Marc Bastien est accusé de voie de fait causant des lésions corporelles contre l’agent de sécurité qui serait intervenu auprès de son père, Guy Bastien.
Marc Bastien est accusé de voie de fait causant des lésions corporelles contre l’agent de sécurité qui serait intervenu auprès de son père, Guy Bastien.

Marc Bastien comparaît pour voies de fait causant des lésions

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le fils de Guy Bastien, cet homme de 82 ans mort à la suite d’une chute au Centre d’hébergement et de soins de longue durée Roland-Leclerc, doit maintenant répondre de ses actes devant la Cour du Québec.

Marc Bastien a été formellement accusé de voies de fait causant des lésions corporelles, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières. On lui reproche de s’en être pris physiquement à l’agent de sécurité qui aurait poussé son père, selon la version de la famille Bastien. Le geste de violence aurait été commis le 29 novembre 2019 au CHSLD, après que Marc Bastien eut retrouvé son père, couvert de sang et de vomi dans sa chambre.

Rappelons que depuis le début, la famille soutient que Guy Bastien, souffrant d’Alzheimer, était tombé lors d’une altercation avec un agent de sécurité, ce que nie l’employeur de ce dernier. Guy Bastien avait alors subi une fracture du crâne et une hémorragie cérébrale. C’est son fils Marc qui avait contacté le 911 pour qu’il soit transporté à l’hôpital.

Marc Bastien, qui est conseiller municipal à Saint-Étienne-des-Grès, a donc été accusé de voie de fait mais par voie de procédure sommaire de sorte que la peine qu’il encourt, s’il devait être reconnu coupable, est moins sévère que si l’accusation avait été portée sur acte criminel.

Pour sa comparution, son avocat, Me David Edmunds, était absent mais Marc Bastien était présent. Devant le juge Simon Ricard, il a plaidé non coupable. Son dossier a été reporté au 21 février.

À sa sortie de la salle d’audience, Marc Bastien était très émotif. «Oui, la comparution a fait remonter beaucoup d’émotions à la surface toutes liées à la perte de mon père», a-t-il déclaré en tentant de retenir ses sanglots.

Il a cependant tenu à clamer son innocence. «J’ai plaidé non coupable. Le processus judiciaire va maintenant suivre son cours jusqu’au bout mais le plus important, ce n’est pas l’accusation qui est portée contre moi mais plutôt le décès de mon père et toutes les démarches en cours pour faire la lumière sur ce qui est arrivé», a-t-il ajouté.

La famille a réclamé qu’une enquête publique soit faite sur les circonstances entourant le décès de Guy Bastien. Une demande a été faite au Bureau du coroner. À ce sujet, il s’attend à ce qu’il y ait peut-être des développements cette semaine.

«Toutefois, il faut prendre le temps qu’il faut pour régler le problème», a-t-il ajouté.

Ce décès a en effet soulevé des interrogations notamment sur la formation et le travail des agents de sécurité et des intervenants auprès de cette clientèle spécifique et sur les raisons pour lesquelles M. Bastien n’a pas été conduit au centre hospitalier avant l’intervention de son fils.

Le coroner mène déjà une enquête dans ce dossier. Il en va de même au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).