La première manifestation pour le climat avait eu lieu en mars dernier, notamment à l’UQTR.

Marche mondiale pour le climat: deux collèges et l’UQTR lèveront les cours

Trois-Rivières — Les établissements d’enseignement supérieur de la région se préparent à la Manifestation mondiale pour le climat qui se déroulera le 27 septembre. À cette occasion, l’Université du Québec à Trois-Rivières accepte de faire une levée de cours de midi à 15 h. Professeurs, chargés de cours et employés sont également invités à aller marcher pour la cause, indique le prote-parole, Jean-François Hinse. Deux des trois collèges de la région, le Laflèche et le Cégep de Trois-Rivières, lèveront également leurs cours.

Ce ne sera pas le cas toutefois au Cégep de Shawinigan. Le directeur, Éric Milette, indique que l’établissement s’en est remis à un exercice démocratique avant de prendre une décision. Un référendum a en effet été organisé par l’Association générale des étudiants, du 10 au 12 septembre. Le taux de participation a été de 72,4 % et il y a eu 855 répondants. Il en ressort que 426 répondants ont voté en faveur de la levée de cours et 429 ont voté contre. C’est donc 50,2 % des répondants qui se sont prononcés contre la levée de cours. Malgré cela, quelques activités portant sur la question environnementale marqueront la journée du 27, assure le directeur, dont un grand rassemblement à 8 h.

M. Milette ne croit pas que ce résultat signifie un désintéressement du Cégep de Shawinigan envers l’environnement. Le directeur rappelle que le Cégep de Shawinigan a été classé au niveau excellence par Environnement Jeunesse pour ses initiatives en environnement. L’exercice auquel les étudiants de l’établissement viennent de se prêter «est très formateur», analyse-t-il en parlant d’une «occasion unique».

Rappelons que si l’UQTR accorde la levée de cours, cette fois-ci, tel ne fut pas le cas le 15 mars dernier, lors de la première Marche pour le climat. Des étudiantes en pratique sage-femme s’étaient absentées afin de participer quand même à l’événement alors qu’un examen était prévu, soutenant qu’elles respectaient le vote de grève pris par l’AGEUQTR pour cette occasion. L’UQTR avait refusé d’accorder une reprise d’examen. Finalement, les étudiantes ont dû reprendre leur cours au complet durant leur 4e et dernière année d’études.

En vue de la nouvelle Marche mondiale pour le climat, une levée de cours complète est également accordée par le Cégep de Trois-Rivières, incluant les cours du soir. «Le calendrier scolaire a été modifié», indique la porte-parole, Isabelle Bourque. Mieux encore, une journée institutionnelle sur l’environnement a été décrétée.

En avant-midi, la direction du Cégep de Trois-Rivières, de même que le Syndicat des enseignants et l’Association générale des étudiants prendront la parole et divers ateliers seront organisés afin de voir ce qui pourrait être fait de plus au sein du collège pour donner un coup de pouce à la planète.

Vers 11 h, une déclaration commune en faveur de la protection de l’environnement sera prononcée, ajoute Mme Bourque. Les manifestants se dirigeront ensuite vers l’UQTR pour un ralliement.

«Même le personnel est invité à y aller. Il a le choix soit d’aller manifester, soit de travailler ce jour-là», dit-elle.

L’UQTR accueillera en effet de nombreux partenaires à la Place Gilles-Boulet qui sera le point de départ de la Marche pour le climat, laquelle se conclura au centre-ville de Trois-Rivières. «Les 1800 personnes qui travaillent à l’UQTR sont d’abord et avant tout des citoyens. Il nous apparaissait essentiel de permettre à l’ensemble de la communauté de se mobiliser avec les partenaires de l’AGEUQTR», souligne le recteur, Daniel McMahon.

Il est à noter que la levée de cours vaut également pour le campus de Drummondville. Il est toutefois possible que dans certains départements, la levée de cours ne puisse être autorisée si des activités ou examens ne peuvent être reportés par les professeurs et chargés de cours.

Au Collège Laflèche, les cours seront annulés de midi à 18 h «afin que les étudiants soient dégagés pour emboîter le pas dans ce mouvement-là», indique la responsable des communications, Anne-Laurence Jacob.

Contrairement à la plus grande commission scolaire du Québec, celle de Montréal, où une journée pédagogique a été décrétée dans le but de permettre aux 114 000 élèves et aux enseignants de participer à cette manifestation, rien de particulier n’est prévu du côté de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, car le 27 est une journée pédagogique déjà inscrite au calendrier scolaire.

Rien n’est prévu non plus du côté de la Commission scolaire de l’Énergie ni du côté de la Commission scolaire de la Riveraine où les classes auront lieu comme prévu. Certaines écoles pourraient peut-être tenir des activités, mais en dehors des heures de cours, indique la responsable des communications à la Riveraine Émilie Guay.

La Presse rapportait, mercredi, que le premier ministre, François Legault, s’attend à ce que la Commission scolaire de Montréal s’assure que les enseignants «travaillent vendredi prochain», car la journée pédagogique n’est pas un congé.

Selon La Presse, ce sont les deux tiers des collèges publics ainsi que de nombreuses universités du Québec qui ont décidé d’appuyer le mouvement en annulant les cours. La jeune militante suédoise Greta Thunberg, sera de la manifestation à Montréal.