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Le propriétaire du Thor Gym, à La Tuque, devrait recevoir pour plus de 4500 $ d'amendes pour avoir défié les consignes de la Santé publique en restant ouvert.
Le propriétaire du Thor Gym, à La Tuque, devrait recevoir pour plus de 4500 $ d'amendes pour avoir défié les consignes de la Santé publique en restant ouvert.

Malgré les contraventions, le Thor Gym continue à résister

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
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La Tuque — Malgré les contraventions qui s’accumulent, le propriétaire du Thor Gym de La Tuque compte bien continuer à tenir tête aux autorités sanitaires en gardant son établissement ouvert.

«J’ai reçu trois ou quatre contraventions jusqu’à présent. Il y en a deux pour lesquelles je ne suis pas sûr si ce sont deux contraventions ou si c’est la même. Mais depuis un bon bout, il ne se passe plus grand-chose», précise-t-il.

Chacune de ces contraventions lui coûtera en théorie 1546 $, frais en sus, soit un total d’au moins 4500 $, 6000 $ s’il en a bien reçu quatre. M. Alarie a toutefois bon espoir de ne pas avoir à les payer.

«À chaque fois, on m’a appelé pour me dire qu’on m’enverrait la contravention par la poste. Mais je n’ai encore rien reçu. Dans tous les cas, le processus pour les contester est déjà enclenché», indique-t-il.

Le propriétaire du Thor Gym croit même que ces contraventions n’arriveront peut-être jamais. En effet, il dit avoir discuté avec le propriétaire du Gym Olympe de Québec, Marc-André Grondin. Ce dernier avait défrayé la chronique à la fin octobre alors que lui et deux de ses clients avaient reçu une contravention de la police de Québec pour avoir bravé les directives du gouvernement, qui ordonne aux centres d’entraînement de fermer leurs portes en zone rouge. D’après M. Alarie, ces contraventions ont été annulées.

Contacté par Le Nouvelliste, M. Grondin confirme cette affirmation.

«J’ai reçu une lettre du ministère de la Justice me disant que le poursuivant a retiré le chef d’accusation pour le constat émis le 30 octobre dernier. Je n’ai jamais eu le temps de répondre au constat, il a carrément été annulé. C’est parce qu’il a été émis en fonction d’un décret, et un décret n’est pas une loi», résume-t-il.

Le propriétaire du Gym Olympe indique également que la contravention qu’ont reçue ses deux clients, la même journée que lui, a également été annulée.

«Si le gouvernement paie mes comptes, je vais le fermer»

Comme il l’avait déjà affirmé au Nouvelliste au début de novembre, David Alarie répète qu’il ferait probablement faillite s’il se plie aux exigences du gouvernement. Il réitère que les mesures de soutien aux entreprises qui doivent cesser de faire des affaires pendant la pandémie ne sont pas adaptées à sa situation.

«Le gym, je ne dépends pas de ça pour manger, dit celui qui est d’abord entrepreneur en construction. Ça permet de donner un salaire à ma blonde, puisqu’elle y travaille, mais à la fin de l’année, j’arrive à zéro. Je l’ai racheté sans avoir l’intention de faire de l’argent avec ça, mais parce que c’est une passion.»

Or, la seule forme d’aide dont il dit pouvoir bénéficier serait sous la forme d’un prêt. Puisque le Thor Gym ne fait pas de profit, il devrait donc rembourser l’emprunt de sa poche, alors qu’il dit avoir déjà dû débourser 12 000 $ pour le faire fonctionner avec une clientèle réduite.

«Si je prends de l’aide sous la forme d’un prêt, je vais me mettre dans le rouge. Si le gouvernement paie mes comptes, je vais le fermer», insiste-t-il.

M. Alarie indique par ailleurs que les quelques clients qui continuent à venir s’entraîner lui sont très reconnaissants de demeurer ouvert.

«Ils sont extrêmement reconnaissants parce qu’à part aller au travail et à l’épicerie, ils ne peuvent rien faire comme activité, tout est fermé. J’ai de l’empathie pour eux, parce que je sais à quel point le sport peut être important pour plusieurs personnes. Ça l’est pour moi», mentionne-t-il.