De nombreux candidats potentiels pour l’élection partielle à la mairie de Trois-Rivières se disent toujours en réflexion.

Mairie de Trois-Rivières: tous en attente de Julie Boulet?

TROIS-RIVIÈRES — Le conseil municipal de Trois-Rivières connaîtra, ce mardi soir, sa première séance publique depuis la démission du maire Yves Lévesque le 27 décembre dernier. Et alors que la date officielle de l’élection partielle à la mairie devrait être connue au courant de la semaine prochaine, la ligne de départ pour cette course électorale ne compte encore qu’un seul candidat confirmé: Jean-François Aubin.

Ce dernier se dit aujourd’hui plus ou moins surpris de voir autant de candidats en réflexion, puisque selon lui, la plupart attendent de savoir si l’ancienne ministre libérale Julie Boulet fera le saut, elle qui laisse planer le doute sur sa candidature depuis plusieurs semaines déjà. «Ce serait évidemment une candidature d’envergure car Mme Boulet jouit d’une certaine notoriété. Je demeure convaincu que plusieurs attendent de voir si elle va se présenter avant de faire le saut ou non», mentionne M. Aubin.

La principale intéressée indique toujours être en réflexion. «Je me donne encore un peu de temps, mais je ne tarderai pas à faire connaître ma décision. Je pèse les pours et les contres. L’intérêt est là, mais j’évalue aussi tout ce que ça implique, les obligations, l’agenda chargé et ce que ça implique dans notre vie. En ce moment, je vous dirais que mon idée change d’une journée à l’autre», indique celle qui occupe aussi, depuis lundi, des fonctions de conseillère au Service de développement économique et forestier de la Ville de La Tuque.

«Ils savent que je suis en réflexion, et ça faisait partie des conditions de mon embauche», précise-t-elle. Quant à savoir si sa décision aura un impact sur les autres candidatures potentielles, Julie Boulet ne souhaite pas commenter outre mesure. «C’est flatteur et gentil d’entendre ça, mais je ne sais pas si c’est le cas, je n’ai pas parlé à personne. Quand on se lance en politique, il y a toujours des adversaires, mais il faut y aller parce qu’on y croit, pas en fonction des autres candidats», mentionne-t-elle

Au sein même du conseil municipal, trois conseillers municipaux ne cachent pas leur intérêt, soit François Bélisle, Pierre-Luc Fortin et Valérie Renaud-Martin. Si les deux premiers entendent faire connaître leur décision très rapidement, la conseillère du district des Carrefours ne s’est pour sa part, pas fixé un objectif de temps.

«Je ne veux pas me mettre de pression. C’est une réflexion qui va plus loin que le simple intérêt pour la chose et je veux prendre le temps de bien analyser tout ça. Mais les gens m’en parlent beaucoup, et c’est d’ailleurs ce qui alimente toujours la réflexion», indique celle qui avait déjà été désignée par l’ex-maire Lévesque comme sa «dauphine», un titre flatteur mais qui ne guidera pas sa décision. «Il y a des choses dans la vision d’Yves Lévesque qui me rejoignent et si j’y vais, c’est clair que je souhaite poursuivre son rayonnement. Mais en même temps, je suis différente de lui. J’ai mes idées, ma vision. Je suis jeune, je suis une femme. J’apporterais une couleur différente», croit-elle.

«Disons que c’est arrivé plus vite que je ne le croyais. C’est une très grosse réflexion que je dois mener très rapidement», souligne le conseiller municipal du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin, qui confirme lui aussi avoir un intérêt pour la chose, mais qui veut aussi prendre en compte le facteur familial dans sa décision. «La réflexion, selon moi, elle doit surtout se faire pour savoir qu’est-ce qu’on veut comme maire. Qui serait la meilleure personne pour y aller», indique celui qui entend faire connaître sa décision avant la fin du mois de janvier.

François Bélisle, pour sa part, dit qu’il fera connaître sa décision d’ici la semaine prochaine. «Ma réflexion tourne surtout autour de la tâche liée au poste et de mes obligations familiales. Je ne veux pas étirer la sauce trop longtemps et je serai fixé d’ici la semaine prochaine», mentionne celui qui confirme que s’il ne se lance pas dans la course, il donnera son appui à un candidat. «Je n’ai pas l’intention de rester neutre dans cette course», ajoute-t-il.

L’ancien député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, indique être lui aussi toujours en réflexion, mais également en discussions avec des entreprises privées pour la suite de sa carrière. «Si je vais là, je ne le fais pas pour moi mais pour la Ville. J’ai reçu énormément d’appuis de mon cercle rapproché, mais je veux aussi m’assurer que la population veut de moi, et c’est ce que je vais devoir valider. En même temps, je suis à un tournant de ma carrière, alors si j’ai un projet très intéressant qui se présente, ça pourrait aussi entrer en ligne de compte», mentionne-t-il.

Le député fédéral de Trois-Rivières Robert Aubin confirme être lui aussi toujours en réflexion et en mode écoute, lui qui indique se faire de plus en plus interpeller par les citoyens à ce sujet. «Je n’ai jamais mis d’échéancier sur ma réflexion. Mon agenda fait que je suis une bonne partie du mois de janvier à Trois-Rivières, ce qui alimente la réflexion», indique celui qui travaille en parallèle pour faire élire la candidate du NPD Julia Sanchez à l’élection fédérale partielle dans Outremont, «ce qui n’est rien pour simplifier la réflexion», confirme-t-il en riant.

Le président du FestiVoix et porte-parole du ministère des Transports à Trois-Rivières, Jean Lamarche, dit être lui aussi sollicité pour la mairie.

«C’est flatteur, et les gens m’approchent de plus en plus pour me solliciter. Moi je ne suis pas un politicien de carrière. Je suis un gars de la place, et si j’y vais, c’est surtout parce que j’y crois et que je veux parler pour les gens comme moi», indique celui qui se donne jusqu’en février pour faire connaître sa décision.