Marcheurs de Cogeco et SPA Mauricie, un mariage écrit dans le ciel.
Marcheurs de Cogeco et SPA Mauricie, un mariage écrit dans le ciel.

Marcher avec des chiens en refuge: une collaboration Cogeco-SPA Mauricie 

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Si vous circulez dans les environs de l’édifice de Cogeco, boulevard Saint-Jean à Trois-Rivières, en semaine, vous pourriez peut-être croiser un chapelet de plusieurs petites équipes de marcheurs accompagnés de chiens.

C’est que 38 employés de Cogeco ont décidé de former un club de marche, histoire de prendre soin de leur santé. Le projet, qui vient tout juste de s’amorcer, a ceci d’original que ces employés feront profiter de leurs sorties au grand air les chiens en refuge de la SPA de la Mauricie à raison de trois fois par semaine.

La sympathique idée a des racines lointaines et remonte au moment où Caroline Beaudry, directrice des relations avec les communautés chez Cogeco, a eu le goût de se mettre à l’activité physique après avoir entendu une conférence de Marie-Josée Gervais, la directrice générale des Défis du Parc. La contagieuse passion de Mme Gervais pour l’activité physique et ses bienfaits a vite convaincu Mme Beaudry de devenir une Rose et de participer aux Défis du Parc.

Durant ce temps, un comité de santé et mieux-être s’est formé, chez Cogeco, pour regrouper des employés de partout dans l’entreprise. Ces employés «ont fait une grande collecte d’idées pour améliorer la santé et le mieux-être des gens ou la maintenir chez ceux qui sont déjà en forme», raconte-t-elle. Tout récemment, un des projets déposés par ce comité a capté tout particulièrement l’attention, car il proposait de créer un club de marche. L’idée s’est imposée d’elle-même, mais Mme Beaudry a tenu à lui faire franchir un pas de plus.

«Mon rôle, c’est de faire du partenariat», explique-t-elle. La directrice a donc convaincu ses patrons qu’il y aurait un avantage à ce que Cogeco s’associe à des événements rassembleurs dans les sports amateurs, «ce qu’on n’avait jamais vraiment fait, notre créneau étant la culture au niveau de sa diffusion. Ça représente 80 % de nos dons commandites pour les régions du Québec», explique-t-elle.

Cette nouvelle idée n’est pas restée lettre morte, car «on vient de signer avec les Défis du Parc», dit-elle.

Les marcheurs sont tout aussi heureux que les chiens de se balader en plein air.

Et pourquoi le club de marche ne deviendrait-il pas un tremplin, pour les volontaires, vers une participation aux Défis du Parc? «Un club de marche serait peut-être un premier pas pour aller, en septembre, faire la Marche des générations», propose Mme Beaudry.

Ceux et celles qui pratiquent une activité physique ont parfois, voire souvent, besoin d’un peu de motivation pour être assidus. Très vite, les morceaux se sont donc mis en place dans la tête de Mme Beaudry et de ses collaborateurs. Que serait une marche, en effet, sans la compagnie d’un chien?

Or, tout près de chez Cogeco, à la SPA de la Mauricie, il y a quantité de chiens qui ne demandent pas mieux que d’aller se dégourdir les pattes en plein air. Le mariage entre les deux était écrit dans le ciel.

«Ça devient une petite motivation supplémentaire» pour aller marcher, signale-t-elle. «Et puis il y a des chiens en adoption qui sont dans leur petite cage et qui ont peut-être envie de sortir», ajoute-t-elle.

«Il y a peut-être des gens qui en adopteront. Ça sera gagnant pour tout le monde», résume-t-elle.

«C’est tellement une bonne idée», dit la directrice générale adjointe de la SPA de la Mauricie, Sarah-Lise Hamel, d’autant plus «qu’on est des voisins corporatifs», rappelle-t-elle.

Le programme de bénévolat pour aller faire marcher les chiens ou pour aller cajoler les chats est très populaire, indique-t-elle, au point où les bénévoles doivent réserver leur plage horaire. La venue de ces nouveaux bénévoles est bienvenue et la façon de faire sortir les chiens avec les bénévoles de Cogeco n’est pas différente par rapport aux autres bénévoles, explique-t-elle.

«Il arrive que des bénévoles s’attachent à un chien et veuillent l’adopter», confirme Mme Hamel. Peut-être que certains membres du club de marche vivront la même situation.