Valérie Bellerose, directrice générale de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé, Annie Lessard, présidente fondatrice du service de transports collectifs, et Greg Filion, président actuel de la corporation, étaient réunis mardi afin de souligner les 10 ans de ce service au sein de la MRC de Maskinongé.

Transports collectifs: du chemin en 10 ans

C'est le cas de le dire, avec plus de 37 000 déplacements effectués depuis son lancement en 2004, la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé a fait du chemin en 10 ans.
Le bilan des activités de l'année 2013 souligne que 8108 déplacements ont été réalisés en 2013, comparativement à 6673 en 2012, soit une hausse de 21,5 %. Le premier rapport annuel de la corporation chiffrait le nombre de déplacements à 1276 déplacements. L'augmentation entre la première année et la dixième est donc de... 535 %!
«C'est incroyable, mais vrai comme croissance. On s'amuse à dire qu'on fait maintenant chaque jour le nombre de transports qu'on faisait par mois!», raconte la directrice générale de la corporation, Valérie Bellerose.
À l'exception des années 2007 et 2008 qui ont été plus difficiles, on observe une hausse constante du nombre de transports au fil des ans.
Selon Mme Bellerose, cette majoration est le résultat d'une bonne organisation et d'une meilleure promotion du service.
«On a structuré l'équipe, l'offre avec les transporteurs, l'harmonisation des places et on a créé des circuits en fonction des besoins. La notoriété du service s'est améliorée, mais il reste encore du travail. C'est la théorie des petits pas. On négocie de nouvelles ententes avec des transporteurs du nord du territoire. Les 17 municipalités du territoire ont accès au transport. C'est un gain très intéressant pour nous.»
La 11e année de la corporation permettra de poursuivre la stratégie de mobilité durable des aînés de la MRC de Maskinongé et le développement du transport durable. La corporation veut devenir un outil supplémentaire d'aide au maintien à domicile des aînés en leur offrant une autonomie dans leurs déplacements.
«Si on garde les aînés chez eux, ces gens ont besoin de sortir. Il y a des aînés qui ont toujours leur véhicule, mais qui ne conduisent plus le soir. Le transport collectif est là pour préserver l'autonomie, que tu aies 16 ans, pour tes études ou ton travail, ou que tu aies 76 ans.»
En terme de développement durable, la corporation va continuer sur sa lancée entreprise il y a quelques années. Des mesures facilitant le covoiturage, comme l'ouverture d'un stationnement incitatif au restaurant la Porte de la Mauricie l'an dernier, donnent déjà de bons résultats pour l'organisme.