Nicolas Vallée et Valérie Saint-Cyr, de Sainte-Anne-de-la-Pérade, accompagnés du petit Mathéo, le premier bébé de l’année 2020 en Mauricie.
Nicolas Vallée et Valérie Saint-Cyr, de Sainte-Anne-de-la-Pérade, accompagnés du petit Mathéo, le premier bébé de l’année 2020 en Mauricie.

Mathéo, le premier bébé de 2020 en Mauricie

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le son des coupes de champagne qui s’entrechoquent résonnait encore dans plusieurs maisons de la région lorsque Valérie Saint-Cyr a donné naissance au petit Mathéo Vallée. Né à peine 45 secondes après minuit, le fils de Nicolas Vallée et de sa conjointe est le premier bébé de la nouvelle année.

Bien qu’il «remporte» le titre de premier bébé de l’année, rien n’indiquait que Mathéo allait naître le 1er janvier. Né prématurément à 35 semaines et un jour, à 4 livres et 14 onces, Mathéo se porte malgré tout très bien et respire par lui-même. Il doit toutefois passer quelque temps dans un incubateur à l’unité néonatale du Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières.

Lors de la courte visite du Nouvelliste, sa maman Valérie Saint-Cyr confiait se sentir bien. Elle reprenait des forces après avoir donné naissance par césarienne non planifiée, mais nécessaire après 14 heures de travail. «Ce n’était pas prévu d’avoir une césarienne. À 23 h 30, on est parti en salle d’opération et c’est pour ça que ç’a déboulé aussi vite», souligne Valérie Saint-Cyr. 

«Il ne voulait vraiment pas sortir», ajoute Nicolas Vallée, soulagé que son fils et sa conjointe se portent bien. 

La jeune maman comprend très bien les soins qui sont prodigués à son tout-petit, étant elle-même infirmière auxiliaire au centre hospitalier. «Il va super bien. Il a été un battant tout le long. Ça ne l’a pas dérangé tout ce qui s’est passé. Il est top shape», ajoute-t-elle. 

Malgré les inconvénients inhérents à un accouchement par césarienne, Valérie Saint-Cyr récupère à un bon rythme. Elle mentionne en riant que devoir bouger pour se rendre régulièrement à l’unité néonatal l’aide à reprendre des forces. 

Mathéo a un grand frère de deux ans et demi qui l’attend à la maison. Pour les prochains jours, il sera surtout avec son père à la résidence de Sainte-Anne-de-la-Pérade en attendant l’arrivée à la maison du reste de la famille. 

La gynécologue obstétricienne qui a effectué la césarienne est Dre Amélie Gervais. Jeune médecin, il semblerait qu’elle parlait occasionnellement ces derniers temps de la possibilité qu’elle soit là pour la naissance du premier bébé de l’année 2020. Les collègues de Dre Gervais trouvaient ce hasard particulièrement drôle et étaient ravis pour son premier bébé de l’année en carrière. 

Du côté de Shawinigan, une naissance a eu lieu le 1er janvier à l’Hôpital du Centre-de-la-Mauricie. La famille préférait toutefois demeurer discrète. 

Treize secondes plus tôt

Le premier bébé de 2020 au Québec est né à Laval à peine 32 secondes après le coup de minuit, soit 13 secondes avant Mathéo. Il a été prénommé Henri.

Selon le registre officiel du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval, un enfant est né à minuit à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé. Le bébé serait en fait né à minuit et 32 secondes selon un médecin qui a «vu sa montre», a raconté un porte-parole du centre de santé à La Presse canadienne.

La famille anticipait la possibilité que l’enfant soit le premier de 2020 depuis que l’équipe médicale leur a annoncé qu’une césarienne serait pratiquée aux alentours de 23 h 30, a confié le père, Marc-André Baillargeon, en entrevue téléphonique depuis l’hôpital, visiblement épuisé après une très courte nuit.

«Je regardais beaucoup les horloges dans l’hôpital», a-t-il admis. Les équipes du bloc opératoire étaient aussi «très au courant» et «en parlaient beaucoup durant la procédure».

Le petit Henri pèse 4,37 kilos et il est en parfaite santé, selon M. Baillargeon. Il était censé voir le jour le 20 décembre, mais la grossesse de sa conjointe, Amélie Bouchard, s’est «éternisée» durant douze jours supplémentaires. C’est le premier enfant du couple qui réside à Blainville.

L’enfant a été coiffé d’un bonnet portant l’inscription «2020». Selon le père, le vêtement a été confectionné par des bénévoles de l’hôpital à l’intention du premier bébé de l’année.

Avec La Presse Canadienne