Le Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Coeur du Québec a manifesté lundi devant les bureaux de Lavery à Trois-Rivières pour dénoncer la lenteur dans l’approbation des textes de leur prochaine convention collective.

Manifestation de syndiqués pour le CPE Forêt enchantée

TROIS-RIVIÈRES — Des travailleuses et travailleurs syndiqués membres de la CSN ont manifesté lundi devant le cabinet d’avocats Lavery à Trois-Rivières pour dénoncer la lenteur du processus d’approbation des textes de la convention collective du CPE Forêt enchantée de Warwick.

Ces membres du Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Coeur du Québec, affilié à la CSN, affirment être exaspérés d’attendre l’approbation du nouveau contrat de travail par le cabinet situé au centre-ville de Trois-Rivières. Cette manifestation s’est déroulée lundi devant l’immeuble qui abrite aussi le bureau de circonscription de Jean Boulet, député de Trois-Rivières et ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec.

Une entente de principe a été signée par les deux parties le 25 juin 2019. Le syndicat affirme avoir terminé son travail de rédaction et de correction des textes du prochain contrat de travail en septembre dernier. Depuis, il attend toujours l’approbation de la convention du cabinet d’avocats.

«Il est inconcevable que ce soit si long d’obtenir les correctifs des textes. Nous avons été très patientes, mais là c’est trop. C’est en rencontre avec le Conseil d’administration que nous avons constaté que le problème provenait d’ici, dans le bureau d’avocats. C’est tout de même vraiment particulier d’attendre après des avocats qui ont comme mandat de faire de la négociation», mentionne Dominique Jutras, la présidente du Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Cœur du Québec (CSN).

Le président du Conseil central du Coeur du Québec à la CSN, Paul Lavergne, n’arrive pas à expliquer ces délais. «Quand ta job c’est de négocier des conventions collectives, normalement après l’entente de principe tu te dépêches pour finir ton travail et signer la convention. On ne comprend pas pourquoi c’est aussi long», affirme-t-il.

«En 10 ans de présidence du conseil central, c’est la première fois que je vois ça, un cabinet d’avocats qui ralentit la signature d’une convention collective.»