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La directrice de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie, Joanne Blais, pendant que les femmes plantaient les arbustes fruitiers.
La directrice de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie, Joanne Blais, pendant que les femmes plantaient les arbustes fruitiers.

Marche mondiale des femmes: une action pour la justice climatique féministe [VIDÉO]

Rosie St-André
Rosie St-André
Le Nouvelliste
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La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) s’est mobilisée vendredi après-midi afin de revendiquer une justice climatique féministe dans le cadre de la 4e action de la Marche mondiale des femmes (MMF) en Mauricie. La plantation de cinq arbustes fruitiers s’est faite au Carré de la fosse par des femmes membres de l’organisme.

Chaque arbuste représente l’une des cinq revendications de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF), soit la lutte contre la pauvreté et la violence, la lutte pour la justice climatique, pour les femmes migrantes, immigrantes et racisées ainsi que pour les femmes autochtones. L’action collective revendique, entre autres, des mesures d’accès à l’eau potable et à une alimentation de qualité à un prix accessible.

«On sait que dans plusieurs pays du sud, ce sont les femmes qui sont responsables de la sécurité alimentaire. Elles vont chercher l’eau, le bois, la nourriture, et ce qu’on fait dans les pays du nord a un impact direct sur elles et dans les pays où elles se trouvent. C’est pourquoi on demande aujourd’hui au gouvernement d’agir, pour qu’il adopte une agriculture de proximité en intégrant des principes de l’agroécologie et d’économie circulaire», a déclaré la directrice de TCMFM, Joanne Blais.

L’une des cinq revendications de la CQMMF, la lutte contre la violence faite aux femmes.

Le féminisme s’ajoute dans la justice climatique par le fait que les femmes font partie des groupes de personnes qui subissent les conséquences des changements environnementaux de manière plus marquée.

«On dit une justice climatique féministe, parce que celles qui sont occupées à donner des soins à des personnes vulnérables ou à s’occuper de la nourriture pour leur famille vont être moins disponibles pour s’impliquer dans les instances décisionnelles. Il y a donc un biais inévitable pour les hommes dans le système de gens élus. Il faut donc revendiquer qu’elles soient représentées au sein des décisions concernant l’environnement», a émis Valérie Delage qui travaille au Comité de Solidarité/Trois-Rivières.

Une alimentation saine et accessible

La collaboration avec l’organisme La Brouette, responsable du Carré de la Fosse, était dans le but de promouvoir l’alimentation de qualité et accessible à tous. En effet, une partie des récoltes déjà cultivées à cet endroit va à l’organisme Point de rue dans le but que les personnes plus vulnérables aient accès à une alimentation saine. Les arbustes plantés dans le cadre de l’action resteront à cet endroit tout l’été, permettant aux gens de recueillir les fruits pendant la saison estivale.

«Il s’agit vraiment de mettre en valeur une agriculture libre dont la population trifluvienne pourra bénéficier», a rapporté Mme Blais.

C’est dans le cadre du Jour de la Terre qui était la veille et en commémoration de l’effondrement du Rena Plaza du 24 avril 2013 que ce moment a été choisi. L’ancien établissement réunissait plusieurs ateliers de confection de marques de vêtements internationales dans lesquels majoritairement des femmes y travaillaient. Ce sont 1127 d’entre elles qui ont perdu la vie cette journée-là, rappelant que la gent féminine subit les changements climatiques de manière inégale.