L’UQTR surveille de très près les vignettes falsifiées ou revendues.

Marchandage de vignettes de stationnement à l'UQTR

TROIS-RIVIÈRES — Il n’y a pas de stationnement pour loger les voitures de tous les étudiants, sur le campus de l’UQTR, on le sait. Il faut donc une vignette pour l’utiliser. Or, Le Nouvelliste a appris que cette situation donne lieu à la revente de ces précieuses vignettes, souvent à gros prix.

«Ce n’est pas la première année que c’est comme ça», reconnaît le porte-parole de l’UQTR auprès des médias, Jean-François Hinse. Or, l’institution fait présentement tout en son pouvoir pour éviter ce genre de pratique qui aura des conséquences pour ceux et celles qui sont impliqués dans ce stratagème, prévient-il.

C’est souvent par les réseaux sociaux que les revendeurs tentent de refiler leur vignette à d’autres lorsqu’ils n’en ont plus besoin. Sur la page Facebook Spotted UQTR, une note apparaissait d’ailleurs en date du 26 août: «Toutes les recherches de vignettes se feront en commentaire sur ce post. SVP, si vous en avez une, parlez à ceux qui en cherche (sic). Nous ne ferons aucun post à ce sujet», préviennent les administrateurs de la page.

M. Hinse prévient qu’une veille est faite sur les réseaux sociaux pour tenter de contrôler le phénomène.

«Ce qu’il faut savoir, c’est que la revente, tout comme la falsification des permis de stationnement est contraire à la politique sur le stationnement de l’Université», rappelle-t-il.

«Les gens qui revendent leur permis s’exposent à de grands risques», prévient-il. «Ils peuvent perdre le droit de s’acheter une vignette de stationnement pour les prochaines sessions», dit-il. Dans certains cas, les fautifs s’exposent à une rencontre avec un comité de discipline «et il peut y avoir des sanctions», dit-il. «Ça peut aller jusqu’à perdre une session et perdre le droit de venir étudier à l’UQTR dans des cas de récidive, par exemple», souligne-t-il.

Divers moyens sont entrepris par le service de sécurité publique du campus pour dépister les vignettes revendues. En plus d’une veille sur les réseaux sociaux, «les agents peuvent se promener et faire des vérifications dans le stationnement. Les vignettes ont toutes un numéro de série. Donc l’agent entre le numéro de série dans son système et s’aperçoit que la vignette ne correspond pas du tout au véhicule. On peut alors rencontrer le propriétaire du véhicule pour essayer de comprendre. Si l’on se rend compte que la vignette a été achetée de façon illégale, à ce moment-là, il peut y avoir une sanction», explique-t-il.

Il n’est pas exclu que les acheteurs aussi subissent des sanctions, ajoute M. Hinse.

Ce dernier n’avait pas de données à fournir sur le nombre d’infractions du genre qui se font annuellement. «Je peux dire que les agents sont très actifs sur les médias sociaux et sont très actifs aussi dans les stationnements pour faire les vérifications spécialement dans des périodes de l’année comme la rentrée où, justement, il peut avoir plus de chances de faire de la revente.»

Le porte-parole indique que si un étudiant possède une vignette et que, pour diverses raisons, il n’en a plus besoin pour une raison ou une autre, «il doit retourner au service de protection publique, ici, pour rencontrer la personne responsable et il peut y avoir un remboursement qui est fait», précise-t-il. La vignette de stationnement est propriété de l’UQTR en tout temps. Les règlements sont disponibles sur le site de l’UQTR.