Jacques Grenier a quitté la présidence de l’exécutif de l’association du Parti conservateur dans Saint-Maurice – Champlain au profit du nouveau Parti populaire du Canada de Maxime Bernier.

Maxime Bernier trouve des appuis dans la région

TROIS-RIVIÈRES — Même s’il a quitté le Parti conservateur du Canada, Maxime Bernier peut toujours compter sur des appuis dans la région. Plusieurs membres des exécutifs des associations conservatrices de Berthier-Maskinongé, Saint-Maurice – Champlain et Trois-Rivières ont récemment abandonné leurs fonctions afin de joindre le nouveau Parti populaire du Canada, fondé par le politicien beauceron.

La présidente dans Berthier-Maskinongé et ancienne candidate dans cette même circonscription, Marie-Claude Godue, son homologue dans Saint-Maurice – Champlain et également candidats lors de deux élections, Jacques Grenier ainsi que le président dans Trois-Rivières, René Dufour, ont entre autres quitté le parti dirigé présentement par Andrew Sheer. Ils ont été imités par plusieurs autres militants qui siégeaient avec eux sur les exécutifs régionaux.

Pour Jacques Grenier, cette migration vers la nouvelle formation de droite est attribuable aux positions du Parti conservateur sur différents dossiers et à la popularité dont jouit Maxime Bernier au sein des forces conservatrices québécoises. Personnellement, M. Grenier soutient qu’il ne se reconnaît plus dans le Parti conservateur. «Honnêtement, j’ai de la misère à faire la différence entre ça [le Parti conservateur] et les libéraux. C’était la perception que j’avais depuis l’année passée», lance M. Grenier avant de préciser que l’inaction des conservateurs relativement aux politiques en matière d’immigration du gouvernement de Justin Trudeau constitue une des raisons de son départ.

Tout comme Mme Godue, le policier à la retraite et ancien conseiller municipal shawiniganais appuyait Maxime Bernier lors de la dernière course à la chefferie. Il a d’ailleurs travaillé afin de promouvoir sa candidature un peu partout au Québec.

«Maxime, c’est un gars qui est aimé. Il est droit, franc et affirme ses positions. Il a à peu près le même profil de caractère que moi! Moi, ce n’est pas gris. C’est noir ou blanc. Vous aurez toujours l’heure juste avec moi», poursuit-il.

La droite divisée?

Alors que certains considèrent que la récente initiative de M. Bernier va diviser la droite et va considérablement amoindrir ses chances de renverser les libéraux lors de la prochaine élection fédérale, M. Grenier croit plutôt que la diminution des appuis aux autres partis permettra au Parti populaire du Canada de tirer son épingle du jeu, notamment au Québec.

«À toutes fins pratiques, le Bloc [québécois] est mort. Le NPD aussi est sur une pente descendante. Et si on regarde ce qui s’est passé avec la CAQ, ça n’a pas été méchant pour un troisième parti. Les gens sont tannés des vieux partis à un moment donné. [...] Un nouveau parti comme celui de Maxime, c’est très bon», mentionne-t-il.