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Marie-Anne Laperrière a réussi à grimper plus de 4000 marches par jour au profit du Centre le Havre.
Marie-Anne Laperrière a réussi à grimper plus de 4000 marches par jour au profit du Centre le Havre.

Marie-Anne Laperrière, 75 000 marches plus tard

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — Marie-Anne Laperrière a pulvérisé l’objectif qu’elle s’était fixé de monter entre 3500 et 4000 marches par jour, du 25 décembre au 11 janvier, au profit du Centre le Havre. L’entraîneuse a finalement grimpé 75 000 marches, alors que le but à atteindre se situait à 72 000, grimpant ainsi l’équivalent d’une fois et un tiers le mont Everest.

Elle s’était aussi fixé un objectif monétaire de 10 000 $ qui permettrait d’aider le Centre le Havre à se rééquiper en électroménagers pour sa clientèle fragilisée, un autre sommet qui a été dépassé, alors qu’au moment d’écrire ces lignes, 13 549 $ avaient été amassés et le compteur continuait à tourner.

«Ils vont pouvoir changer tous leurs fours, le congélateur également. Ce qui restera ira en nourriture pour les sans-abris, ainsi qu’en soins et matériel. Il y a des besoins. C’est inespéré!», sourit celle qui dirige aussi le centre d’entraînement Équilibre urbain.

Bien qu’il s’agisse d’un imposant défi, l’athlète a toujours cru en elle.

«Je dois dire humblement que je suis quelqu’un d’hyper tenace, qui a un mental très fort. Mais il y avait tout de même une adrénaline de réussir», exprime-t-elle.

Marie-Anne Laperrière mentionne toutefois que le plus grand défi pendant son exploit a probablement été de garder la concentration malgré les nouvelles annoncées récemment par le gouvernement Legault, dont le couvre-feu.

«En tant que propriétaire de centre d’entraînement, il y a plusieurs dossiers plates à gérer en même temps. Mais cette annonce est venue donner un coup supplémentaire. Dans toute la COVID-19, les gyms sont un peu la partie qui a été oubliée. Se faire dire que nous ne sommes pas un bien essentiel, quand on pense qu’on en est un, ce n’est pas si facile, même si on comprend pourquoi.»

Objectif visibilité aussi atteint
L’un des autres objectifs du défi de Marie-Anne Laperrière résidait dans le fait de faire connaître davantage l’organisme.

Ce qui, pour elle, peut aussi être qualifié de mission accomplie.

«Les sans-abris sont des gens qui sont un peu plus jugés que d’autres causes dans notre société. De voir le soutien que j’ai pu avoir, c’est extraordinaire. Les gens ont donné beaucoup. Je pense qu’ils ont réalisé que c’est un organisme qui fait du sept jours sur sept et du 24 heures sur 24. Je suis heureuse, parce que je sens que j’ai fait une différence dans la vie des gens», se réjouit-elle.

Retour aux défis du quotidien
Maintenant qu’elle a monté 75 000 marches, la physiothérapeute de formation va revenir à une certaine normalité.

«Je continue la course, pour avoir de l’énergie dans mon corps, pas pour être cute en pantalon», rigole-t-elle.

«Je souhaite continuer à faire une différence dans la vie des gens que j’accompagne avec mon centre d’entraînement, certaines personnes depuis 14 ans», soutient-elle plus sérieusement.

Prochain défi?
«Si je refais ça l’an prochain, je vais viser les 10 000 marches.»

Rien de moins.