Anne-Marie Lafontaine se présente à la mairie de Saint-Stanislas.

Mairie de Saint-Stanislas: de zéro... à deux candidats!

Saint-Stanislas — Il y a quelques jours à peine, personne n’avait manifesté son intérêt pour la mairie de Saint-Stanislas. Voici qu’une candidate, Anne-Marie Lafontaine, une dame très bien connue de son milieu, lève la main.

Mme Lafontaine devra affronter le producteur agricole et administrateur à la caisse Mékinac-Des Chenaux, Sylvain Déry, qui a annoncé ses couleurs il y a à peine cinq jours, voyant lui aussi que personne ne convoitait le poste.

Saint-Stanislas aura donc bel et bien une course à la mairie, finalement et Anne-Marie Lafontaine a déjà quelques idées pour continuer à faire évoluer la municipalité qui l’a vue naître, elle et sept générations de sa famille.

Visiblement profondément attachée à cette municipalité d’à peine 1000 âmes, Anne-Marie Lafontaine estime qu’il faut en valoriser davantage les attraits. «C’est un endroit au coeur de la MRC et qui est traversé par beaucoup de monde dans le temps du Festival western de Saint-Tite», rappelle-t-elle.

Avec sa charmante rivière, son ancien pont de fer et son nouveau pont, Mme Lafontaine croit qu’on peut améliorer ce milieu de vie.
Si le ministère des Transports ne démolit pas le vieux pont, il y aurait matière à en faire un parc fort original surplombant la rivière, suggère-t-elle. «On pourrait y mettre des tables», dit-elle, ou encore en faire un accès à une piste cyclable ou à un circuit.

Quoi qu’il en soit, Anne-Marie Lafontaine assure qu’elle veut d’abord et avant tout être attentive aux besoins du milieu. «Il faut écouter les gens», plaide-t-elle.

Elle entend aussi mener à bien, en conservant cette attitude, le déménagement des infrastructures sportives rendu nécessaire par la construction du nouveau pont.

Ancienne gestionnaire d’une maison d’édition, Mme Lafontaine ne s’est jamais présentée en politique avant, mais elle a occupé la fonction d’adjointe d’un député fédéral, rappelle-t-elle. Elle s’est surtout fait connaître pour son implication dans diverses causes environnementales.

La candidate dit avoir mûrement réfléchi avant de se présenter devant les électeurs. C’est qu’elle travaille toujours à plein temps à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy. Elle en a donc discuté avec son employeur et sa famille avant de décider de faire le saut en politique municipale.

La mairie «n’était pas dans mon collimateur», indique la candidate. «J’ai entamé ma réflexion lorsque j’ai appris qu’il n’y avait pas de candidat à la mairie», raconte-t-elle. Beaucoup de personnes l’ont approchée, dit-elle, ce qui l’a convaincue de briguer le poste.

Il est à noter que dans le cas de la mairie, vu le dépassement des délais, l’élection ne se tiendra que le vendredi, 3 décembre, de 10 h à 20 h et qu’un vote par anticipation sera tenu le 26 novembre, de midi à 20 h.