Yvon Deshaies

Penser aux citoyens au lieu des poissons

«Je veux que ça se limite à une amende. Il faut garder le chemin, car il faut penser aux citoyens, pour leur sécurité, au lieu des poissons.»
À quelques mois de la tenue ds représentations sur sentence dans le dossier d'aménagement d'un chemin au lac Saint-Pierre, Yvon Deshaies ne croit pas que la Cour du Québec doive imposer à Louiseville le démantèlement de cette route même si la Ville a été reconnue coupable d'avoir mené ces travaux sans permis. Le maire souhaite plutôt démontrer à la cour la bonne foi de Louiseville qui est en train de préparer sa défense dans cette étape des procédures.
Voilà pourquoi Louiseville vient d'octroyer un contrat à Pluritec. Cette firme d'ingénieurs-conseils préparera un dossier d'expert qui servira à Louiseville lors des représentations sur sentence du verdict de culpabilité rendu il y a un an par le juge Pierre Verrette.
Louiseville s'expose à une amende variant de 1800 $ à 120 000 $. De plus, le procureur de la poursuite, Me Donald Barnabé, a déjà précisé qu'il va demander au juge la remise des lieux à l'état intégral.
«C'est pour la sécurité publique. On n'a pas dépensé de l'argent pour rien, Ça a coûté environ 40 000 $ pour faire le chemin. Remettre les lieux à leur état original, c'est plus de 100 000 $. Et je ne sais pas ce que la poursuite demande comme amende», plaide le maire de Louiseville, qui ne nie pas le verdict de culpabilité.
Rappelons que lors de la préparation du projet de construction de ce chemin, qui permet la circulation des véhicules d'urgence, Louiseville avait contacté un ingénieur de la firme Dessau. Yvon Deshaies croit que cette étape judiciaire requiert une nouvelle entreprise d'ingénierie.
«On aurait pu prendre Dessau. Mais on voulait un bureau qui soit en dehors du dossier. Ils seront neutres et ils vont nous aider à mieux nous préparer.»
Les représentations sur sentence auront lieu dans la première semaine du mois de septembre.
Recours contre un fournisseur d'asphalte
Dans un autre dossier, Louiseville se prépare à intenter un recours légal contre la compagnie DJL. Cette compagnie a fourni l'enrobé bitumineux qui a servi aux travaux effectués en 2011 sur la 2e Avenue, mais la rue commence déjà à montrer des signes de fatigue et serait à refaire.
«L'asphalte n'est pas de bonne qualité et ça se désagrège. L'asphalte lève. On va aller en cour», confirme Yvon Deshaies.
La Ville vient d'accorder un contrat de 6900 $, plus taxes, au Groupe SM. Cette entreprise réalisera une expertise technique de la situation qui prévaut sur la 2e Avenue.
Une municipalité du Centre-du-Québec aurait d'ailleurs vécu le même problème avec le même fournisseur.