Jean-François Aubin sera de la prochaine course à la mairie de Trois-Rivières, peu importe le moment où elle se déroulera.

Mairie de Trois-Rivières: Jean-François Aubin sera de la course

TROIS-RIVIÈRES — Peu importe si une course électorale se dessine bientôt ou non à Trois-Rivières, l’ancien candidat à la mairie lors des élections de novembre 2017, Jean-François Aubin, annonce ses couleurs: il sera de la course. Alors que s’intensifient certaines rumeurs concernant des candidats potentiels pour succéder à Yves Lévesque, Jean-François Aubin a choisi, de son côté, de ne pas faire durer le suspense plus longtemps.

«On connaît l’intérêt du maire actuel pour une possible candidature au fédéral l’année prochaine. Est-ce qu’il va y aller ou non? Je ne sais pas. Mais ce que je dis, c’est que peu importe à quel moment aura lieu cette course, qu’il termine son mandat ou non, je serai de la prochaine course», mentionne M. Aubin, qui avait récolté un peu plus de 45 % des suffrages en novembre 2017, contre 51% pour Yves Lévesque.

Le nom de Julie Boulet avait circulé au cours des dernières semaines, depuis que l’ancienne ministre régionale et députée libérale indiquait au Nouvelliste, en septembre dernier, qu’il existait «toutes sortes de politiques dans la vie» et qu’elle ne fermait la porte à rien. Le Nouvelliste a tenté de la joindre vendredi pour savoir si sa réflexion avait évolué, mais elle n’a pas retourné nos appels.

Est=ce que l’intensification des rumeurs au sujet de la candidature de Julie Boulet aurait précipité son envie d’afficher très rapidement ses couleurs? Non, rétorque Jean-François Aubin.

«À partir du moment où Yves Lévesque annonçait que ce serait son dernier mandat, il devenait évident que la prochaine course électorale serait une course à plusieurs. Est-ce que l’identité des éventuels candidats y change quelque chose? Pas pour moi», mentionne-t-il, affirmant plutôt qu’il s’agit du fruit d’une longue réflexion, qui se termine un an après la dernière élection.

«Lors de la dernière campagne électorale provinciale, j’ai été approché par deux partis politiques pour me présenter. J’ai réalisé à ce moment que mon coeur était vraiment à la politique municipale. Après la dernière élection, j’ai pris le temps de me reposer et de tout bien peser dans la balance. Mais ce qui m’incite à sortir maintenant, c’est que ça va faire un an et qu’encore aujourd’hui, les gens m’en parlent à chaque jour. Ils me demandent de me représenter. Dans les premières semaines suivant l’élection, on peut comprendre, les gens sont gentils et ils ont encore la tête dans les élections. Mais au bout d’un an, qu’ils me relancent encore, ça doit vouloir dire quelque chose», ajoute M. Aubin, qui estime avoir encore quelque chose à apporter à Trois-Rivières et qui veut offrir ses services aux Trifluviens.

Le changement de dynamique à l’hôtel de ville, avec l’arrivée de plusieurs nouveaux conseillers municipaux, aura évidemment aussi motivé son choix. «C’est clairement une dynamique qui m’intéresse. J’ai toujours dit qu’on avait besoin d’ouvrir les portes de l’hôtel de ville, de cesser de tout décider dans une unanimité systématique, qu’il fallait redonner plus de pouvoirs aux conseillers. C’est ce qui se passe. Il y a un vent de fraîcheur, des discussions, des négociations, de vrais débats», constate M. Aubin.

Ce dernier se défend aussi de profiter de l’absence du maire actuel, présentement en arrêt de travail pour raisons de santé, pour procéder à cette annonce. «Ce serait plus délicat s’il avait annoncé son intention de se représenter, mais on sait déjà que ce sera son dernier mandat. Pour le moment, la seule chose que je lui souhaite est de prendre soin de lui et de retrouver la santé au plus vite», indique-t-il.

Lors d’une nouvelle course à la mairie, Jean-François Aubin est d’avis qu’il s’attardera davantage à la question environnementale et au développement durable. «J’en avais parlé lors de ma dernière campagne, mais sans doute pas suffisamment. Une Ville peut faire davantage que ce qu’on fait actuellement, et j’arriverai avec beaucoup plus de propositions. Il est évident qu’on arrive à un point où, côté environnemental, on ne peut plus rester les bras croisés à attendre», évoque M. Aubin.