Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé.

MRC de Maskinongé: des hausses pour quelques municipalités

Louiseville — La modernisation du processus d’évaluation au sein de la MRC de Maskinongé entraîne encore cette année des hausses de quotes-parts vertigineuses pour quelques municipalités.

Le budget de 2018 de la MRC a été adopté il y a 10 jours. Les municipalités de Saint-Léon-le-Grand (+80,56 %), Sainte-Angèle-de-Prémont (+74 %), Saint-Élie-de-Caxton (+41,83 %) et Sainte-Ursule (+39,76 %) arrivent dans le peloton de tête des localités les plus touchées par ces augmentations de quotes-parts. Et en tant que maire de Saint-Léon, le préfet Robert Lalonde est bien placé pour le savoir.

«Ça fait mal. Mais tout ça s’explique par la modernisation de l’évaluation, car le système n’était plus adéquat et il y a de nouvelles facilités pour faire l’évaluation foncière. Mais ce n’est pas quelque chose de récurrent. Et ça fait le tour des municipalités, d’une année à l’autre.»

Saint-Édouard-de-Maskinongé, Saint-Justin, Saint-Barnabé et Saint-Alexis-des-Monts avaient connu la même situation lors de l’adoption du budget de 2017, absorbant des hausses supérieures à 20 %. Toutes ces municipalités voient leur quote-part diminuer en 2018.

Le budget équilibré de la MRC de Maskinongé se situe à 7 427 197 $, une appréciation de 9,3 % comparativement au budget de 2017. Cette hausse repose principalement sur la variation de l’évaluation.

«C’est un budget sans extravagance, estime M. Lalonde. Et c’est voulu comme ça.»

Quelque 315 000 $ provenant du surplus accumulé ont été appliqués au budget de 2018.

Internet haute vitesse

Rien dans le budget de 2018 ne fait allusion au projet d’Internet haute vitesse. Le gouvernement du Québec et celui du Canada ont annoncé tout récemment la contribution de subventions totalisant 10,4 millions de dollars au projet Maskicom. Robert Lalonde attend d’avoir le versement et les modalités qui seront rattachées à ces subventions avant de bouger financement et sur le terrain.

«Est-ce que les gouvernements supérieurs vont nous verser l’argent d’un seul coup? Sur 10 ans avec capital et intérêts? Nous avons les lettres des ministres Anglade (Dominique, ministre provinciale de l’Économie et ministre responsable de la Stratégie numérique) et Bains (Navdeep, ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique). Mais dans ces lettres, ils nous disent que les fonctionnaires vont nous communiquer le mode de versement et les obligations que nous aurons. On devrait avoir une annonce d’ici la mi-décembre. Quand on aura ces lettres, on ira en règlement d’emprunt. Et dès que les argents sont là, on part le projet.»

Le règlement d’emprunt sera de deux millions de dollars.

Paillé préfète suppléante

La mairesse de Sainte-Angèle-de-Prémont, Barbara Paillé, est devenue préfète suppléante lors de la séance d’adoption du budget de 2018 tenue le 22 novembre. Serge Dubé, maire de Saint-Paulin, avait également posé sa candidature.

Les négociations en 2018

Les négociations concernant le renouvellement de la convention collective des employés de la MRC de Maskinongé devraient s’amorcer avec le début de l’année 2018.

L’actuel contrat de travail prend fin le 31 décembre 2017. Le syndicat s’est réuni récemment afin de compléter la rédaction des demandes à déposer à la partie patronale.

«Le cahier de demandes est écrit, mais il faut le soumettre à l’assemblée générale. Les membres pourront en débattre le 11 décembre», explique Stéphane Lemaire, conseiller syndical à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) en Mauricie.

M. Lemaire se fait discret sur la nature des demandes syndicales. Selon lui, ces demandes ne devraient pas causer beaucoup de bouleversement durant les négociations.

Le syndicat sollicite une première rencontre avec la MRC de Maskinongé durant la semaine du 18 décembre. Il espère que la direction profite de cette réunion pour déposer ses offres.

Cette approche du syndicat rejoint sensiblement la position de Robert Lalonde. Le préfet souhaite que les deux parties aient remis leurs documents en décembre.

«Je veux connaître les demandes syndicales et soumettre notre proposition avant les fêtes pour commencer à négocier le plus vite possible», raconte le préfet de la MRC de Maskinongé.

Selon le préfet, les négociations pourraient avancer rondement, dépendamment des demandes syndicales. Et en ce qui concerne le climat à la MRC, tout semble bien aller, dit-il.

«Les employés sont bien et on n’a pas de problème dans les relations de travail.»

Un élément qui diffère de la dernière négociation est l’arrivée, en 2015, d’employés du défunt CLD de Maskinongé au sein du service de développement économique de la MRC. L’unité syndicale des employés regroupe dorénavant une vingtaine de membres. 

Les négociations ayant mené à la convention collective de 2013 à 2017 avaient été marquées par l’arrivée d’un conciliateur afin de régler un gros morceau, soit l’équité salariale.

L’actuel contrat de travail contient entre autres des hausses salariales variant de 2 % à 3 % par année.