Les dossiers du projet de dôme et de l’interdiction de stationnement en face du dépanneur 348 occupent encore l’actualité à Saint-Édouard-de-Maskinongé.

Mario Bellemare et Marcel Thibodeau veulent que le conseil de Saint-Édouard écoute ses citoyens

SAINT-ÉDOUARD-DE-MASKINONGÉ — Selon Mario Bellemare et Marcel Thibodeau, le conseil de Saint-Édouard-de-Maskinongé devrait écouter la population concernant différents projets de la localité au lieu de faire preuve d’entêtement.

Ex-conseiller municipal qui a vécu la période trouble de 2008, Mario Bellemare est le citoyen qui a lancé une pétition s’opposant au projet de dôme. Plus de 300 personnes ont signé ladite pétition, soutient-il, tout simplement parce que les gens ne sont pas au courant de tous les tenants et aboutissants du projet qui vise à couvrir la patinoire du village.

«Je dénonce l’entêtement du conseil. À l’assemblée publique (du conseil) du mois de septembre 2019, on a voulu savoir ce qui se passe avec le dôme. Un citoyen a demandé une soirée de consultation pour savoir si la population veut le dôme ou pas. Le conseil a dit OK. Mais en refaisant la patinoire, une dalle en ciment est faite tout le tour de la patinoire. Ils ont coulé pour 18 500 $ juste en ciment. C’est à part le creusage, les formes. Il y en a pour 40 000 $. Mais on ne sait pas si on aura le dôme parce qu’on n’a jamais eu de consultation. J’ai 305 noms sur la pétition pour ne pas avoir de dôme. Le conseil ne nous écoute pas du tout. Il se fiche de nous. C’est de valeur. Il y a juste André Vanasse (conseiller municipal) qui est contre le dôme», dit M. Bellemare.

Le maire Réal Normandin commentait dans l’édition de vendredi du Nouvelliste que le projet de dôme avait suscité l’enthousiasme lors d’une rencontre citoyenne visant à réfléchir sur l’avenir de la localité à la suite de la fermeture du zoo. Mario Bellemare ne partage pas la même lecture de la situation.

«Il y a eu une assemblée en juin 2019, des idées ont été présentées. Mais le dôme n’était pas la première idée qui ressortait dans la salle. À l’assemblée du conseil de lundi, j’ai demandé pourquoi le conseil a fait des dépenses sans notre consultation publique. On ne connaît pas les coûts d’entretien pour plus tard. Le conseil me répond qu’il ne vient pas chercher une cenne dans nos poches parce qu’ils ont des subventions du gouvernement et que si le conseil ne les utilise pas, on les perd. Mais Saint-Édouard aurait pu retourner l’argent au gouvernement et aider une autre municipalité. Me faire répondre que ce n’est pas notre argent, que c’est l’argent du gouvernement... Mais l’argent du gouvernement, c’est l’argent de tout le monde.»

M. Bellemare admet qu’il a eu tort en affirmant que la Municipalité n’était pas sur sa propriété concernant la patinoire. Saint-Édouard est bel et bien chez elle depuis 2007. Mais il n’a pas l’intention de laisser tomber ce dossier et compte bien en rediscuter lors de la prochaine séance du conseil en avril.

«On se fait manipuler avec eux autres. C’est la même chose pour le dépanneur (l’interdiction de se stationner sur un côté de la route 348 de novembre à avril). Ils ont juste à dire oui. L’été, on a le droit de se stationner des deux bords de la rue et il y a les agriculteurs qui passent avec leurs batteuses! C’est de l’entêtement. Quand tu ne respectes pas le monde, ça fait dur.»

Marcel Thibodeau trouve lui aussi que le conseil fait preuve d’entêtement dans sa volonté de maintenir l’interdiction de stationnement devant son commerce.

«Le maire veut faire un dôme, mais les trois quarts de la population n’en veulent pas et il dit qu’il ne pliera pas. C’est le MTQ qui a mis les pancartes (interdisant le stationnement sur un côté de la route 348) à cause de la volonté de la Municipalité. Au dépanneur, on est au courant de tout ce qui se passe, mais on n’a jamais eu vent que quelqu’un avait rasé se faire frapper (comme le maire Normandin l’a déjà déclaré pour appuyer son désir d’interdire le stationnement à cet endroit). C’est de l’abus de pouvoir», soutient M. Thibodeau, d’autre part très critique du bilan de Réal Normandin à titre de maire de Saint-Édouard, lui reprochant de nuire au développement de la localité, de ne pas encourager l’économie locale et de n’avoir rien fait pour soutenir le Zoo de Saint-Édouard fermé à la suite de la perquisition de la SPCA de Montréal en mai dernier