Les travailleurs des écocentres de la Mauricie ont manifesté, lundi midi, à la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie.

Manifestation des travailleurs des écocentres

Près d’une vingtaine de salariés des écocentres de la Mauricie ont manifesté, lundi midi, devant la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM), à Saint-Étienne-des-Grès, pour exprimer leur impatience face à la lenteur des négociations de leur première convention collective. Si l’aspect normatif est réglé, les offres monétaires de l’employeur se font toujours attendre.

«Toute la partie du normatif est réglée. L’employeur devait déposer ses propositions monétaires. Nous avons fait les nôtres, et maintenant, on est dans l’attente du retour de l’employeur. Ses propositions ne sont toujours pas sur la table, et il a annulé les dernières rencontres. Bref, on n’en sait pas plus. On ne sait pas ce que l’employeur veut nous proposer, et même, ce qu’il veut finalement. La négociation n’avance plus à cause de ça», déplore Sylvain Pratte, président du Syndicat régional des employés municipaux de la Mauricie - CSN.

Du côté de la Régie, on assure que le processus de négociations se déroule normalement. «On a demandé un report parce qu’on avait besoin de valider certains éléments d’information nécessaires aux négociations, et on est confiant de revenir avec une proposition de nouvelles dates pour poursuivre le processus de négociations qui n’a jamais été interrompu», explique Sylvie Gamache, porte-parole de la RGMRM. Ces travailleurs sont syndiqués depuis environ un an. «Il faut que ça avance. Ça fait un an. Les gens ont envie d’avoir des conditions de travail décentes. Ils ont envie que ça se développe, que ça avance. C’est pourquoi on a organisé la manifestation pour rappeler à l’employeur qu’on est là. On est toujours là, et on veut négocier», fait valoir M. Pratte.

À la Régie, on assure être confiant de parvenir à un terrain d’entente. «On est confiant d’arriver à une entente négociée et satisfaisante pour les parties», assure Mme Gamache. Le syndicat pourrait, pour sa part, tenir un vote de grève dans les prochaines semaines si l’employeur ne souhaite toujours pas négocier. «Ce sera aux travailleurs de décider, mais il n’y a pas de décision qui a été prise pour l’instant à cet effet-là», précise M. Pratte.

Les salariés des six écocentres de la Mauricie (Trois-Rivières-Ouest, Cap-de-la-Madeleine, Shawinigan, Louiseville, Saint-Étienne-des-Grès et Champlain) comptent une quarantaine d’employés au total. Leur nombre varie selon les saisons. Leur salaire est légèrement au-dessus du salaire minimum. Le syndicat souhaite obtenir des conditions de travail comparables à celles des cols bleus à l’emploi de la Régie.