L'UQTR fait passer sa marge de crédit de 18 à 30 M$

Le conseil d'administration de l'UQTR a autorisé, lors de sa dernière réunion, l'augmentation de sa marge de crédit de 18 millions $ à 30 millions $ pour une période allant jusqu'au 31 mai.
Cette augmentation «est directement en lien avec des projets d'immobilisations qu'on doit financer à court terme en attente de notre financement à long terme», explique la vice-rectrice aux Finances, Johanne Giguère.
Dans le cas du pavillon de la Vie étudiante, par exemple, le conseil d'administration avait déjà autorisé un emprunt hypothécaire à long terme de 1 550 000 $, «mais on n'a pas procédé», indique la vice-rectrice.
L'idée, dit-elle, c'est de regrouper tous les emprunts en cours de processus, lesquels totalisent 11 millions $, afin d'aller en appel d'offres auprès des diverses institutions financières dans le but d'obtenir de meilleurs taux d'emprunt, explique Mme Giguère.
En attendant le financement à long terme, «ça prend une marge de crédit pour payer les entrepreneurs et finir les projets», dit-elle.
Pour cette marge de crédit, l'UQTR fait affaires avec son institution régulière, soit la Caisse Desjardins des Trois-Rivières.
L'UQTR, comme toutes les institutions d'enseignement publiques, subit d'importantes restrictions budgétaires.
«C'est sûr que c'est toujours préoccupant. Les coupes gouvernementales ont toujours de l'impact sur nous, mais on est en croissance de notre population étudiante depuis plusieurs années et en ce qui concerne (le campus de) Drummondville, le plan d'affaires qui a été autorisé par le ministère de l'Enseignement supérieur s'autofinance», dit-elle. «On est confiant que la population étudiante va être au rendez-vous.»
L'UQTR croit donc pouvoir tirer son épingle du jeu malgré les restrictions budgétaires et les investissements nécessaires à son progrès «parce qu'on est une organisation en croissance», fait valoir Mme Giguère.
Parmi les emprunts que l'UQTR veut regrouper, outre le pavillon de la Vie étudiante, on compte l'économie d'énergie (3 250 000 $), le CIPP (5 700 000 $) et le campus de Drummondville (500 000 $).
L'étape d'approbation par le conseil d'administration étant franchie, il faut maintenant faire approuver le tout par le ministère de l'Enseignement supérieur, Recherche, Sciences et Technologie et par le ministère des Finances. La demande est présentement en cours d'analyse, nous indique-t-on au ministère de l'Enseignement supérieur.