La direction de la marina de Deschaillons-sur-Saint-Laurent doit se résigner à attendre que la situation revienne à la normale à la suite du glissement de terrain survenu samedi.

Marina de Deschaillons: «On attend que les lieux redeviennent sécuritaires»

DESCHAILLONS-SUR-SAINT-LAURENT — Les responsables de la marina de Deschaillons-sur-Saint-Laurent n’ont présentement d’autre choix que d’attendre que la Sécurité civile lève le périmètre de sécurité établi à la suite du glissement de terrain qui s’est produit samedi dernier et qui a entraîné la destruction complète du bâtiment qui abritait le casse-croûte de ce centre nautique.

«On attend que les lieux redeviennent sécuritaires. [...] Le casse-croûte est une perte totale», indique le président du club nautique D’eschaillons, Jean-Louis Demers.

En attendant de pouvoir réintégrer les lieux afin de préparer les installations en prévision de la prochaine saison de navigation, qui ne devrait pas être compromise si ce n’est qu’il ne sera probablement pas possible d’y acheter de la nourriture en raison des récents événements, M. Demers et les autres membres de son équipe surveillent la situation de près et s’assurent que leurs autres installations demeurent intactes. Le président s’y rend d’ailleurs sur une base quotidienne depuis le début de la crue printanière.

«Avec le niveau du fleuve qui est très haut, je dois surveiller que nos quais qui sont sur le terrain ne partent pas à la dérive. Je les ai d’ailleurs attachés la journée de Pâques», explique-t-il avant de préciser que le casse-croûte n’était pas opéré par la marina, mais bien par un franchisé.

«Nous louons seulement le terrain», poursuit-il.

Rappelons que le périmètre de sécurité a dû être élargi lorsque des ingénieurs en mouvement de terrain ont constaté des amorces de glissement de terrain sur des terrains voisins. Des analyses plus poussées par les ingénieurs du ministère des Transports ont cependant permis de réduire le périmètre au cours de la journée de dimanche.

La zone sécurisée inclut également cinq résidences. Aucune évacuation n’a cependant été nécessaire.

Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que ce centre nautique est affecté par un glissement de terrain. En 2008, la terrasse et la toiture de la capitainerie ainsi que cinq quais avaient été détruits par quatre glissements de terrain survenus en l’espace de quelques jours. En 2006, un autre glissement de terrain avait endommagé le casse-croûte voisin de la marina.