Le candidat à la mairie Jean Lamarche, accompagné de son épouse Kathleen et de ses enfants Émile et Marie-Rose.

Mairie de Trois-Rivières: Jean Lamarche lance sa campagne

Trois-Rivières — C’était attendu depuis quelques jours déjà, c’est maintenant officiel. Jean Lamarche, ancien président du FestiVoix et responsable régional des communications pour le ministère des Transports, se lance bel et bien dans la course à la mairie de Trois-Rivières. Il devient ainsi le troisième candidat à se placer sur la ligne de départ, aux côtés de Jean-François Aubin et Éric Lord.

C’est à l’occasion d’un rassemblement qui a réuni plus d’une centaine de personnes au Caféier que M. Lamarche a confirmé sa candidature en vue de l’élection partielle à la mairie de Trois-Rivières le 5 mai prochain.

S’il affirme ne porter aucune couleur politique, il se revendique sans hésiter «porteur de la vision et de la fierté» qu’aura apportées Yves Lévesque à Trois-Rivières, s’inscrivant comme le candidat de la continuité. 

«Depuis les dernières semaines, je rencontre beaucoup de gens, et il y a un mot qui revient tout le temps, c’est la fierté. Cette fierté un peu perdue dans les années 90 avec les nombreuses fermetures d’usines, on l’a rebâtie depuis la fusion. De par la période de temps, c’est difficile de ne pas faire un lien avec Yves Lévesque. Il a été un homme d’envergure, et je souhaite continuer de développer en ayant à l’esprit que la ville n’a pas encore atteint son plein potentiel. Je veux miser sur la fierté», évoque en entrevue celui qui ne souhaite pas non plus qu’on lui appose une étiquette de successeur ou de dauphin.

«La seule étiquette qu’il me restera à la fin de la campagne, c’est celle de rassembleur», martèle-t-il.

De par ses fonctions de président du FestiVoix de 2006 jusqu’à tout récemment, de même que par son passage à l’organisme Point de Rue au milieu des années 2000 où il a notamment fondé le journal La Galère, Jean Lamarche dit avoir été aux premières loges pour constater l’impact positif sur les collectivités de la politique municipale, d’où s’est développée son envie de s’impliquer pour sa ville. 

Pour lui, le développement économique et le développement durable ne peuvent aller l’un sans l’autre. Il compte miser également sur le développement culturel pour attirer ici la nouvelle économique. «Il ne faut pas penser que la saine gestion et le développement ne peuvent pas aller ensemble», croit-il.

Ainsi, du développement, il y en aura, promet-il, mais peut-être pas dans le même créneau que ceux sur lesquels l’ancienne administration a misé. «Je pense à une phase 2 de la fusion de 2001. Il est temps de passer à une autre vitesse, et ça passe forcément par la valorisation des secteurs. Je proposerai des projets concrets au cours de la campagne, mais je souhaite que les secteurs retrouvent leur propre couleur, leur propre saveur, et ça passe aussi par l’implication des conseillers», mentionne celui qui se dit confiant de réussir à ramener une certaine harmonie au conseil municipal en travaillant sur «la complémentarité de chacun dans leurs différences».

Vision zéro

Au sujet de «Vision zéro», Jean Lamarche est clair. «On ne peut pas mettre de côté Vision zéro. Il y a des choses qui sont déjà faites, et nous avons deux consultations publiques devant nous. En termes de sécurité routière, Vision zéro est un modèle intéressant. Il y a aussi d’autres modèles. Au fond, Vision zéro est comme une grande quincaillerie, et c’est à nous d’aller chercher les outils dont on a besoin», indique celui qui croit qu’on y verra plus clair après les consultations publiques et les études sur les endroits problématiques, les mesures à prendre et les coûts qui y seront rattachés.

Enjeux

Alors que ses adversaires se sont positionnés clairement sur ce qu’ils souhaitaient voir s’installer à l’intérieur du nouveau colisée, Jean Lamarche estime que le véritable enjeu est l’occupation de ce colisée par le public. Pour ce faire, il dit être totalement en confiance avec Marc-André Bergeron qui, par le mandat qui lui a été confié, saura «identifier le meilleur choix». 

Le candidat se dit également en faveur de l’imposition des frais supralocaux et croit que «chacun doit faire sa part lorsqu’il y a des infrastructures à entretenir». Quant aux coûts imposés aux non-résidents de Trois-Rivières à compter de cette année, il soutient que «des calculs ont été réalisés par les gens en place. Ils doivent savoir ce qu’ils font. C’est important de valoriser le travail des gens déjà en place».

Équipe

Jean Lamarche est apparu mercredi soir au Caféier à côté de deux ténors de la politique en Mauricie, soit Michel Lampron et Marianne Méthot, qui deviendront ses coorganisateurs de campagne. Jusqu’à tout récemment attachée politique de l’ancien député Jean-Denis Girard, Mme Méthot a confirmé au Nouvelliste qu’elle avait songé elle-même à briguer la mairie, mais qu’en discutant avec Jean Lamarche, elle a réalisé qu’ils partageaient la même vision. Michel Lampron, pour sa part, a longtemps travaillé comme attaché politique de l’ancienne députée fédérale Paule Brunelle, et a participé à l’organisation de campagnes électorales pour l’ex-maire Yves Lévesque.

Bien qu’il soit impliqué dans de nombreux réseaux, Jean Lamarche ne voit pas comme un défi insurmontable le fait d’avoir à se faire connaître encore d’une grande partie du public. «Il y a deux côtés à une médaille. Moi, je suis le gars qui gagne à être connu. Je suis le gars du peuple, tout simplement», lance celui qui devrait incessamment prendre un congé sans solde du ministère des Transports pour se consacrer à la course à la mairie.

Jean-Denis Girard passe son tour... et appuie Jean Lamarche

L’ancien député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, ne sera finalement pas de la course. 

Celui qui se disait en réflexion jusqu’à tout récemment a causé la surprise, mercredi soir, en se présentant au rassemblement
de Jean Lamarche et en lui donnant son appui.

«Le moment n’était pas le bon pour moi, pour ma famille. J’ai longuement réfléchi, et bien qu’il y avait de l’intérêt, j’ai estimé que dans mon parcours professionnel, ce n’était pas le bon moment», a-t-il expliqué.

Jean-Denis Girard a du même coup tenu à donner son appui à Jean Lamarche, qu’il estime être le candidat du développement économique, ce qui rejoignait beaucoup la vision de M. Girard. 

«Pour moi, pour mes valeurs et ma vision de la ville, c’est à mon avis le meilleur candidat. Nous partageons plusieurs idées, plusieurs valeurs et une même vision de ce que nous souhaitons pour Trois-Rivières, que nous avons tous les deux tatouée sur le cœur», ajoute-t-il.

Robert Aubin annoncera ses couleurs ce matin

Trois-Rivières (MLA) — C’est ce jeudi matin que l’actuel député de Trois-Rivières à la Chambre des communes, Robert Aubin, annoncera finalement s’il se lance ou non dans la course à la mairie de Trois-Rivières.

Initialement, il devait faire cette annonce mercredi. Mais en raison des conditions météorologiques, il est resté coincé à l’aéroport de Toronto pendant une partie de la journée alors qu’il revenait d’un voyage à l’étranger.

Rappelons que le député et ancien enseignant au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières a récemment quitté la présidence du caucus néo-démocrate québécois qu’il occupait depuis 2012. Selon le Nouveau parti démocratique (NPD),
M. Aubin aurait choisi de ne pas briguer à nouveau la présidence du caucus québécois pour se concentrer sur l’offre des néo-démocrates en prévision de la prochaine campagne électorale. 

Dans un récent article signé par La Presse canadienne, on apprenait de plus que le NPD n’était pas en mesure de confirmer si l’élu trifluvien avait choisi de se présenter afin de succéder au maire démissionnaire Yves Lévesque.