Mairie de Trois-Rivières: «Tout est encore possible»

Trois-Rivières — Les résultats du sondage Mainstreet Research — Le Nouvelliste ont suscité bien des réactions chez les principaux intéressés, les quatre candidats dans la course à la mairie de Trois-Rivières. Si les opinions divergent quant aux résultats obtenus, tous s’entendent pour dire qu’à ce moment-ci de la campagne, rien n’est encore joué.

Jean-François Aubin

Le meneur dans les intentions de vote, Jean-François Aubin, s’est dit évidemment heureux, mais a également usé de prudence devant ces chiffres. «Ce sont de beaux résultats et je suis très heureux. En même temps, je suis conscient que c’est un portrait évolutif. Mais quand même, il y a un écart significatif entre mes adversaires et moi, et je constate que ça reflète aussi les échos que j’ai sur le terrain», indique celui qui confie ne pas avoir senti autant d’enthousiasme lors de sa précédente campagne à la mairie, en 2017, où il avait récolté 45 % du vote.

«Cette fois-ci, les gens spontanément viennent me voir pour me parler, me poser des questions, me manifester leur appui sans que je le sollicite. C’était un peu moins là en 2017», constate-t-il.

Le candidat dit tout de même ne pas trop vouloir s’emballer, sachant qu’il reste plusieurs jours à la campagne et que rien n’est joué. Il compte d’ailleurs faire connaître très bientôt ses engagements pour les familles ce qui, espère-t-il, lui permettra de s’adresser à une tranche d’âge qui semble plus attirée vers Jean Lamarche à l’heure actuelle.

Par ailleurs, M. Aubin ne se dit pas inquiet de pouvoir maintenant devenir la cible des attaques, étant désormais identifié comme meneur dans la course. «Plus on avance dans la campagne et plus ça va se corser. Mais je me sens bien à l’aise là-dedans, de débattre et de confronter mes idées, tant que ça reste de la politique propre», mentionne-t-il.

Jean Lamarche

Pour le candidat ayant recueilli 35,7 % d’appui lors de ce sondage, Jean Lamarche, il s’agit d’un résultat satisfaisant, voire inespéré. «C’est très encourageant je trouve, compte tenu que j’ai lancé ma campagne plus tard, le 13 février, et que je n’avais pas fait campagne avant ça. Notre défi, avec mon équipe, c’était de me faire connaître alors en ce sens, c’est réussi», lance-t-il, visiblement très heureux.

Le travail doit maintenant se poursuivre, constate Jean Lamarche. «Il reste quand même du chemin à faire, mais il y a aussi une grande part d’indécis auprès de qui je veux aller travailler. Je veux aller les chercher et les séduire avec mes idées», mentionne celui qui dit aussi constater sur le terrain qu’il obtient un bon appui des «X» et des «Y», ce que traduit également le sondage. «On le voit sur le terrain et les médias sociaux. Ça correspond aussi à ma tranche d’âge et mon discours semble inclusif pour eux. Maintenant, je dois aussi aller rejoindre les autres. Peut-être que mes propositions pour les aînés sont sorties un peu tard pour qu’elles soient prises en considération lorsque le sondage a été fait, mais il reste encore du temps pour aller à leur rencontre, ce que nous allons continuer de faire», assure Jean Lamarche.

Le résultat du sondage, lance-t-il, viendra fouetter ses troupes positivement. «Ça correspond à nos attentes et ça montre que nous sommes vraiment dans la course. Ça va me donner l’énergie nécessaire pour me rendre encore plus loin», conclut-il.

Éric Lord

Avec moins de 18 % des intentions de vote, Éric Lord ne se laisse pas abattre, bien au contraire. «Ça fait voir que je suis parti possiblement avec un déficit de notoriété et que je dois faire un travail pour encore mieux me faire connaître de la population. Mais avec tous les indécis, il y a encore un gros flottement, et tout peut changer très vite. Dans ma tête, tout est encore possible», lance-t-il, confiant.

M. Lord est d’avis que la tenue de plusieurs débats au cours des prochaines semaines viendra certainement l’aider à mieux faire connaître ses idées et à faire réaliser à la population qu’il mérite la confiance des électeurs.

«Je n’ai pas l’intention de changer ma stratégie de campagne. Je veux amener mes propositions et bien les faire connaître, car c’est sur cette base que je serai élu maire de Trois-Rivières», souligne-t-il.

Pierre-Benoît Fortin

Avec à peine 1,9 % des intentions de vote au sondage, Pierre-Benoît Fortin remet non seulement en question la crédibilité de l’exercice, mais se dit également injustement traité par les médias.

Selon M. Fortin, le fait que le sondage ait été mené auprès de moins de 1000 répondants ne lui donne pas une valeur assez significative, et le trop grand pourcentage d’indécis à ce moment-ci de la course ne fait que mettre le clou dans le cercueil de ce sondage qu’il estime non représentatif.

«On va commencer à annoncer nos projets, notamment un projet de développement avec l’aéroport, et les gens pourront se faire une idée», indique celui qui est officiellement entré dans la course il y a tout juste une semaine.

Pour M. Fortin, le fait que les médias rappellent constamment le maigre pourcentage des votes qu’il a obtenu lors de la course à la mairie de 2013 (0,59 %), ou encore sa performance au débat de Radio-Canada lors de cette campagne, est signe qu’il est traité injustement et qu’il ne peut pas partir sur le même pied d’égalité que ses adversaires.

«Quand on rappelle constamment ça dans les médias, c’est certain que la population va avoir une opinion négative. Ça reste constamment collé à la peau. Mais les gens ne savent pas lire les sondages. Avec un échantillon aussi faible et une grande marge d’erreur, ça ne peut pas être représentatif», indique celui qui dit avoir consulté un avocat pour voir s’il n’y avait pas matière à intervenir auprès de divers médias pour faire cesser ce qu’il qualifie de diffamation.