Sur la photo: (à l’avant) Jacques R. Parent, Richard Chahine, Marie-Claude Boulet, fille de Gilles Boulet, Pierre-André Julien; (à l’arrière) Robert Ricard, président du c.a. de l’UQTR, Benoit Séguin, Johanne Jean, présidente de l’Université du Québec, Jean-François Roy, neveu de Madeleine Roy et le recteur Daniel McMahon.

L’UQTR honore six bâtisseurs

TROIS-RIVIÈRES — Six personnalités faisant partie de la grande famille de l’Université du Québec à Trois-Rivières et ayant joué un rôle important dans l’évolution de la maison d’enseignement supérieur trifluvienne ont reçu la Médaille du 50e du réseau de l’Université du Québec.

Ils ont reçu cet honneur lors d’une cérémonie protocolaire qui s’est tenue en fin de journée lundi en présence de nombreux dignitaires.

Deux des lauréats se voient décerner cet hommage à titre posthume, soit Gilles Boulet, recteur fondateur de l’UQTR et Madeleine Roy, professeure retraitée du Département des sciences de l’éducation. Richard Chahine, directeur de l’Institut de recherche sur l’hydrogène, Pierre-André Julien, professeur émérite retraité du Département des sciences de la gestion, Jacques R. Parent, recteur de l’UQTR entre 1983-1993 et Benoit Séguin, cadre-conseil au vice-rectorat à la recherche et au développement et directeur du Service de la bibliothèque de 2009 à 2018, ont également été honorés.

Chacun des récipiendaires de cette décoration unique et créée spécialement dans le cadre des festivités du 50e du réseau universitaire panquébécois a eu droit à un bel hommage rempli d’éloges de la part de l’actuel recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.

«Chaque établissement du réseau a choisi cinq ou six personnes. [...] Un comité de sélection de l’équipe de direction a épluché les 50 années de l’université pour dégager les personnes qu’on jugeait avoir été les plus marquantes et qui avaient laissé une trace vraiment indélébile sur notre université», a souligné le recteur.

Au cours de son passage à la tête de l’UQTR, Gilles Boulet s’est impliqué activement dans le développement des études universitaires en Mauricie. Il est également le créateur du Noël du Pauvre, événement caritatif bien connu dans la région mauricienne.

Madeleine Roy a pour sa part œuvré comme professeure aux trois cycles d’études pendant sa carrière à l’UQTR. La chercheuse en pédagogie, biologie et neuropsychiatrie a également participé à de nombreuses missions d’éducation à l’étranger. Avec son regretté conjoint, Jean-Marc Denommé, elle a versé des dons totalisant six millions de dollars à la Fondation de l’UQTR.

À l’emploi de l’UQTR depuis 33 ans, Benoit Séguin a entre autres assuré la direction du Service de la bibliothèque de l’UQTR de 2009 à 2018. Il est l’instigateur de l’implantation d’une plateforme partagée pour l’ensemble des bibliothèques universitaires.

«Les quelques faits marquants de mon passage sont les fruits d’un travail d’équipe et d’une collaboration», a déclaré humblement M. Séguin devant les personnes présentes lors de la cérémonie.

Entre son embauche en 1969 et sa retraite en 1996, Jacques R. Parent a été professeur en génie chimique, a occupé le poste de recteur pendant deux mandats consécutifs, a travaillé à la mise en place de l’École d’ingénierie et en a également assumé la direction. Lors de son allocution, il a rappelé les circonstances dans lesquelles il avait été approché par Gilles Boulet, alors qu’il œuvrait à l’Université Laval, pour se joindre à l’équipe de la future université trifluvienne.

«Disons-nous clairement les choses. Dans les corridors des universités établies, ce n’était pas joli ce que l’on entendait [à propos du nouveau réseau de l’Université du Québec]. Petite université, université régionale...», s’est-il souvenu avant de préciser que la vision du recteur Boulet l’avait convaincu d’accepter l’offre à l’époque.

Richard Chahine, qui fait partie de l’équipe du Département de génie électrique et génie informatique, a notamment participé à la formation de plusieurs jeunes chercheurs et assume depuis 2005 la direction de l’Institut de recherche sur l’hydrogène.

De son côté, Pierre-André Julien, retraité du Département des sciences de la gestion, s’est joint à l’UQTR dès 1969. Il a entre autres créé la Chaire Bombardier en gestion des PME et la Chaire Bell pour des PME de classe mondiale.

Baisse de la population étudiante
Par ailleurs, l’UQTR enregistre une diminution de 1,44 % de sa population étudiante globale par rapport à l’automne 2017. Les nombres d’étudiants aux deuxième (+ 7,35 %) et troisième (+ 4,79 %) cycles a augmenté tandis les inscriptions ont diminué au premier cycle (- 3,18 %). L’université trifluvienne a donc présentement une population étudiante de 13 992. Néanmoins, le nombre d’étudiants internationaux (incluant les résidents permanents) a connu une hausse significative. Il a en effet augmenté de 8,24 % et se chiffre maintenant à 1800.

Les sciences de l’administration, les sciences de la santé, les sciences de l’éducation et les sciences humaines font partie des domaines d’études les plus populaires.

Du côté du campus de Drummondville, le cap des 1000 inscriptions a été franchi. Au total, 1149 étudiants fréquenteront ce campus au cours de la présente session. Ce résultat représente une progression importante de 15,71 % par rapport à la même période en 2017.