L'école Marie-Immaculée de Maskinongé ne fait plus partie des plans de la Commission scolaire Chemin-du-Roy, qui agrandira plutôt l'école Saint-Joseph.

Maskinongé: l'école Saint-Joseph agrandie?

Maskinongé — Les 75 élèves qui fréquentaient l’école Marie-Immaculée de Maskinongé et qui ont été relocalisés au centre communautaire de la municipalité l’an dernier après la découverte d’importantes fissures, pourraient prendre le chemin de l’école Saint-Joseph, qui serait du même coup agrandie.

Le conseil des commissaires de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy a tranché, le 7 février dernier, indiquant au ministère de l’Éducation que l’agrandissement de l’école Saint-Joseph était l’option retenue pour la relocalisation définitive des élèves de l’école Marie-Immaculée.

«Compte tenu des conclusions défavorables découlant de l’expertise géotechnique et de l’étude de faisabilité en structure effectuées dans le but de consolider l’école Marie-Immaculée, la Commission scolaire privilégie le scénario de l’agrandissement de l’école Saint-Joseph afin de pourvoir au besoin de la clientèle de ce secteur», fait savoir la Commission scolaire.

On se souviendra que les élèves de Marie-Immaculée avaient été déplacés vers le centre communautaire l’an dernier pratiquement à pareille date, après la découverte d’importantes fissures dans la structure du bâtiment de la rue Saint-Joseph. 

Des études plus poussées et des expertises ont permis d’en arriver à établir différents scénarios, dont celui de la réparation de Marie-Immaculée, ainsi que celui de l’agrandissement de l’école Saint-Joseph. D’autres scénarios avaient également été envisagés, dont celui de déplacer les élèves vers les écoles primaires de Saint-Justin et Louiseville.

Au final, le scénario de l’agrandissement de Saint-Joseph, située sur la rue Saint-Aimé, est celui privilégié par la Commission scolaire. 

«On estime que les coûts liés à cet agrandissement seraient d’environ 5 M$. Les coûts liés à la réparation de Marie-Immaculée étaient moindres, mais nous ne pouvions pas avoir une garantie de qualité dans le temps en raison du manque de stabilité du sol. Sans cette garantie, il devenait difficile pour nous d’opter pour ce scénario», explique le président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Claude Lessard.

Ce dernier affirme qu’après consultation avec les gens du milieu, il était évident que les parents et les gens de la communauté privilégiaient que tous les enfants demeurent à Maskinongé, un argument qui a aussi pesé dans la balance de cette recommandation. 

Le dossier étant maintenant soumis au ministère de l’Éducation, la Commission scolaire devra attendre quelques mois avant de connaître la réponse de Québec dans ce dossier. Le ministre de l’Éducation avait récemment annoncé une enveloppe de 20 M$ pour les travaux de réfection dans plusieurs écoles de la région, mais ce projet ne fait pas partie de cette enveloppe.

Le député de Maskinongé, Marc H. Plante, assure qu’il travaille fort pour que le projet soit approuvé par Québec, selon le scénario recommandé par la Commission scolaire. «Que les enfants demeurent tous à Maskinongé, c’est ma priorité numéro un. On va continuer de pousser très fort pour que ça se concrétise», indique celui qui s’attend à une réponse du ministère au début du mois de juin.

Si le scénario devait obtenir l’aval de Québec, les échéanciers mèneraient probablement à un achèvement des travaux à temps pour la rentrée des classes 2019. Ainsi, peu importe le scénario retenu, la Commission scolaire constate que les 75 élèves poursuivront l’année scolaire 2018-2019 dans le centre communautaire. «Les élèves y sont bien installés. Nous n’avons que de bons commentaires alors en attendant, ça demeure notre solution de rechange», convient M. Lessard.

Le maire de Maskinongé, Roger Michaud, s’est lui aussi dit soulagé par la recommandation de la Commission scolaire. 

«Qu’on agrandisse Saint-Joseph ou qu’on répare Marie-Immaculée, pour moi ce qui comptait, c’était de garder les élèves à Maskinongé. Maintenant, on va voir ce que Québec va décider là-dedans, mais pour nous, ce serait évidemment une bonne nouvelle parce qu’on garde nos enfants chez nous», mentionne-t-il.