Une manifestation s’est déroulée lundi matin.
Une manifestation s’est déroulée lundi matin.

Manifestation de l’alliance des intervenantes en petite enfance: une carte de Saint-Valentin au ministre

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — L’Alliance des intervenantes en petite enfance de la Mauricie (ADIM) invite la population à écrire une carte de Saint-Valentin au ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, pour appuyer les services éducatifs en milieu familial.

Cette invitation a été lancée lundi par les intervenantes en petite enfance à l’occasion de manifestations tenues devant les bureaux des ministres Sonia LeBel et Jean Boulet où une centaine de fanions ont été déposés pour faire pression dans le cadre des négociations pour le renouvellement de leur entente collective.

Selon l’ADIM, qui représente 450 Responsables en services éducatifs en milieu familial (RSE), 55 % des milieux familiaux pourraient fermer leurs portes d’ici trois ans, dans la région, si le gouvernement ne bonifie pas son offre salariale.

Les RSE représentées par l’ADIM Mauricie (CSQ) sont sans entente collective depuis le 31 mars 2019. Elles ont qualifié les offres monétaires présentées récemment par le gouvernement de «méprisantes et irrespectueuses».

Les RSE gagnent présentement l’équivalent de 12,42 $ l’heure et Québec propose de hausser ce salaire à 12,48 $ pour la première année, soit moins que le salaire minimum «Ça n’a aucun sens qu’on tolère collectivement qu’une profession aussi importante soit aussi peu valorisée», déplore Mélanie Gélinas, présidente de l’ADIM Mauricie. Les RSE revendiquent plutôt 16,75 $ l’heure.

L’ADIM Mauricie demande également une reconnaissance du temps de travail nécessaire à la préparation du dossier de l’enfant et pour les rencontres avec les parents, deux éléments qui deviendront obligatoires par règlement dès juin.