Le maire Jean Lamarche, le recteur Daniel McMahon, la ministre Sonia Lebel, le directeur du RQEI, Kodjo Agbossou, le ministre Jonatan Julien, la députée Marie-Louise Tardif et le ministre Jean Boulet.
Le maire Jean Lamarche, le recteur Daniel McMahon, la ministre Sonia Lebel, le directeur du RQEI, Kodjo Agbossou, le ministre Jonatan Julien, la députée Marie-Louise Tardif et le ministre Jean Boulet.

L’UQTR reçoit une aide de 600 000 $ pour lancer le Réseau québécois sur l’énergie intelligente

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, M. Jonatan Julien, était vendredi à l’UQTR pour souligner le lancement du Réseau québécois sur l’énergie intelligente (RQEI). Il était accompagné du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, et de la ministre de la Justice, Sonia Lebel.

Ce nouveau regroupement constituera un levier pour l’innovation et la transition énergétiques au Québec. C’est pourquoi le gouvernement du Québec accorde une aide de 600 000 $ pour les deux prochaines années à l’UQTR pour lui permettre de lancer les opérations du réseau.

Jusqu’à aujourd’hui, malgré une expertise reconnue mondialement sur l’intelligence énergétique, le Québec ne comptait aucun regroupement stratégique permettant de rassembler les divers acteurs dans ce domaine. Le RQEI, piloté par l’UQTR, réunit plusieurs chercheurs, universitaires et collégiaux, actifs dans le secteur de l’énergie, y compris les experts des centres de recherche d’Hydro-Québec.

Le RQEI a pour mission de structurer et d’animer ce grand réseau. Il favorisera ainsi l’arrimage des ressources en commun en vue d’accroître la création, la diffusion et le transfert de connaissances pour mieux relever les défis énergétiques et contribuer au rayonnement du Québec.

Le mandat du RQEI rejoint plusieurs objectifs du Plan directeur en transition, innovation et efficacité énergétiques du gouvernement grâce aux trois principaux axes de recherche du réseau : les systèmes véhiculaires verts et intelligents (par exemple les véhicules électriques, les batteries, les piles à l’hydrogène); la gestion intelligente des systèmes stationnaires (par exemple l’efficacité et la gestion énergétiques des bâtiments); le domaine du stockage et de la conversion, comme les carburants alternatifs et les supercondensateurs.

«En plus de mobiliser les milieux universitaires et de la recherche sur les enjeux scientifiques et techniques, ce nouveau regroupement, le seul au Québec, permettra aux acteurs du secteur de l’innovation énergétique de travailler ensemble. Notre gouvernement croit que, pour accélérer sa transition énergétique, le Québec a tout intérêt à conjuguer ses forces pour mettre en œuvre des solutions novatrices et durables. C’est pourquoi nous sommes convaincus de l’importance de cet investissement dans la création de ce regroupement», a commenté le ministre Julien.

Son collègue Jean Boulet salue cette initiative. «Je suis d’autant plus fier que ce réseau s’implante dans la région de la Mauricie, plus précisément à Trois-Rivières. L’UQTR est reconnue pour être un haut lieu de la recherche dans le secteur de l’innovation énergétique. La création de ce réseau structurant et rassembleur est une excellente nouvelle. Les axes de recherche et les livrables sont en lien avec les priorités gouvernementales», a ajouté le ministre responsable de la Mauricie.

Pour sa part, Sonia Lebel soutient que «les citoyens et citoyennes de la circonscription de Champlain, qu’ils soient chercheurs, étudiants ou entrepreneurs, y trouveront leur compte».


« L’UQTR est reconnue pour être un haut lieu de la recherche dans le secteur de l’innovation énergétique »
- Jean Boulet

«Je suis convaincu que cette annonce fera partie des hauts faits de notre histoire institutionnelle. Dans 25 ou même 50 ans, la postérité désignera la mise en œuvre du Réseau québécois sur l’énergie intelligente comme un chapitre important dans l’évolution de la recherche autour du thème de l’énergie, un sujet de recherche qui rallie des professeurs de l’UQTR issus de plusieurs départements, des partenaires industriels et collaborateurs scientifiques depuis presque aussi longtemps que notre université existe», a déclaré le recteur Daniel McMahon.

«La pertinence du RQEI est liée aux enjeux énergétiques mondiaux pour la réduction de l’empreinte écologique et des gaz à effet de serre. Cette pertinence s’illustre par des véhicules moins polluants et l’amélioration progressive de l’efficacité énergétique industrielle, institutionnelle et résidentielle. Ainsi, l’objectif ultime pour nous est d’aider les industries et les acteurs économiques à produire, stocker et gérer une énergie électrique en quantité, à un coût compétitif», renchérit Kodjo Agbossou, directeur du Réseau québécois sur l’énergie intelligente

Et pour le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoît Charette, «c’est une excellente nouvelle de voir ce réseau de chercheurs en énergie intelligente être créé». «Cela arrive à point nommé puisque nous dévoilerons sous peu notre plan d’électrification et de changements climatiques», a-t-il fait savoir.

C’est le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies qui a recommandé la création du réseau. Huit universités québécoises et cinq centres collégiaux de transfert technologique ont confirmé leur intérêt à participer au regroupement.