Marc H. Plante et Dominique Anglade
Marc H. Plante et Dominique Anglade

Marc H. Plante dans l'équipe de Dominique Anglade

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LOUISEVILLE — «Quand elle a dit qu’elle mettrait une charte des régions, c’est venu me chercher droit au cœur. Tout mon engagement politique se fait autour du développement des régions, tout le monde qui me connaît sait que je parle des régions tous les jours. Je mets mon énergie pour faire élire la personne qui est la meilleure et c’est Dominique.»

Marc H. Plante prend position concernant la course à la direction du Parti libéral du Québec. Non seulement l’ancien député de Maskinongé appuie Dominique Anglade, mais il laisse son travail au caucus du PLQ pour joindre l’équipe de la candidate à titre de directeur de l’est du Québec de sa campagne.

M. Plante reconnaît volontiers que le résultat de l’élection d’octobre 2018 n’a pas été celui qu’il souhaitait, le PLQ étant chassé du pouvoir. Il estime que la formation politique a besoin d’une personne à l’écoute et c’est exactement la formule adoptée par Mme Anglade depuis l’été, soutient-il.

«Je suis un militant depuis plus de 20 ans au Parti libéral. Dominique a fait une immense tournée du Québec, elle a écouté les militants, elle est arrivée avec une plateforme d’idées, elle croit au militantisme pour le ramener au Parti libéral. Le militantisme est la marque de commerce du parti. Quand tu parles de cette façon à un militant qui est là depuis longtemps, ces mots nous charment. Dominique a le charisme et les connaissances pour être la cheffe du Parti libéral et la cheffe d’un gouvernement.»

Écouter les militants et miser sur les régions sont des approches politiques qui existent depuis des décennies. Il n’y a rien de bien original dans le discours de Mme Anglade. Sauf que selon M. Plante, sa préférée dans la course à la direction applique ce qu’elle propose.

«Elle est la preuve vivante de l’écoute des militants, elle a ramené leurs idées qu’elle a travaillées avec eux. Et Dominique a toujours cru au développement des régions, elle comprend le développement économique des régions. La Mauricie a bénéficié de son travail. Le dossier d’internet haute vitesse (annoncé il y a deux ans en partenariat avec le gouvernement fédéral), c’est grâce à son aide qu’on a pu l’annoncer.»

Le PLQ doit regagner la faveur des régions à la prochaine élection québécoise s’il veut reprendre le pouvoir. L’arrivée d’Alexandre Cusson, maire de Drummondville jusqu’à la fin janvier, a été saluée par des observateurs de l’actualité politique en raison de sa provenance et de son engagement comme ancien président de l’Union des municipalités du Québec.

En raison de sa ferveur régionaliste, on aurait pu penser que M. Plante aurait appuyé M. Cusson.

«Je connais bien Alexandre. C’est une candidature de qualité. Une course à la chefferie, c’est sain pour le parti. Mais croire aux régions, c’est plus qu’un code postal. Il y a des gens des grandes villes qui comprennent le développement des régions et Dominique l’incarne totalement. Je ne suis pas contre Alexandre. Je suis pour Dominique et le lendemain de l’élection à la chefferie, tout le monde va travailler ensemble pour rebâtir le parti. J’ai fait le meilleur choix.»

Cette volonté d’accompagner Mme Anglade vers la direction du PLQ amène toutefois M. Plante à laisser ses fonctions de responsable des travaux de la chambre au sein de l’équipe de la whip de l’opposition officielle, Nicole Ménard.

«C’est une question de transparence. Au caucus, on sert l’ensemble des députés. Travailler à une course à la chefferie et les fonctions que j’occupais, ce n’est pas compatible», dit M. Plante, qui affirme ne pas avoir encore pris la décision d’être candidat libéral à l’élection de 2022.

La position des anciens députés 

De son côté, l’ex-député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, fait partie des premiers militants à s’être joint à Dominique Anglade dans sa course à la direction du Parti libéral du Québec. Il siège sur le comité des régions de cette candidate avec trois autres personnes, en plus d’être conseiller pour le secteur agricole. Rappelons que M. Giguère occupe également la présidence de l’Association libérale de Laviolette - Saint-Maurice depuis le printemps dernier.

L’ancienne députée Julie Boulet n’a pas voulu se prononcer officiellement, mais elle avoue avoir, pour le moment, un préjugé favorable pour Alexandre Cusson. «Je vais attendre de voir les candidats qui s’alignent. […] (Alexandre Cusson) Je le connais très bien, c’est un rassembleur, il est très consensuel. Il va défendre les régions parce qu’on a vraiment besoin de se rapprocher du Québec francophone. C’est le défi du Parti libéral et je mise sur M. Cusson pour atteindre cet objectif-là. S’il y d’autres candidats, je verrai, mais entre les deux qu’il y a présentement, c’est certain que j’ai un préjugé favorable pour M. Cusson», a-t-elle lancé.

 Jean-Denis Girard, pour sa part, a affirmé ne pas vouloir se prononcer en raison de ses nouvelles fonctions professionnelles. 

Pierre Michel Auger, quant à lui, ne prendra pas position ni dans un camp, ni dans l’autre. Il se réjouit toutefois qu’il y ait une course à la direction. «C’est mieux une course avec deux ou trois candidats qu’un couronnement. Ce sont deux belles candidatures, mais en ce qui me concerne, il n’y aura pas d’implication politique», a indiqué M. Auger.