Marie-Claude Camirand

Marie-Claude Camirand blanchie

TROIS-RIVIÈRES — L’ancienne conseillère municipale du district Chavigny à Trois-Rivières, Marie-Claude Camirand, est finalement blanchie par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) en lien avec le courriel qu’elle avait envoyé à un candidat à la mairie lors de la campagne électorale municipale de l’automne dernier.

Le DGEQ a en effet fait savoir à Mme Camirand que l’enquête menée à la suite d’une plainte portée contre elle ne mènera à aucune poursuite pénale. Dans une lettre qui lui a été envoyée il y a quelques semaines et que Le Nouvelliste a pu consulter, on lui indique que «bien que le dossier ne soit pas encore clos, le directeur général des élections a décidé de ne pas intenter de poursuites pénales contre vous».

Or, pour un candidat visé par une plainte au DGEQ, les poursuites pénales sont justement le nerf de la guerre, car elles peuvent mener à l’émission de constat d’infraction et, éventuellement, à l’interdiction de mener des activités partisanes pour une période déterminée. Une considération non négligeable pour la femme, qui est actuellement candidate pour le Parti québécois dans la circonscription de Trois-Rivières.

Rappelons qu’à l’été 2017, à l’aube de la campagne électorale municipale, le candidat à la mairie André Bertrand avait commencé à faire sentir son intérêt pour se lancer dans la course à la mairie. Voulant le rallier à l’équipe de Jean-François Aubin, Marie-Claude Camirand lui avait fait parvenir un courriel dans lequel elle avait notamment écrit: «Ensemble, nous pouvons former une super équipe du tonnerre! Jean-François peut assurément te faire une place dans son équipe et, après le 5 novembre, il ne t’oubliera pas, c’est certain».

Selon la loi électorale, le simple fait d’approcher un candidat pour tenter de le faire changer d’allégeance n’est pas un geste illégal. Toutefois, si cela est fait en lui promettant un don, un prêt, un emploi ou quelque autre avantage, la pratique devient illégale et passible d’une amende et de l’interdiction de mener des activités partisanes. C’est sur ce point qu’un citoyen du secteur Cap-de-la-Madeleine avait formulé une plainte au DGEQ en lien avec l’envoi de ce courriel.

La réponse envoyée il y a quelques semaines confirme donc qu’aux yeux du DGEQ, Marie-Claude Camirand n’a pas enfreint la loi, puisqu’il a choisi de ne pas intervenir par le biais de poursuites pénales.

Appelée à réagir, la principale intéressée s’est dite soulagée, même si elle n’avait jamais douté de ses intentions et de sa bonne foi dans cette histoire. «Depuis le début, j’ai toujours été en harmonie avec mes propos. J’ai travaillé avec mes convictions et je n’ai rien fait qui a pu porter préjudice à personne. Il n’y a pas eu d’insinuation ou quoi que ce soit qui ait outrepassé les règles électorales. On a toujours été très transparent là-dedans, et la décision que vient de rendre le DGEQ ne vient que confirmer ce que je soutenais depuis le début», se réjouit-elle.

Marie-Claude Camirand a maintenant indiqué vouloir tourner la page sur cette histoire et se concentrer sur sa campagne électorale qu’elle mène actuellement dans Trois-Rivières pour défendre les couleurs du Parti québécois.