Plusieurs grévistes d’Olymel Princeville ont manifesté sur le boulevard des Récollets à Trois-Rivières.

Manifestation des grévistes d’Olymel Princeville à Trois-Rivières: vibrant appel à négocier

Trois-Rivières — En grève depuis le 28 octobre dernier, quelque 250 membres du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville, sur un total de 350, sont débarqués mercredi à Trois-Rivières pour inviter l’employeur à négocier. Et c’est devant la quincaillerie BMR du boulevard des Récollets qu’ils ont manifesté, simplement parce qu’il s’agit d’une entreprise membre de la Coop fédérée.

«On est en négociation avec Olymel qui appartient à la coopérative fédérée du Québec et les BMR appartiennent à la Coopérative fédérée du Québec. Notre but, c’est de faire bouger la fédérée, qu’ils parlent au siège social d’Olymel pour qu’ils s’assoient, viennent négocier et nous fassent une contre-offre qu’on attend depuis des semaines», a expliqué au Nouvelliste le président du syndicat, Steve Houle.

«Ce qu’on veut, c’est que la négociation avance et le but de cette manifestation, c’est essayer de faire avancer la négociation. Ce qui achoppe à la table, c’est simplement le salarial car tout ce qui est le normatif est réglé à 95 %», renchérit celui qui rappelle que la convention collective est échue depuis le 1er octobre dernier.

Il ne s’agissait pas du premier coup d’éclat de la part des grévistes d’Olymel Princeville, s’étant fait entendre de la même manière récemment chez Bacon América de Drummondville, qui appartient à Olymel, et au siège social même d’Olymel à Saint-Hyacinthe. Sauf que cette fois, la stratégie monte d’un cran en visant la Coop fédérée.

«Les négociations sont au point mort présentement. Une rencontre est prévue jeudi à la demande du conciliateur, mais la dernière n’a rien donné», a fait savoir M. Houle.

Devant ses membres, il avait ce message clair à adresser à l’endroit d’Olymel: «assis-toi, viens négocier, sinon, nous, on va se battre et on va continuer».

Des propos partagés par le secrétaire général et trésorier du Conseil central du Coeur du Québec CSN, Sylvain Pratte. «Il faut qu’Olymel vienne s’asseoir avec vous autres. C’est important, c’est vos conditions de travail. Tant la Coop fédérée qu’Olymel font des profits à tour de bras grâce à vous autres, les travailleurs. Ce serait le fun que ce soit vous autres qui en profitiez un peu aussi», a-t-il conclu.