Le Tribunal administratif du travail ordonne à l’Université du Québec à Trois-Rivières de cesser toute ingérence dans les affaires syndicales du Syndicat des professeur(e)s.

L’UQTR doit cesser ses ingérences

TROIS-RIVIÈRES — Le Tribunal administratif du travail ordonne à l’Université du Québec à Trois-Rivières de cesser toute ingérence dans les affaires syndicales du Syndicat des professeur(e)s.

L’ordonnance fait suite à une plainte déposée il y a quelques jours par le Syndicat selon laquelle l’UQTR avait envoyé le dernier dépôt patronal à tous les professeurs.
D’un même élan, le TAT ordonne à l’UQTR «de s’abstenir de faire état publiquement des négociations en cours, sauf au moyen de comptes rendus factuels et objectifs».
Le juge administratif rappelle qu’à peine 30 minutes après une rencontre avec les représentants du Syndicat, «l’UQTR transmet l’offre globale à tous les professeurs, sans aucun préavis au Syndicat. Pourquoi et pourquoi si rapidement?», se questionne le juge.
«Il est clair pour le Tribunal que l’intention ne se limitait pas à informer, mais également à influencer, bref, à s’ingérer dans
les activités du Syndicat», conclut-il.
Selon lui, «il ne fait pas de doute que l’agissement (sic) de l’UQTR a causé un préjudice sérieux au Syndicat en affectant son rôle de représentant exclusif des professeurs et en minant sa stratégie de négociation».
Le TAT ordonne également à l’UQTR, «ses officiers, représentants ou mandataires, notamment aux membres du bureau du rectorat, de s’abstenir de s’adresser directement ou indirectement à tous les salariés visés par l’unité de négociation du Syndicat des professeurs et des professeures de l’Université du Québec à Trois-Rivières au sujet de la négociation en cours».