Le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.
Le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.

L’UQTR fera tout pour compléter la session

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Vendredi après-midi, la communauté universitaire va être informée de la date de reprise des activités d’enseignement et des modalités pour y arriver. En conférence de presse par vidéoconférence, jeudi après-midi, le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, a fait savoir que l’Université entend «tout faire pour terminer la session.»

«J’ai la plus grande confiance en la capacité d’adaptation de tout le monde et à la grande collaboration que les étudiants et étudiantes vont recevoir de la part de leurs professeurs et de leurs chargés de cours», a-t-il indiqué.

Le président du Syndicat des professeur(e)s, Gilles Bronchti, qui était lui aussi du point de presse, a fait savoir à ce sujet que «l’imagination des professeurs est remarquable. Ils sont impatients de recommencer», dit-il. La présidente des chargés de cours, Carole Neill, précise qu’il ne s’agira pas de cours en ligne, mais qu’une «variété de méthodes» seront employées pour livrer la matière aux étudiants.

Jimmy Lacourse, le président de l’AGÉUQTR, a mentionné que toute cette situation engendrée par la COVID-19 génère beaucoup d’inquiétudes chez les étudiants. Les mots «inquiétude» et «angoisse», «accommodements» et «souplesse» sont d’ailleurs revenus à de nombreuses reprises chez les intervenants qui ont pris part à distance à cette conférence de presse.

Lorsqu’un journaliste lui a demandé si la situation compromettait la rentrée de septembre, le recteur a fait valoir qu’en situation d’urgence sanitaire, «les règles usuelles ne tiennent plus. Il est beaucoup trop tôt pour en parler.»

M. McMahon, pour l’instant, consacre ses efforts sur l’importance de finir la session en cours. «Il y a des cours de laboratoire qu’on ne sera pas capable de mettre en place tant et aussi longtemps que l’Université ne sera pas rouverte», dit-il.

Les activités de laboratoire jugées essentielles pourront avoir lieu «au moment où l’on pourrait rouvrir l’Université», dit-il. Or, rappelons que dans son point de presse de jeudi, le premier ministre Legault a indiqué qu’il ne savait pas si la situation actuelle allait durer des semaines ou des mois.

«Dans les modalités qu’on va préciser demain (…) on sera en mesure de déterminer quelles sont les activités qui peuvent se terminer avant la fin de la session régulière et quelles sont les activités qui vont se terminer après. L’objectif est de faire en sorte qu’on soit en mesure de compléter la totalité de nos activités au moment où ça sera possible de le faire», résume le recteur.

«Il n’est pas exclu que l’on va débuter la session d’été, cependant on est tributaire de la situation et des autorisations que nous donne notre premier ministre», fait-il valoir.

Au cours des derniers jours, l’Université s’est affairée à aller chercher toutes les licences nécessaires pour travailler à distance, «autant pour notre personnel, nos professeurs, nos chargés de cours et ainsi de suite», dit-il.

Près de 80 % des activités de formation dispensées à l’UQTR prévoient une forme de stage. «Il faudra vérifier avec chacun des professeurs quel est l’état de l’avancement de ces stages-là», dit le recteur. On ne peut continuer les stages qui requièrent une présence physique, rappelle-t-il. «Il faudra voir de quelle façon ces stages-là pourront être poursuivis. Il y a des stages qui mènent à l’obtention de titres professionnels ou de sanctions professionnelles. Dans ce cas-là, on devra donc avoir des discussions avec les différents ordres professionnels pour voir quelles exigences sont maintenues», dit-il.

Le plan pour terminer la session implique «tous les professeurs et les chargés de cours qui vont pouvoir le faire», indique le recteur. «On vit dans la même société que tout le monde présentement. Il y a peut-être de nos profs et de nos chargés de cours qui doivent prendre soin de personnes actuellement. La priorité numéro un est sociosanitaire», rappelle le recteur. «Les règles usuelles ne tiennent plus. Nous sommes en situation de gestion de pandémie. Donc il y aura une extension de la session qui va être offerte», mais le cheminement se fera selon la capacité et dans le respect de tout le monde, souligne le recteur.

Plusieurs étudiants qui vivent en résidence sur le campus ont décidé de partir à la maison, mais les résidences de l’UQTR n’ont pas fermé leurs portes à ceux et celles qui ont décidé de rester dans leur appartement, a expliqué M. McMahon.

L’UQTR a contacté chaque étudiant international inscrit chez elle et les étudiants qui étaient à l’étranger. «On leur a offert la possibilité de retourner (chez eux). Beaucoup sont déjà retournés. Quant à ceux qui doivent revenir, beaucoup sont revenus. Un suivi individualisé est fait avec chacun», assure-t-il.