incroyable projet.»

Afin de mener à bien le projet Partage 2017, les Chevaliers de Colomb ont sollicité les municipalités et les entreprises de la MRC Mékinac. Alors que l’objectif de départ était d’amasser 10 000 $, les efforts conjoints de tout un milieu ont permis de récolter jusqu’à présent 14 300 $. Et la collecte de fonds se poursuit jusqu’au 9 novembre prochain. 

«Par ce projet, nous désirons rejoindre plus de 100 enfants défavorisés du territoire de Mékinac. Les familles désireuses de recevoir cette aide doivent communiquer avec la Maison des familles de Mékinac au 418 365-4405 avant le 9 novembre prochain. La distribution des articles aux familles se fera au début du mois de décembre», ajoute la Maison des familles. 

Les enfants participants à ce projet recevront des habits d’hiver, des tuques et des bottes d’hiver. Et tous ces articles seront neufs. Des entreprises de Saint-Tite et de Shawinigan offrent des rabais, car ils ont à cœur le projet.

«Cette aide ponctuelle initiée par les Chevaliers de Colomb en partenariat avec la Maison des familles de Mékinac permettra sans aucun doute d’alléger le fardeau financier des familles. Au-delà de tout cela, elle permettra à toute une communauté de s’unir afin de soutenir nos familles d’ici et ainsi diminuer les écarts sociaux de notre territoire», conclut la Maison des familles de Mékinac. 

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Octobre, mois de nouveautés à Saint-Adelphe

Le mois d’octobre en aura été un de nouveautés pour Saint-Adelphe, alors que la municipalité a inauguré les nouveaux locaux de sa bibliothèque, de la Caisse Desjardins de Mékinac-Des-Chenaux, ainsi que de son nouveau centre multifonctionnel ouvert à l’année.

En effet, la bibliothèque Roger-Fontaine de Saint-Adelphe et la Caisse Desjardins de Mékinac-Des-Chenaux partagent désormais un nouvel espace, sur la rue Principale.

Ainsi, pour faire cohabiter de façon optimale les deux entités sous un même toit, des travaux de réaménagement des lieux ont dû être effectués durant la période estivale. 

Les utilisateurs de la bibliothèque pourront dorénavant utiliser la même porte que les utilisateurs du guichet automatique, soit celle située à l’avant de l’édifice.

Rappelons qu’il y a quelques mois, la municipalité avait fait l’acquisition de l’immeuble de la Caisse dans le but d’y relocaliser sa bibliothèque municipale dans un espace accueillant et adapté a ses multiples activités. 

De son côté, la Caisse souhaitait demeurer locataire d’une partie des locaux pour continuer d’offrir des services caissiers et un guichet automatique à ses membres.

Par ailleurs, toujours en octobre, le maire de Saint-Adelphe, Paul Labranche a procédé à l’inauguration de son nouveau centre multifonctionnel ouvert à l’année pour la tenue d’expositions, d’activités sportives, sociales, culturelles, communautaires ou lors de présentations de spectacle.

Au total, 600 000 $ ont été nécessaires afin de mettre sur pied cette infrastructure, dont un montant de 300 000 $ par le gouvernement du Canada, 150 000 $ de la municipalité de Saint-Adelphe, 50 000 $ de la MRC de Mékinac, ainsi que 40 000 $ octroyé respectivement par le Ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire et de la caisse Mékinac-des-Chenaux.

«Compte tenu des coûts de construction, il aura fallu attendre huit longues années avant que les astres s’alignent pour en arriver à sa réalisation. Comme vous êtes à même de le constater, lorsque les Adelphiennes et les Adelpiens croient en un projet, rien ne peut les arrêter, car ils sont tenaces et déterminés», souligne M. Labranche.

La municipalité de Saint-Adelphe souhaite ainsi, avec cette nouvelle infrastructure, favoriser l’établissement de nouvelles familles, développer de nouvelles opportunités, en plus d’accroître la diversité récréotouristique.