Près de 35 pompiers ont participé à l'opération.

Matelas René en mode solutions

NICOLET — Au lendemain de l’incendie qui a totalement ravagé une de leurs usines à Nicolet, la direction de Matelas René élaborait des solutions dimanche. La production des pièces de métal réalisée à cet endroit sera temporairement assurée par un fournisseur de Matelas René.

«Nous avons trouvé un fournisseur qui peut nous acheminer les pièces que nous avons besoin. Cela permettra alors à notre production [de matelas] de se poursuivre normalement», affirmait dimanche par téléphone le directeur des opérations des 12 boutiques au Lit, Jacques René. 

Bien qu’il a évoqué une possibilité de reconstruction de l’usine incendiée, M. René ne pouvait toutefois en dire davantage ce week-end. Ces installations de Matelas René, une entreprise qui exploite aussi les boutiques Au Lit, étaient utilisées comme entrepôt et pour la fabrication de ressorts. Deux employés travaillaient à cet endroit. 

Le bâtiment du parc industriel de Nicolet ravagé était aussi utilisé par les entreprises Jean-Marc Landry. L’entreprise louait de l’espace à Matelas René. Les pertes de cette deuxième entreprise, qui employait aussi deux personnes, s’élèveraient à près de 600 000 $. 

La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, offre toute l’aide de la municipalité aux entreprises touchées. Le service économique de la Ville doit d’ailleurs communiquer avec les propriétaires pour voir comment il peut les aider dans les processus de reconstruction ou de relocalisation. 

Le panache de fumée était très imposant.

Un incendie ravageur

L’incendie qui a dévasté l’usine de Matelas René samedi était très violent.

L’incendie s’est déclaré autour de 10 h 45 alors que personne ne se trouvait dans les locaux des deux entreprises. Le système d’alarme a détecté de la fumée et des témoins auraient entendu un bruit d’explosion. L’imposant panache de fumée était visible à des kilomètres.

«Dès que nous sommes arrivés sur place, le feu était déjà très fort. Le feu était déjà bien visible», explique Michel Legault, le directeur service de sécurité incendie de Nicolet. «L’incendie était généralisé quand nous sommes arrivés sur place.»

Le bâtiment a été ravagé.

Une vingtaine de pompiers de Nicolet ont combattu l’intense brasier. Ils ont été aidés d’une quinzaine de collègues de la régie incendie du lac Saint-Pierre. Un large périmètre de sécurité a alors été érigé. «C’est une intervention majeure pour nous», note le directeur incendie de Nicolet.

Les pompiers ne voulaient surtout pas que l’incendie se propage à d’autres bâtiments du parc industriel. «Nous étions en mode défensif dès le début, ça ne donnait rien de tenter quelque chose. Au bout de 15 minutes, le mur d’en avant s’est effondré», soutient M. Legault. «Nous avons aussi protégé une usine située derrière qui fait du décapage de bonbonnes de propane.»

En début d’après-midi, les pompiers éteignaient les derniers foyers d’incendie. Une pelle mécanique devait être utilisée pour dégager les décombres afin de les aider dans leur travail. 

De nombreux curieux se sont rendus sur les lieux de l'incendie samedi.

Bien que des témoins aient affirmé avoir entendu un bruit d’explosion, les pompiers n’étaient pas en mesure d’expliquer les causes de l’incendie. Les deux entreprises travaillaient le métal dans ce bâtiment.

«Nous allons analyser cette hypothèse. Nous voulons aussi discuter avec les propriétaires pour déterminer ce qui aurait pu déclencher l’incendie», précisait samedi M. Legault qui note que rien ne laisse croire que l’incendie serait d’origine criminelle. 

Dimanche, on apprenait que les pompiers de Nicolet ont observé des courts-circuits à l’intérieur d’un transformateur. 

En raison de l’intervention des pompiers, l’électricité a été coupée dans plusieurs secteurs de Nicolet. Près de 2000 clients d’Hydro-Québec étaient touchés par la situation. En début d’après-midi, l’électricité était rétablie dans la majorité des secteurs.