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Démocratie ouverte à Saint-Boniface

Saint-Boniface — On ne risque pas de s’ennuyer à Saint-Boniface si la première séance publique du nouveau conseil municipal, lundi soir, indique l’allure que prendront ces assemblées au cours du prochain mandat.

Le maire, Pierre Desaulniers, a utilisé le point «varia» à la fin de la rencontre pour apporter plusieurs dossiers qui n’avaient pas été discutés entre les élus en privé, semant un certain inconfort autour de la table.

Bien entendu, il faut toujours s’attendre à une période d’ajustement lorsqu’un nouveau maire arrive en poste. C’est le cas à Saint-Boniface, mais en plus, la population a délégué cinq nouveaux conseillers sur six sièges le 5 novembre. Bref, un grand ménage qui annonce une ère nouvelle.

Lundi soir, le conseiller Luc Arseneault a parti le bal en suggérant à la Municipalité d’acheter pour une valeur maximale de 2000 $ en billets pour une soirée du Club Optimiste, le 24 novembre. Il proposait de distribuer ces laissez-passer à des bénévoles, une façon pour le nouveau conseil municipal de témoigner son appréciation envers leur implication. 

Visiblement mal à l’aise, ses collègues Jonathan Fleury et Stéphane Normandin ont décidé de voter contre cette résolution. Prétextant un conflit d’intérêts, Marie-Ève Landry s’est retirée de la table.

«Pour le moment, je ne suis pas assez au fait des finances municipales pour me prononcer», a expliqué M. Fleury. «Pour moi, c’est impossible de voter sur l’entièreté des faits. Je m’oppose le cœur gros, car je sais que c’est une bonne intention.»

«Je n’ai rien contre le Club Optimiste», a renchéri M. Normandin. «Mais je préférerais aussi avoir une vision d’ensemble.»

La résolution a tout de même été adoptée, puisqu’en plus de M. Arseneault, les conseillers Louis Lemay et Sylvio Bourgeois ont voté en faveur.

Ces échanges ont donné le ton au point varia, qui a pris l’allure d’une séance privée devant public lorsque le maire a pris la parole. 

Il a d’abord proposé de procéder au raccordement de l’aqueduc sur Trudel-Ouest, entre les rues Sainte-Cécile et Marineau. Selon lui, des citoyens ne peuvent plus tolérer la mauvaise qualité de l’eau dans ce secteur. 

Pris au dépourvu, le directeur général, Marco Déry et la trésorière, Maryse Grenier, ont suggéré au maire de procéder par étape. Ainsi, il a été convenu d’actualiser l’étude qui avait déjà été réalisée par des ingénieurs avant de procéder à une demande de certificat d’autorisation au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. La résolution a été adoptée à l’unanimité.

M. Desaulniers a enchaîné en éliminant ce qu’il considère comme un irritant, soit le maximum de 15 minutes de stationnement permis sur la rue Guimont, devant le bureau municipal. Ce règlement sera tout simplement aboli. 

Les élus ont également adopté une résolution pour procéder à de la gestion de ressources humaines, en permettant à Céline Lemay, présidente du syndicat et directrice des loisirs, de travailler quatre jours complets par semaine pour ce service plutôt que trois. 

M. Desaulniers explique cette orientation par la volonté du conseil municipal de mieux répondre aux besoins des jeunes familles de Saint-Boniface. 

M. Fleury s’est toutefois à nouveau prononcé contre cette résolution, prétextant ne pas encore être suffisamment au courant de ce dossier.

Aréna Gilles Bellemare

Toujours au point varia, M. Desaulniers a apporté une proposition selon laquelle l’aréna porterait dorénavant le nom de Gilles Bellemare, honorant ainsi l’ancien maire qui y a donné beaucoup de son temps. Mme Grenier a toutefois rappelé que cette infrastructure n’appartenait pas à la Municipalité, de sorte que le conseil pouvait difficilement prendre cette décision.

M. Normandin a renchéri en précisant que M. Bellemare éprouvait de sérieux problèmes de santé. «Il ne va pas très bien et ce serait important qu’il sache qu’on essaie de mettre quelque chose en place», a-t-il fait remarquer. Le conseil municipal a finalement décidé d’écrire une lettre à la Corporation de développement communautaire de Saint-Boniface, propriétaire de l’aréna, pour lui faire part de sa suggestion.

Les discussions se sont également animées autour d’un affaissement de terrain sur le chemin Bellevue, où des mesures devront être prises avant de vivre de mauvaises surprises au printemps. À la période de questions, Denis Gauvin a soulevé un problème de fossés sur la rue Guimont que connaissait visiblement le maire.

«C’est un désastre», a laissé tomber M. Desaulniers. «Je ne sais pas qui a autorisé ces travaux, mais il va falloir recommencer à neuf. Ça a été fait en colon.»

Pour une première séance, la trentaine de citoyens présents ont vécu une heure assez divertissante. Après coup, M. Desaulniers expliquait avoir soumis de nombreux dossiers à l’improviste par manque de temps en privé. 

Il mentionne qu’il favorisera ce genre de discussions ouvertes devant le public.

«On ne prendra pas de décision de l’autre bord pour dire ensuite que tout est unanime», partage-t-il. «Les gens le disent quand ils ne sont pas d’accord et pourquoi. Je vais avoir un conseil où les gens s’expriment.»

Actualités

Deshaies invité à la prudence

Louiseville — À l’aube de son deuxième mandat à la mairie de Louiseville, Yvon Deshaies s’engage à faire preuve d’un peu plus de réserve dans ses envolées oratoires.

Mais le coloré maire ne regrette absolument pas ce qu’il a dit au cours de son premier mandat. Et il en a dit des choses sur des sujets plutôt controversés.

Retour de la peine de mort, appui à Donald Trump, opposition au port du niqab, appui à la légalisation du cannabis, M. Deshaies a rempli quelques colonnes de journaux et du temps d’antenne à la télé et à la radio et a suscité des réactions sur les réseaux sociaux. Lundi, lors de la première séance du nouveau conseil, certains contribuables lui ont proposé de parler avec un peu plus de retenue lorsqu’il aborde certains sujets.

Le maire Deshaies a écouté sagement les citoyens et a démontré une ouverture quant à leur observation.

«Je vais garder mon franc-parler et je ne regrette rien. Je suis encore pour la peine de mort. Ma soeur s’est fait assassiner. Vous ne m’avez pas entendu parler même si j’ai vécu la situation», a raconté M. Deshaies, faisant allusion au décès de sa soeur Sylvie, passagère dans une voiture qui a fait une sortie de route mortelle en juillet, probablement en raison d’un geste volontaire de la part du conducteur, l’ex-conjoint de Mme Deshaies.

Le maire de Louiseville a admis volontiers que son ouverture à accueillir des entreprises de production de cannabis thérapeutique a fait jaser bien du monde, y compris des élus.

«Il y a deux ans, tout le monde a ri de moi. Mais aujourd’hui, l’usine est bâtie. Ce n’est pas méchant (les déclarations), ce n’est jamais contre personne. Et quand je parle, c’est comme maire, mais pas au nom du conseil. Mes sorties étaient sincères et je ne regrette rien.»

Si des citoyens ont invité le maire à faire preuve de retenue, d’autres personnes présentes à la salle du conseil de Louiseville ont dit à Yvon Deshaies de ne rien changer à son comportement. La conseillère Françoise Hogue Plante a pris soin de souligner l’appui reçu par Yvon Deshaies lors de l’élection du 5 novembre, alors que Gilles Pagé a signalé les qualités de communicateur du maire aux nombreux noeuds papillon.

«On est content d’avoir notre maire. Je n’en aurais pas voulu un autre», a dit ce nouveau membre du conseil.

Une séance tranquille

Cette première séance plutôt calme du nouveau conseil a été marquée par des applaudissements accordés à tous les élus. Tout en soulignant le fait que trois femmes composent dorénavant le conseil, le maire Deshaies assure que chaque élu a droit de parole autour de la table.

«Il n’y a pas de muselière à personne. Les gens peuvent s’exprimer, dans le respect. On est là pour les gens de Louiseville.»

Le maire Deshaies a également pris soin de remercier toutes les personnes qui ont eu le courage de mettre leur nom sur les bulletins de vote lors de la dernière élection. Il dit avoir félicité Laurent Robitaille, son adversaire à la mairie, mais il n’a jamais précisé s’il avait agi de la même façon ou non à l’endroit de Guy Richard, lui aussi candidat à la mairie. Signe de retenue?

Justice et faits divers

Disparition Mélissa Blais: des pompiers participent bénévolement aux recherches

Saint-Étienne-des-Grès — Les pompiers de Saint-Étienne-des-Grès, de Saint-Barnabé et de Saint-Boniface s’impliqueront de façon bénévole, ce samedi, dans les recherches afin de retrouver Mélissa Blais, de Yamachiche, cette mère de famille disparue depuis le 2 novembre dernier.

Mis sur pied à l’initiative du pompier de la municipalité de Saint-Étienne-des-Grès, Jimmy Désaulniers, ce projet de recherche a pour but de vérifier les endroits isolés du territoire de leur municipalité afin de retracer Mélissa Blais ou son véhicule.

Dès 9 h, samedi, les pompiers de Saint-Étienne-des-Grès se rassembleront à leur caserne, avant le départ à 9 h30.

Actualité

Conseil de Louiseville: une première rencontre

Louiseville — Les membres du nouveau conseil de Louiseville se rencontreront vendredi soir afin de jeter les bases d’une première ébauche de travail en vue du mandat de quatre ans qui vient de commencer.

Le conseil est majoritairement composé de nouveaux élus, soit quatre.Mike Touzin a eu l’avantage sur le conseiller sortant Charles Fréchette au district numéro 3, alors qu’Alain Pichette a réservé le même sort au conseiller sortant André Lamy dans le district numéro 5. 

Les conseillers Jean-Pierre Gélinas et Gilles A. Lessard n’avaient pas renouvelé leur mandat, si bien que le conseil de Louiseville allait accueillir au moins deux nouveaux visages. 

Gilles Pagé (district numéro 1) et Sylvie Noël (district numéro 4) complètent le quatuor de nouveaux élus louisevillois.

«Mme Noël s’implique dans le milieu, M. Pagé a de l’expérience de conseils d’administration, M. Touzin connaît les gens et les loisirs. M. Pichette est un nouveau. Tout le monde va apprendre. Je m’attends à ce que ça aille bien. La population a décidé de faire des changements. Du sang neuf, c’est pas méchant», déclare Yvon Deshaies, le maire de Louiseville. Le maire se souvient qu’André Lamy et Charles Fréchette étaient aussi sans expérience politique lorsqu’ils ont été élus en 2013.

«Ça s’est bien passé pour les deux. Ils ont fait du bon travail. Mais les gens ont voté pour du nouveau. Je suis capable de vivre avec ça.»

M. Deshaies pourra miser sur les conseillères sortantes Murielle Bergeron Milette et Françoise Hogue Plante. Les deux politiciennes ont été réélues dimanche. Elles en sont respectivement à leur quatrième et à leur troisième mandat.

«On a un bon mélange de nouveaux et d’expérience», croit M. Deshaies, membre du conseil de Louiseville depuis 1989.

Lundi sera une journée occupée pour le conseil. Les nouveaux élus recevront de la formation concernant leur rôle.

Une rencontre de travail privée suivra et l’assermentation des élus aura lieu en fin d’après-midi.

La première séance publique du nouveau conseil aura lieu lundi à 19 h.

Maskinongé

MRC de Maskinongé: un paysage passablement modifié

Louiseville — L’élection municipale de dimanche entraîne un changement important au sein du paysage politique de la MRC de Maskinongé avec l’arrivée de six nouveaux maires et d’une nouvelle mairesse, ce qui représente un conseil renouvelé à 41 %.

Mais ce conseil sera marqué par le départ d’un vétéran en la personne de Michel Isabelle.

Le maire de Yamachiche a été battu de façon décisive par Paul Carbonneau. En poste depuis 1999, M. Isabelle est le seul maire sortant à avoir été renversé à l’élection de dimanche. Il était aussi un joueur important au sein du conseil des maires de la MRC. 

Membre de plusieurs comités, il avait amorcé en novembre 2016 un cinquième mandat comme préfet suppléant. Le préfet Robert Lalonde perd ainsi un allié, un homme avec qui la chimie était bien perceptible.

À Saint-Boniface, le maire sortant Claude Caron était sorti sur la place publique à la mi-octobre pour conseiller à ses concitoyens de ne pas voter pour Pierre Desaulniers. Les électeurs ont fait fi de l’avis de M. Caron: M. Desaulniers occupera dorénavant son siège autour de la table du conseil des maires.

Le gain de Michel Bourassa à la mairie de Saint-Alexis-des-Monts barre le chemin à un retour en politique pour l’ex-député de Maskinongé et ex-maire de l’endroit, Jean-Paul Diamond. S’il avait été élu, M. Diamond aurait retrouvé un conseil des maires qu’il a quitté en 2008, alors qu’il était préfet, pour se lancer en politique québécoise.

Tout comme M. Bourassa, Yvon Deshaies (Louiseville) et Roger Michaud (Maskinongé) ont conservé leur poste, dimanche soir, et amorcent un deuxième mandat complet. 

Réjean Carle, maire de Sainte-Ursule depuis 2005, a mérité un quatrième mandat d’affilée malgré une certaine controverse concernant la vente envisagée des chalets du parc des Chutes et du rapatriement de la gestion de celui-ci par la Municipalité.

À Saint-Barnabé, Michel F. Lemay a remporté une victoire qui l’amène à amorcer un troisième mandat à la mairie.

Parmi les nouveaux venus, quelques maires ont obtenu de très courtes victoires. C’est le cas de Réal Normandin (Saint-Édouard-de-Maskinongé) et de Josée Magny (Saint-Mathieu-du-Parc), deux anciens conseillers.

François Gagnon est aussi un conseiller sortant qui accède au conseil des maires de la MRC de Maskinongé. 

Le nouveau maire de Saint-Justin a été élu avec une forte majorité et tous les conseillers qui ont manifesté de l’opposition au maire sortant Jean-Claude Gauthier ont été battus. L’ex-maire Denis McKinnon fait un retour en politique municipale, cette fois comme conseiller de Saint-Justin.

Robert Gauthier, président des fêtes du 150e de Saint-Élie-de-Caxton, et Jean-Yves St-Arnaud, conseiller sortant de Saint-Sévère, feront leur entrée au conseil de la MRC à titre de maire de leur localité. 

Ils rejoindront la mairesse Barbara Paillé (Sainte-Angèle-de-Prémont), Claude Boulanger (Charette), Robert Landry (Saint-Étienne-des-Grès), Serge Dubé (Saint-Paulin) et le préfet Lalonde (Saint-Léon-le-Grand), réélus sans opposition en octobre.

Éducation

École Sainte-Marie: on creuse à la fin du mois

Saint-Boniface — Après avoir bataillé ferme pour obtenir l’agrandissement de leur école, les citoyens de Saint-Boniface ont de quoi célébrer puisque la machinerie lourde amorcera enfin les travaux tant désirés dès la fin du mois de novembre.

Le conseil des commissaires de la Commission scolaire de l’Énergie vient en effet d’octroyer un contrat de 4 829 400 $ à l’entreprise P.A. Bisson du secteur Grand-Mère de Shawinigan pour procéder aux travaux d’agrandissement de l’école Sainte-Marie.

C’est une surface de 1346 mètres carrés qui sera ajoutée au bâtiment existant grâce à laquelle l’école pourra enfin être dotée d’un gymnase double répondant aux nouvelles normes et bénéficier de six classes supplémentaires sur deux étages. L’agrandissement se fera non pas sur la longueur de cet édifice rectangulaire, mais sur le flanc.

Cette école compte présentement 23 classes de titulaires et 5 d’entre elles sont logées dans l’édifice administratif de la municipalité par manque chronique d’espace. Le gymnase actuel doit être divisé en deux pour accommoder l’horaire des cours d’éducation physique des enfants.

L’école, avec ses 441 élèves, déborde depuis un bon bout de temps et les prévisions rendaient la situation intenable. Il y aura en effet 483 élèves en 2021-2022, indique le directeur général de la Commission scolaire, Denis Lemaire.

Bref, la concrétisation du projet d’agrandissement est très réjouissante pour les parents qui ont maintes fois manifesté leur désir de conserver les enfants dans le milieu.

Bien entendu, il faudra composer avec les désagréments d’un tel branle-bas de combat, et ce, de novembre 2017 au printemps... 2019 puisque les travaux s’avèrent longs et complexes.

Il ne s’agit pas seulement de construire la coquille extérieure, mais aussi d’harmoniser l’intérieur existant avec la nouvelle zone, fait valoir M. Lemaire.

«C’est comme si l’on construisait une mini école», dit-il, car on y trouvera six nouvelles classes, un nouveau gymnase double de même que des locaux de services pour du personnel comme les éducatrices spécialisées, par exemple, indique M. Lemaire.

«Ça va être une grosse année», prévoit le directeur général de la Commission scolaire, une année qui aiguisera peut-être un peu la patience des enseignants à cause du bruit et des vibrations. C’est toutefois le prix à payer pour passer du rêve à la réalité.

Actualités

Un bureau du pot à Louiseville

Louiseville — L’ouverture manifestée par Yvon Deshaies concernant l’arrivée d’entreprises de cannabis thérapeutique à Louiseville porte ses fruits.

Après la construction d’une usine de production de pot thérapeutique, voilà qu’un bureau de consultation pour avoir accès à du cannabis thérapeutique vient d’ouvrir ses portes en plein centre-ville et qu’un projet de coopérative visant à ériger un lieu de production de cannabis thérapeutique sur une base individuelle est en gestation.

Situé tout juste à côté du bureau de comté de la députée fédérale Ruth Ellen Brosseau, Cannabis médical Louiseville est en exploitation depuis un mois. L’entreprise offre sur rendez-vous le service de consultation à toute personne ayant un problème de santé qui pourrait être soulagé par la prise de cannabis thérapeutique. L’équipe en place évalue le dossier d’un patient potentiel en se basant sur le diagnostic d’un médecin. 

«On ne fouine pas dans le dossier pour trouver quelque chose de personnel, on a besoin d’avoir le diagnostic posé par un médecin pour un problème de douleur lombaire, de douleur après une opération. Si le patient est qualifiable, il rencontre un médecin pour voir si un traitement par cannabis thérapeutique est approprié», explique Régis Gaudet, le gérant de l’entreprise.

Selon M. Gaudet, le Collège des médecins du Québec n’est pas très porté sur l’utilisation du cannabis thérapeutique pour soulager la douleur de certaines personnes, si bien que les médecins québécois sont très rares à prescrire ce genre de traitement. 

Voilà pourquoi l’entreprise fait affaire avec des médecins d’autres provinces canadiennes. Si le patient est qualifiable, il discute de son cas avec un médecin de la Colombie-Britannique, de l’Ontario ou de la Nouvelle-Écosse par l’entremise de l’application Skype. La consultation se fait donc à distance.

«On travaille particulièrement avec des médecins de la Colombie-Britannique, car il y a une ouverture là-bas pour le cannabis thérapeutique, mentionne M. Gaudet. La télémédecine se fait dans plusieurs provinces.»

Selon M. Gaudet, près de 20 personnes ont jusqu’à maintenant fait affaire avec Cannabis médical Louiseville pour des cas de fibromyalgie, de cancer, de douleurs chroniques au dos. De ce nombre, 14 ont rencontré à distance un médecin basé en Nouvelle-Écosse et sont en processus avec Santé Canada pour avoir le permis permettant de cultiver leur propre plant de cannabis, question de réduire les coûts de la médication.

«Quand tu rencontres le médecin par Skype et que tu te qualifies, tu reçois une semaine plus tard un formulaire de Santé Canada (pour le permis de culture de cannabis). Notre travail est aussi d’aider les patients pour remplir le formulaire. On les accompagne», dit Régis Gaudet.

Les gens qui pensent pouvoir se procurer du cannabis dans les locaux de Cannabis médical Louiseville se trompent royalement. L’entreprise ne vend aucun produit du cannabis, qu’il soit en joint, en huile ou en crème. D’autres entreprises dans la région, comme dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine ou à Shawinigan, sont spécialisées dans la transformation et la distribution de cannabis thérapeutique. 

D’ici quelques semaines, le commerce vendra des équipements (lampes d’éclairage, engrais) pour favoriser la culture des plants de cannabis. 

L’entreprise pourra aussi guider les patients concernant les exigences en matière d’installation électrique et de contrôle d’humidité.

«Si le patient ne fait pas pousser son cannabis, on va le diriger vers un producteur autorisé par Santé Canada.»

Les services de Cannabis médical Louiseville coûtent 150 $ pour tout patient qui a une ordonnance de cannabis thérapeutique variant de 1 à 5 grammes par jour. Si l’ordonnance est de 5 à 10 grammes, les frais sont de 250 $. Ces frais n’incluent pas le cannabis.

Affaires

La Halte 174 investira plus de 1,5 M$

Yamachiche — La Halte 174 de Yamachiche se prépare à investir plus de 1,5 million de dollars afin d’améliorer ses installations visant à mieux servir ses camionneurs.

L’entreprise de la famille Quintal a inauguré mardi le coeur de son investissement, soit trois pompes de diesel pour les poids lourds, une nouvelle bannière pour l’essence et l’asphaltage de l’ensemble du stationnement, ce qui représente 1,5 million de dollars en investissement. 

D’ici quelques mois, quatre douches s’ajouteront à la douche déjà à la disposition des camionneurs. Un salon pour les camionneurs avec divan, table, téléviseur et prises de courant, ainsi qu’une salle de buanderie seront aménagés. Cette part du projet variera entre 200 000 $ et 300 000 $.

«On veut créer un achalandage nouveau et amener de plus de en plus de gens sur le site. Notre objectif est de maintenir la clientèle et en amener une nouvelle», constate Jean-François Quintal, directeur des opérations de la Halte 174.

Selon M. Quintal, les camionneurs représentent environ 10 % de la clientèle de la Halte 174. L’entreprise souhaite doubler cette part de marché d’ici les deux ou trois prochaines années.

«On a fait une étude de marché et on s’attend à plus d’achalandage de camions lourds sur l’autoroute 40. Les travaux de construction dans le tunnel Lafontaine à Montréal devraient amener les gens à ne plus traverser pour aller prendre la 20 en direction de Québec, mais à prendre plutôt la 40. Et nous avons une belle offre: on a un accès facile, de tout en restauration, un grand stationnement. Le restaurant la Porte de la Mauricie est ouvert 24 h, notre dépanneur et notre station-service aussi. Et les camionneurs représentent une clientèle plus captive: ils restent plus longtemps, car ils veulent mettre de l’essence, manger. Il y a donc plus de chance qu’ils dépensent plus», ajoute M. Quintal, tout en ne minimisant pas la clientèle autre que celle des camionneurs.

Environ 75 personnes travaillent à la Halte 174. Les investissements devraient créer deux ou trois emplois en 2018.

Vie régionale

10e édition de la Tournée des becs sucrés

Petits et grands sont invités à participer à la fête de l’Halloween à Louiseville, le 28 octobre prochain, afin de célébrer le 10e anniversaire de la Tournée des becs sucrés, organisée par le Comité de revitalisation commerciale de Louiseville (CRCL).

Plus d’une trentaine de marchands accueilleront les familles entre 14 h et 16 h au centre-ville. Pour l’occasion, l’avenue Saint-Laurent sera fermée pour permettre une plus grande sécurité.

Les enfants pourront notamment rencontrer sur leur passage, l’immense dragonne tambour de la Troupe caravane, une sorcière maléfique qui distribuera de la potion magique avec des collations santé, en plus de s’amuser dans les jeux d’Halloween animés par Animaction plus, d’assister à un spectacle de la Pat’Patrouille, de danse de sorcières et de participer à des mini-parcours sportifs.

Par ailleurs, la Maison de la Famille du Bassin de Maskinongé sera présente avec ses personnages maléfiques de Walt Disney à la place Richard.

Actualités

Saint-Séverin: un litige de plus de trois ans

Saint-Séverin — Des citoyens de Saint-Séverin subissent depuis plus de trois ans maintenant les contrecoups de travaux d’infrastructures municipales qui ont été réalisés au printemps 2014.

Au coeur de cette histoire, un litige sur la non-conformité des travaux qui divise maintenant la municipalité, les ingénieurs ainsi que l’entrepreneur, Pagé Construction. Un contrat de plus de 1,7 M$ en bonne partie subventionné, puisque le budget annuel total de la municipalité s’élève à 1 250 000$.

Depuis trois ans, des citoyens des rues Saint-Hubert, Saint-Maurice et de la Vérendrye doivent vivre avec des rues qui sont en partie asphaltées, mais en partie sur la gravelle, ce qui n’est pas sans causer certains désagréments. Des citoyens ayant contacté Le Nouvelliste, mais préférant conserver l’anonymat, ont admis être à bout de patience devant ce litige qui semble s’éterniser. Car tant que ce litige n’aura pas été réglé, les rues ne pourront être réparées, font-ils remarquer.

À la Municipalité, on explique que le contrat octroyé à Pagé Construction, division de Sintra, a été donné en 2014 pour le remplacement de tuyaux de même que la réfection des rues une fois les travaux terminés. Les travaux ont été effectués au printemps 2014. Or, à la suite d’une possible non-conformité au niveau du mouvement des tuyaux, les travaux ont été repris deux fois par l’entrepreneur. 

La Municipalité a par la suite embauché une firme d’ingénieurs pour vérifier la conformité de tous ces travaux, mais il semble, selon cette firme, que la preuve de la conformité ne soit toujours pas possible à avoir. 

Le dossier, qui traîne ainsi depuis plus de trois ans, se trouve maintenant entre les mains de la justice. Les avocats de la Municipalité, de la firme d’ingénieurs ainsi que de l’entrepreneur ont entamé des discussions pour tenter d’en arriver à un accord. 

En mars dernier, il a été convenu de donner le mandat à un expert indépendant afin d’évaluer si les travaux sont conformes ou non. Le rapport de cet expert est attendu d’ici la fin du mois d’octobre. Le mandat de l’expert vise notamment à déclarer s’il y a une problématique. Si oui, il devra aussi identifier quelle en est la cause et qui est responsable de faire les corrections qui s’imposent.

Pour la mairesse de Saint-Séverin, Julie Trépanier, il était difficile de commenter davantage le dossier étant donné que tout a été judiciarisé et qu’il ne fallait pas nuire au bon processus des discussions. «Nous sommes évidemment très déçus de la tournure des événements mais comme le dossier est judiciarisé nous ne pouvons pas faire grand-chose à part être patients», a-t-elle seulement commenté.

Il n’a pas été possible de connaître le montant des frais engagés à ce jour par la Municipalité afin de défendre ses intérêts dans ce dossier.

Le Nouvelliste a tenté de joindre un représentant de Pagé Construction pour obtenir leur point de vue, mais sans succès.