Des fumeurs se servent de leurs pots de fleurs ou de leurs plates-bandes comme lieu de disposition de leurs mégots de cigarette, pensant que la nature va s'occuper de les éteindre.

Mégots de cigarette et terre noire ne font pas bon ménage

Quarante incendies, plus de 500 000 $ de dommages en deux ans à Trois-Rivières. Voilà les conséquences d'une mauvaise habitude prise au fil du temps par certains fumeurs, soit d'éteindre leurs mégots de cigarette dans les terreaux.
Pour différentes raisons, des fumeurs se servent de leurs pots de fleurs ou de leurs plates-bandes comme lieu de disposition de leurs mégots de cigarette, pensant que la nature va s'occuper de les éteindre. Devant les dommages causés par cette mauvaise habitude, la direction de la sécurité incendie et de la sécurité civile de Trois-Rivières rappelle à ses citoyens qu'il vaut mieux éviter d'agir de cette façon.
«De la terre noire, ce n'est pas du sable. C'est du compost, de la mousse, des produits chimiques. C'est ce qui fait que ça peut prendre feu», indique Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières.
Au fil des deux dernières années, les pompiers ont dû intervenir en différents endroits où un incendie s'était déclaré dans ce genre d'environnement. Le feu peut couver durant quelques heures avant d'éclater. Des pots de fleurs ont été détruits, mais aussi des balcons et même des sections de mur.
«La majorité des cas sont des gens qui fument chez eux. De plus en plus de gens ne fument plus à l'intérieur de leur maison. Ils prennent leur mégot et le jettent dans le pot de fleurs. Il faut éteindre le mégot dans un endroit approprié», ajoute M. Toutant.
Un contenant totalement incombustible est recommandé. Un bon vieux cendrier fait encore l'affaire.
Trois-Rivières s'ajoute à quelques autres administrations municipales qui sortent sur la place publique pour demander aux citoyens de ne pas jeter leurs mégots dans des pots à fleurs. Shawinigan a fait de même en 2016, alors que Montréal y est allée d'un avis semblable il y a trois mois.
Selon le service de sécurité incendie de Montréal, cette mauvaise pratique a causé des incendies ayant entraîné des dommages de plus de 8,4 millions de dollars en 2016.