La présidente du Regroupement des Amazones d’Afrique et du Monde, Elvire B. Toffa.
La présidente du Regroupement des Amazones d’Afrique et du Monde, Elvire B. Toffa.

Marche contre le racisme à Trois-Rivières : «Il faut être solidaire et dire plus jamais ça»

Trois-Rivières — Une marche silencieuse en soutien au mouvement «Black Lives Matter» et pour dire non au racisme se tiendra ce samedi à Trois-Rivières. Organisé par le Regroupement des Amazones d’Afrique et du Monde, ce rassemblement pacifique s’adresse à tous ceux qui veulent dénoncer la haine raciale.

«Il n’y aura qu’une seule banderole lors de cette marche et elle dira: ‘‘non au racisme’’. C’est le message que l’on porte dans cette marche. C’est un seul message et puis il est commun», affirme Elvire B. Toffa, la présidente du Regroupement des Amazones d’Afrique et du Monde.

Cette manifestation se tient dans la foulée de la mort de George Floyd lors de son arrestation par la police de Minneapolis et de nombreuses manifestations à se tenir aux quatre coins des États-Unis. Même si ces événements ont eu lieu chez nos voisins du Sud, le combat contre le racisme doit aussi se tenir au Québec, estiment les organisatrices de la marche.


« «C’est important de se lever ici aussi. Et il faut le faire de la manière la plus pacifique qui soit. C’est le bon combat» »
Elvire B. Toffa

«Ce n’est pas parce que c’est un homme noir sous un policier blanc. Lorsque j’ai vu la vidéo, je me suis dit que l’humanité est malade. On est en danger tous. Il faut être solidaire et dire plus jamais ça. Si j’avais vu un policier noir faire ça à un homme blanc, j’aurais eu la même réaction. C’est dégueulasse, c’est dégoûtant, c’est horrible.»

Les participants doivent se réunir devant le pavillon A.-Ringuet de l’Université du Québec à Trois-Rivières. La marche doit ensuite s’amorcer autour de 14 h et les manifestants se rendront à l’hôtel de ville de Trois-Rivières. Ce déplacement se fera bien sûr sous la supervision de patrouilleurs de la police de Trois-Rivières.

«Notre souhait c’est que le maire, Jean Lamarche, nous accueille pour qu’on lui remette une lettre très simple qui dit qu’on aime vivre ici, que nous sommes venus pour construire avec les autres. Et que c’est ensemble que nous voulons construire notre région, notre ville», mentionne Mme Toffa.

«Le racisme n’a vraiment pas sa place. On souhaite que le responsable de la Ville veille à ce qu’on ne vive pas ici les horreurs qu’on a vues chez nos voisins d’à côté.»

Cette marche sera entièrement silencieuse. Les organisatrices de l’événement tiennent mordicus à ce que les participants gardent le silence tout au long de la marche.

«Le silence c’est pour réfléchir à cette horreur qu’est le racisme», explique la présidente des Amazones qui ajoute qu’on trouve du racisme dans toutes les sociétés, incluant au Québec.

«On ne va pas faire l’autruche à Trois-Rivières, il y a plein de témoignages. Il ne faut pas qu’on attende, mais j’ai confiance en ma ville.»

Le combat contre le racisme passe, estime Elvire Toffa, par l’acceptation de toutes les différences. «Les différences devraient nous enrichir», soutient-elle.

Les participants à cette marche tenue en pleine pandémie devront respecter les mesures sanitaires en place. Les participants doivent porter un masque et respecter la distanciation physique.