L’entreprise Menthes Rito a acheté l’ancienne quincaillerie BMR de la rue Dessureault à Trois-Rivières pour reconstruire sur son terrain une nouvelle usine. Les locaux déjà existants devraient être convertis en bureaux pour l’administration.

L’usine de Menthes Rito sera reconstruite

TROIS-RIVIÈRES — Détruite par un violent incendie le 4 octobre dernier, l’usine de Menthes Rito sera reconstruite. L’entreprise a acquis l’ancienne succursale de la quincaillerie BMR de la rue Dessureault dans le secteur Cap-de-la-Madeleine pour y aménager de nouvelles installations.

«Nous sommes dans un TGV», lance Stéphan Leclerc, copropriétaires de l’entreprise Menthes Rito, pour démontrer à quel point ce projet de reconstruction se déroule rapidement. 

Présente à Trois-Rivières depuis 1957, Menthes Rito ne voulait pas quitter la région. «C’était vraiment important de rester à Trois-Rivières. Ça nous donne la possibilité de garder notre main d’œuvre et de garder l’expérience que nous avons dans le domaine», ajoute Stéphane Leclerc. 

Le terrain qui accueillait l’usine détruite par un incendie était toutefois rendu inadéquat. «Il est trop petit pour construire la nouvelle grosse usine que nous voulons faire. On s’est viré de bord pour acheter un autre endroit pour être capable de bâtir l’usine et nous avons trouvé le parfait terrain», précise M. Leclerc. «On va faire une usine à la fine pointe de la technologie. Étant donné qu’on recommence à zéro, on va être en mesure de construire une usine qui va répondre à nos besoins et donner de meilleures conditions de travail à nos employés.»

Avant l’incendie, près de 80 personnes travaillaient pour Rito. Les propriétaires de l’entreprise espèrent qu’ils seront de retour lorsque la nouvelle usine sera construite. «Nous réalisons le projet rapidement pour garder le plus d’employés possible. Nous voulons conserver leurs expertises», ajoute le copropriétaire de l’entreprise. «Et nous aurons besoin de davantage d’employés une fois le projet terminé. [...] On fait tout pour les travailleurs actuellement. On fait tout pour être le plus vite possible, dans le but de redonner le travail aux employés.»

L’ancienne succursale de BMR sera convertie pour accueillir les bureaux et l’administration de l’entreprise, alors que la nouvelle chaîne de production sera installée dans un tout nouveau bâtiment. Les travaux doivent débuter dès le mois de novembre. Si tout va bien, Rito espère produire ses premières menthes en mai 2019. 

«On ne sait pas encore la superficie qu’aura la nouvelle usine. Nous sommes en train d’évaluer ça actuellement avec les architectes», note M. Leclerc. 


L’usine Menthes Rito de la rue de La Vérendrye a été ravagée par les flammes le 4 octobre dernier.

Malgré la violence de l’incendie qui a ravagé l’usine de la rue de La Vérendrye il y a quelques semaines, les machines qui fabriquent les paparmanes ont pu être sauvées du feu. Plutôt anciennes, ces pièces d’équipement de fonte ont résisté à l’intense chaleur du brasier. «Si nous avions eu de l’équipement en acier inoxydable, nous aurions tout perdu», affirme Stéphan Leclerc. 

Ces équipements sont en train d’être nettoyés et remis en état de marche. «Nous les mettons à nu et nous organisons les pièces pour les remettre à neuf», ajoute M. Leclerc. 

Menthes Rito est le plus grand fournisseur de menthes en Amérique du Nord et produit notamment la célèbre paparmane rose. Depuis l’incendie, la production est bien sûr interrompue et l’entreprise ne peut approvisionner ses clients. Les propriétaires de Menthes Rito sont confiants de pouvoir reprendre sa place sur le marché lorsque la production reprendra. 

«On espère que nous ne perdrons pas de clients. On va le savoir assez vite quand on va repartir la machine», souligne Stéphan Leclerc qui note que la bonne réputation de Menthes Rito dans son marché devrait l’aider. «On avait un bon produit et un bon service. Les clients appréciaient beaucoup ça.»

Rappelons que les installations de la rue de La Vérendrye ont été détruites par un incendie causé par un problème électrique dans une salle de séchage. 

Le terrain laissé ainsi vacant par la relocalisation de Menthes Rito sera mis sur le marché de la vente. Il s’agit d’un terrain industriel qui pourrait trouver preneur. La direction de Rito a d’ailleurs déjà été contactée par de potentiels acquéreurs.