La tendance est au décor champêtre et rustique pour les mariages, comme on peut le constater en visitant plusieurs des exposants du Salon des futurs mariés et bals de finissants de Trois-Rivières.
La tendance est au décor champêtre et rustique pour les mariages, comme on peut le constater en visitant plusieurs des exposants du Salon des futurs mariés et bals de finissants de Trois-Rivières.

Mariage champêtre, mariage plus simple

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Organiser un mariage peut être un casse-tête : il faut trouver une salle, un traiteur, un décorateur, un disc-jockey, gérer l'envoi des invitations, etc. Or, il semblerait que de plus en plus, la tendance est à la simplicité, avec des formules de mariage clé-en-main. C'est du moins la tendance qu'observent plusieurs exposants du Salon des futurs mariés et bal de finissants de Trois-Rivières, qui se déroule cette fin de semaine à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières. Une tendance à la simplicité qui se transpose par ailleurs dans le décor et le lieu que les couples choisissent pour fêter l'union de leur destinée.

Le ton est donné en entrant au Salon: si le mariage avec des paillettes a encore des adeptes, c'est le style «rustico-champêtre» qui a la cote en ce moment. «C'est un style avec du feuillage dans la décoration, du bois et d'autres éléments qui rappellent la nature. Ça exprime la simplicité. Il y a encore des adeptes des paillettes, mais je dirais que c'est 30 %, contre 70 % pour le rustico-champêtre», remarque Marc Duval, propriétaire du Groupe Décoralium. 

C'est également ce que constatent Alain et Marie-Claude, de Paul Piché Traiteur et Le Shack. «Les gens demandent de la coutellerie noire, et même au niveau des fleurs, des chaises, c'est plus simple. Les gens recherchent, dans la décoration, le terracotta et la jute. Les pots Mason étaient très populaires depuis quelques années aussi, mais on sent que ça s'essouffle comme tendance», indique Alain. 

Retour aux sources

Martine Lessard, propriétaire de la ferme Nouvelle-France, à Sainte-Angèle-de-Prémont, est bien placée pour attester de ce retour vers un mariage simple, mais qui garde son côté chic. 

«Au début, on recevait les gens pour des mariages en août et en septembre. Aujourd'hui, on en fait de mai à octobre», illustre-t-elle. 

C'est le désir de simplicité qui explique selon elle l'attrait qu'exerce sa salle de réception et le site de la ferme Nouvelle-France auprès des futurs mariés. Ça et un retour vers des mariages avec moins d'extravagances. 

«On sent un retour aux sources, surtout chez les jeunes. Ils veulent que leurs invités s'amusent, plutôt que de rester plantés là dans le stationnement pendant que les mariés prennent leurs photos. À la ferme, ils peuvent prendre un cocktail et puis aller visiter le site», explique-t-elle. 

Ce retour aux mariages comme ils se faisaient autrefois se traduit également par le retour des longues tables, au lieu des petites. Exit aussi les housses de chaise, les mariés préfèrent aussi des sièges à leur état naturel. 

Une autre valeur qui ne peut que plaire à la nouvelle génération de mariés: Mme Lessard essaie, autant que les demandes de ses clients le permettre, de s'approvisionner localement pour préparer une réception de mariage. 

«Pour les fleurs, je fais affaire avec une fleuriste de Saint-Paulin, le plus possible. Je trouve ça important», souligne-t-elle. 

Et l'orchestre?

L'engouement pour les mariages plus simples et traditionnels ne signifie pas que la technologie perd de son attrait. Après le disc-jokey, l'heure est maintenant au «vidéo-jockey», qui projette des vidéoclips sur des écrans autour de la piste de danse. Et même les endroits plus champêtres comme la ferme Nouvelle-France disposent de hauts-parleurs, d'écrans géants et d'éclairage. 

D'ailleurs, bien qu'un quatuor à cordes soit tout à fait à propos dans le cadre d'un mariage champêtre, les musiciens en chair et en os ne sont pas nécessairement plus en demande qu'avant. 

«Le choix d'engager des musiciens ou non, ça dépend vraiment de l'importance qu'accordent les mariés à la musique», estime Marina Isabel, qui joue à des mariages depuis qu'elle a 14 ans. 

Selon elle, toutefois, les musiciens comme elle et Daniel Bolduc, avec qui elle joue pour les futurs mariés, ne sont pas en voie de disparition, malgré les avancées technologiques. 

«Je ne pense pas qu'on va disparaître. Je pense qu'il y aura toujours des gens qui vont aimer voir et entendre des musiciens dans les mariages. Des musiciens qui jouent ''live'', ça ajoute vraiment du charme à un mariage, ça donne une ambiance de plus», affirme Mme Isabel. 

Le Salon des futurs mariés et bal de finissants se poursuit dimanche, de 12 h à 17 h, à la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières. L'entrée coûte 10 $.