Il y aura des ajouts dans les trois commissions scolaires de la région.

Maternelles 4 ans dans la région: certaines inquiétudes persistent

TROIS-RIVIÈRES — Les trois Commissions scolaires de la région ont encore certains points d’interrogation, voire des inquiétudes, face au déploiement des nouvelles maternelles 4 ans pour la prochaine année scolaire.

Ces inquiétudes vont de la question des ressources humaines disponibles à l’intérêt dont feront preuve ou non les parents dans leur choix entre ce service et les centres de la petite enfance.

MATERNELLES 4 ANS DANS LA RÉGION

Nombre actuel de maternelles 4 ans

Commission scolaire Chemin-du-Roy: 8

Commission scolaire de l’Énergie: 5

Commission scolaire de la Riveraine: 4

Ajouts pour l’an prochain

Commission scolaire Chemin-du-Roy: 18

Commission scolaire de l’Énergie: 11

Commission scolaire de la Riveraine: 1

Nombre total l’an prochain

Commission scolaire Chemin-du-Roy: 26

Commission scolaire de l’Énergie: 16

Commission scolaire de la Riveraine: 5

Rappelons que le 17 février, le ministre Jean-François Roberge annonçait que 250 nouvelles classes de maternelle 4 ans seront créées dès l’an prochain au Québec. La Commission scolaire du Chemin-du-Roy aura 18 nouvelles maternelles 4 ans. Elle en compte 8 présentement. La Commission scolaire de l’Énergie en compte 5, présentement et en obtiendra 11 de plus. Finalement, la Commission scolaire de la Riveraine, qui en compte 4, en obtiendra une de plus.

La nouvelle représente un certain défi. «La disponibilité de locaux et la rareté du personnel sont deux défis importants pour nous», indique Pascal Blondin, secrétaire général et directeur des services éducatifs à la Riveraine.

À Chemin-du-Roy, on croit pouvoir avoir tout le personnel nécessaire pour ces nouvelles classes. «Ce qui pourrait être problématique, c’est le remplacement des congés durant l’année», indique la responsable des communications, Anne-Marie Bellerose.

Selon Denis Lemaire, directeur de la Commission scolaire de l’Énergie, «on ne pense pas qu’au niveau des enseignants réguliers, ça va être problématique. Là où ça peut jouer indirectement c’est au niveau des enseignants qui étaient sur une liste de priorité. Ayant des postes, nous aurons alors beaucoup moins de suppléants», dit-il. «On traversera le pont quand on sera rendu là», fait-il valoir.

Pour ce qui est des locaux, du côté de la Riveraine, l’aménagement d’une nouvelle classe représente le seul impact à court terme. «Ce n’est pas problématique, pour le moment car nous ne sommes pas dans l’ajout de classes, mais plutôt dans de l’aménagement d’un local existant», indique M. Blondin.

Chemin-du-Roy, quant à elle, est en train d’étudier sa capacité d’accueil dans ses écoles ayant un indice de milieu socio-économique de 6 à 10, indique Mme Bellerose.

«On pense qu’au niveau des locaux, ce ne sera pas une problématique majeure», assure de son côté Denis Lemaire. «Là où l’on n’a pas de pouvoir, c’est face à l’intérêt des parents», précise-t-il. «Même pour les classes déjà existantes, ce n’est pas acquis d’avance que d’une année à l’autre on ait le nombre d’élèves suffisants pour ouvrir une classe. Des fois, l’intérêt n’est pas là», constate-t-il. «Des fois, les parents trouvent qu’ils sont très bien desservis par leur CPE.»

Même si, dans un article de la Presse canadienne, le ministre Roberge a mentionné qu’il est «erroné» d’opposer les deux réseaux (CPE et maternelle 4 ans), Pascal Blondin croit que même s’il y a potentiellement un nombre suffisant d’élèves pour une nouvelle classe sur le territoire de la Riveraine, «c’est cependant un choix pour le parent d’y inscrire son enfant», nuance-t-il.

«Ce n’est pas parce qu’on est d’accord ou pas d’accord. C’est vraiment le besoin des parents», renchérit Denis Lemaire. «Est-ce que les parents vont avoir l’intérêt d’amener leur jeune? On espère que oui, mais ça appartient aux parents», fait-il valoir.

«Le ministère nous demande de le faire. On le fait. Notre travail, c’est de mettre ça en place tel que demandé.

Le projet touche les écoles ayant un indice de défavorisation de 6 et plus, ce qui est le cas de la plupart des écoles de la Commission scolaire de l’Énergie, signale le directeur général. «Si on a les 16 classes ouvertes, on va être très content», souligne-t-il. «On est capable d’en ouvrir 16», dit-il. «Est-ce que les élèves vont être au rendez-vous? Ça, c’est la question.»