Le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.

«L’UQTR est source de fierté»

Les défis de l’UQTR ne sont pas disparus par magie depuis l’arrivée du nouveau recteur, Daniel McMahon, mais sous son impulsion, ce grand navire est en train de mettre le cap vers les alizés grâce à une collaboration concertée de toute sa communauté. C’est ce qui ressort du discours de la rentrée livré par le numéro un de l’institution, mardi matin. «L’UQTR va très bien», a-t-il annoncé, tout sourire. «L’UQTR est source de fierté.»

D’entrée de jeu, le recteur rappelle que «les dossiers sensibles sont derrière nous» et que malgré une période trouble vécue dans les dernières années, l’image publique de l’UQTR demeure positive, comme en fait foi l’inventaire des publications des médias de 2016 qui ont porté à 30 % sur la recherche, à 15 % sur la vie sportive du campus et à 16 % sur la vie étudiante.
L’UQTR déjoue les prévisions ministérielles sur les effectifs étudiants. Même si elle est en train d’encaisser la fameuse baisse démographique anticipée, elle amorce la session d’automne avec une hausse de 0,89 % de ses cohortes. Le recteur souligne aussi une hausse de 3,03 % du nombre d’étudiants qui s’inscrivent pour la toute première fois.
L’appel du recteur semble donc avoir été entendu. Dès le début de son mandat, en effet, Daniel McMahon lançait une invitation à tous les membres de la communauté universitaire d’essayer de recruter chacun un étudiant.
C’était une des portes de sortie face à l’imposant déficit que cumulait l’UQTR et qu’elle traîne toujours.
Les efforts ont été payants, semble-t-il. Le recteur était heureux d’annoncer, mardi, que le déficit appréhendé pour l’année 2016-2017 ne serait plus de 14,2 millions $, mais plutôt de 10 millions $.
«On a donc fait, ensemble, nos devoirs. On fait mieux que ce que l’on a annoncé au gouvernement», se réjouit-il.
La nouvelle administration de l’UQTR s’était engagée à retrouver l’équilibre budgétaire, d’ici l’exercice 2020-21, soit au terme de son plan de redressement. «Si l’on continue d’aller chercher chacun, chacune, notre étudiant par année, c’est avant cette échéance-là qu’on aura enfin recouvré notre équilibre financier», prévoit-il.
Le défi ne se fera pas sans efforts, mais comme le fait valoir le recteur, «il n’y a que dans le dictionnaire que le succès arrive avant le travail, la lettre s arrivant avant la lettre t.»
Ce redressement est certes «essentiel», reconnaît-il, mais il est «insuffisant pour sortir du déficit d’opération, éviter les déficits accumulés et être en mesure de se donner une marge de manœuvre, c’est-à-dire de respirer à l’aise», estime-t-il.
Il faut, précise le recteur, y accoler une vision de développement de l’Université.
Ce développement passera par la création ou la réorientation de programmes et la mise en œuvre de nouveaux grands projets, comme la phase 2 du campus de l’UQTR à Drummondville, dont le moteur sera le Centre national intégré du manufacturier intelligent, un projet de formation intégré en génie et en innovation manufacturière unique au Québec.
«Ça n’existe pas, nous allons le créer», dit-il.
L’UQTR veut aussi participer au Centre régional universitaire de Lanaudière et poursuit aussi des projets en matière de recherche dans le domaine de l’énergie, ajoute le recteur.
«Le développement passe aussi, dans une large mesure, par la révision de nos façons de faire», dit-il, «de nos processus, pour nous permettre de gérer avec plus d’efficience et d’efficacité», dit-il.
Pour y arriver, l’UQTR avait lancé, l’an dernier, cinq grands chantiers stratégiques impliquant la collaboration de toute la communauté universitaire. L’un d’eux, qui concerne la méthode de gestion, est déjà complété.
Des résultats concrets ont déjà commencé à se manifester, indique le recteur. Une structure permanente sera mise en place afin de poursuivre dans cette voie.
Le recteur a profité de l’occasion pour souligner le côté «moderne» de son corps professoral puisque 48,5 % de ce dernier est composé de professeurs ayant moins de 10 ans d’ancienneté.
«On est assis sur une mine d’or. Ces profs sont branchés sur les jeunes. Ils sont modernes, donc la relation humaine qui est la caractéristique de notre Université n’en est que renforcée. Et comme ils ne sont pas encore à la pointe de l’excellence de leur recherche, imaginez le potentiel que nous avons», indique le recteur.
En date d’hier, les octrois de recherche se chiffraient à 21 millions $ pour l’année 2016-17.
Le recteur a rappelé que l’UQTR, qui collabore abondamment avec les organismes et institutions de son milieu, notamment le CIUSSS, l’Office municipal d’habitation de Trois-Rivières et les commissions scolaires, compte aussi 170 ententes internationales.
Le recteur a invité la communauté de l’UQTR à donner solidairement à la campagne interne de la Fondation de l’UQTR.
«Un fort taux de participation à la campagne interne envoie un signal clair à l’extérieur, fait-il valoir.