Lac Bell: les propriétaires satisfaits du suivi en cours

Jean-François Gauthier, le fils du propriétaire de la station touristique Floribell, s'est dit très satisfait, hier, du suivi donné par le ministère de l'Environnement aux événements qui se sont produits au lac Bell entraînant récemment une brève fermeture de sa plage.
«Je viens de parler à la directrice de cabinet du ministre de l'Environnement qui me confirme qu'on traite ce dossier de façon assez prioritaire de façon à apporter un éclairage sur les faits qui ont mené à cette classification, a-t-il confié. Le député, Marc H. Plante surveille aussi le dossier pour qu'il avance. J'ai aussi rencontré le maire [Réjean Audet] ce midi et de son côté il vérifie des choses sur le terrain. Tout le monde s'active à faire avancer le dossier de façon à ce qu'on puisse avoir de l'information pour nous éclairer.»
M. Gauthier se dit conscient que la cause qui a provoqué la pollution temporaire du lac peut n'être que ponctuelle: un déversement volontaire, l'arrivée d'une bande d'oiseaux, etc. «J'ai toujours une famille de canards sur le lac et je sais que leur présence peut faire varier un peu la cote mais notre classement était toujours excellent.»
Ce dernier soutient encore que la précision des analyses de laboratoire du ministère devra aussi être remise en question si on ne trouve pas de causes sur le lac lui-même. Il n'a toutefois pas abordé directement cet aspect du dossier avec la directrice de cabinet du ministre de l'Environnement.
«On ne veut pas que le dossier se retrouve au point mort. Il faut le traiter. Cela a tout de même occasionné un doute au niveau de la clientèle. Dimanche, j'ai eu des annulations du côté de l'hébergement. Des gens qui se sont dit qu'ils attendraient qu'on fasse la lumière là-dessus.»
Même si les clients comprennent la situation, ils veulent être rassurés, insiste M. Gauthier, et ce, même si personne n'a été malade à la suite de baignade mardi et mercredi.
«Avec la lettre au ministre, on voulait s'assurer que ça s'active. Quand j'ai parlé à un fonctionnaire vendredi, on m'avait dit: on n'a pas de ressources, c'est les vacances. J'ai eu peur que le dossier tombe dans l'oubli mais je me rends compte que ce n'est pas le cas. Il faut dire aussi que les médias suivent la chose et nous aident.»
De son côté, le député de Maskinongé, Marc H. Plante a déclaré qu'on ne pouvait blâmer le ministère de l'Environnement d'avoir fait son travail technique.
«On ne peut jouer avec la sécurité des gens et on est conscients que cela a créé des dommages à la station touristique Floribell. Leur demande au sujet de la perte de revenus est en analyse, a ajouté le député. Mais le ministère n'est pas le coupable dans cette situation-là. S'ils ont des recours, c'est contre le pollueur», de conclure M. Plante.