Les candidats à la mairie de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, Éric Lord, Pierre-Benoît Fortin et Jean Lamarche en compagnie de l’animateur Marc-André Pelletier.

Mairie de Trois-Rivières: la parole aux quatre candidats au débat de MAtv

Trois-Rivières — Pour la première fois depuis le début de la campagne électorale de l’élection à la mairie de Trois-Rivières, les quatre candidats ont croisé le fer dans un débat présenté jeudi sur les ondes de MAtv.

Ce débat, réunissant les candidats Jean-François Aubin, Pierre-Benoît Fortin, Jean Lamarche et Éric Lord a eu lieu dans le cadre de l’émission Si la tendance se maintient, animée par Marc-André Pelletier et ses collaborateurs Paule Vermot-Desroches et Luc Massicotte. Bien qu’il s’agisse du deuxième débat de la présente campagne électorale, c’était la première fois que les quatre candidats étaient réunis. Rappelons que Radio-Canada Mauricie/Centre-du-Québec avait fait le choix de ne pas inviter Pierre-Benoît Fortin.

Le débat présenté à MAtv s’articulait autour de trois thèmes, soit «le développement du secteur est de Trois-Rivières», «le développement urbain et la vie de quartier» ainsi que «les 100 premiers jours à l’hôtel de ville».

Afin de «restructurer» le secteur du bas du Cap-de-la-Madeleine, Éric Lord affirme que la Ville doit acheter le bâtiment qui a accueilli durant plusieurs décennies le magasin Canadian Tire pour donner à ce terrain «une fonction résidentielle ou des bureaux pour avoir une véritable porte d’entrée pour le secteur est de la ville».

«Moi je ne parle pas d’acquisition de cette bâtisse, car c’est au-dessus d’un million $», a répondu Jean-François Aubin. «La Ville a déjà 80 édifices qu’elle peine à entretenir. On peut accompagner des promoteurs pour que s’y déroule une activité intéressante, plutôt que d’acquérir l’édifice.»

Jean Lamarche souhaite de son côté «profiter de l’effervescence» du développement du sanctuaire pour «ensuite développer Sainte-Madeleine». «On parle de 37 % de taux d’inoccupation des locaux commerciaux. Il faut travailler fort pour réactiver ça», mentionne-t-il en ajoutant que le développement éventuel des terrains d’Aleris aura des effets bénéfiques sur l’ensemble du secteur.

Pour sa part, Pierre-Benoît Fortin mentionne que le «bas du Cap est triste à voir». Il estime que la Ville devrait adopter un règlement pour forcer les propriétaires de bâtiments en décrépitude à faire les travaux de rénovation ou de démolition nécessaires, sans quoi la Ville va se charger de la démolition.

Les candidats ont ensuite dû expliquer quelle serait leur approche du développement urbain et de la vie de quartier. D’emblée, Pierre-Benoît Fortin a réitéré sa promesse de rendre le transport collectif gratuit pour l’ensemble de la population. Jean Lamarche souhaite quant à lui miser sur «la fierté, l’embellissement de son coin de ville».

«Aussi, il faut miser en grande partie sur le développement urbain par les cours d’eau. On a la chance d’avoir un fleuve magnifique et beaucoup d’opportunités de s’y ouvrir», a précisé Jean Lamarche.

Sur ce même thème, Jean-François Aubin mise sur le développement «d’axes de transports». «Je pense notamment au train à grande fréquence. À partir du moment que les gens arrivent à la gare, il faut qu’il y ait une continuité qui se fasse par des autobus express qui vont faire des liens rapides», a mentionné Jean-François Aubin.

Éric Lord, le dernier candidat à prendre la parole sur ce thème, a affirmé que la Ville doit limiter l’étalement urbain. «Il faut rendre notre système de transport collectif efficace», a-t-il noté.

Vision zéro

Interpellés au sujet de Vision zéro, les candidats ont pu élaborer sur ce projet. Jean Lamarche a soutenu que les citoyens ont bien manifesté qu’ils n’appuyaient pas l’application de la diminution de la vitesse dans les rues secondaires. «Vision zéro est une philosophie. Ce que les gens veulent, c’est des actions concrètes», a-t-il mentionné.

Pour sa part, Jean-François Aubin croit que la Ville ne doit pas «s’accrocher à tout prix à l’étiquette Vision zéro». «L’important, c’est ce qu’on fait pour la sécurité routière dans notre ville. Les gens veulent savoir combien ça va coûter. On doit avoir des dossiers solides», a précisé l’ancien conseiller municipal.

Éric Lord a évoqué une approche «pragmatique» de la sécurité routière. «Qu’on identifie les zones problématiques de la ville et qu’on consulte les citoyens pour qu’il nous les identifie. On doit établir les priorités et les chiffrer», a-t-il précisé.

Essentiellement, Pierre-Benoît Fortin propose le maintien des règles actuelles du code de la sécurité routière ainsi que l’installation de barrière rétractable sur les camions de la Ville, un peu comme celles que l’on retrouve sur les autobus scolaires.

À la fin de débat, Jean Lamarche a décoché une flèche à l’endroit de Jean-François Aubin en évoquant un «comité secret» de certains conseillers qui se réunissent chez le conseiller Pierre Montreuil. «Je n’ai jamais mis les pieds chez M. Montreuil», a répondu Jean-François Aubin, niant catégoriquement même l’existence «d’un comité secret». «Je rencontre tout le monde et j’ai travaillé avec à peu près tout le monde qui est au conseil municipal. [...] Je suis prêt à travailler avec tout le monde.»

Diffusé à l’origine jeudi en début de soirée sur les ondes de MAtv de Vidéotron, ce débat des candidats à la mairie de Trois-Rivières a aussi pu être visionné en fin de soirée à NousTV Mauricie, la chaîne communautaire de Cogeco.