L’UQTR envisage trois scénarios pour la session d’automne.
L’UQTR envisage trois scénarios pour la session d’automne.

L’UQTR continue contre vents et marées

Trois-Rivières — La session d’été aura bel et bien lieu, «mais on est en train de travailler sur la véritable offre de cours qu’on va mettre sur la table», indique le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon. «On démarre sur un mode distance», dit-il, mais l’espoir demeure de permettre une présence en laboratoire en respectant la distanciation. «Ça nous permettrait de relancer rapidement plusieurs activités d’enseignement et plusieurs activités de recherche», souligne-t-il.

«Il reste encore beaucoup d’incertitudes relativement, notamment, aux cours qui nécessitent des présences en laboratoire ou des cours qui nécessitent des présences en stages dans les milieux de travail. Et là, on est tributaire de l’annonce de notre premier ministre, quand il va commencer à autoriser la reprise de certaines activités», ajoute le recteur.

L’UQTR se prépare actuellement à démarrer le plus d’activités possible en mettant en place des mesures strictes au niveau de la distanciation. Il est possible que les agents de sécurité se promènent avec des bâtons de six pieds «et si les gens ne respectent pas la distanciation, il y aura des mesures», dit-il.

L’UQTR craint en effet que si quelqu’un contamine d’autres personnes sur le campus, ce dernier soit fermé par la santé publique. «Donc oui, on va rouvrir, oui on va tenir des activités aussi rapidement qu’on va être capable de le faire, mais avec les précautions requises», précise le recteur.

Le recteur de l'UQTR Daniel McMahon. 

Pour l’instant, les inscriptions sont commencées pour la session d’automne.

Le recteur confie qu’il travaille avec son équipe sur trois scénarios. Le premier serait de reprendre, l’automne prochain, la totalité des activités en présentiel avec la distanciation. Dans le deuxième scénario, «on ferait de l’hybride», c’est-à-dire qu’un maximum de formations se feraient à distance tandis que le présentiel se ferait dans un cadre très serré. «Le troisième scénario est celui de la catastrophe, soit qu’on ne peut pas reprendre sur le campus et tout devrait être à distance comme on a fini la session» (d’hiver), résume le recteur.

En attendant, l’UQTR a annoncé, jeudi après-midi, que son fonds d’urgence pour ses étudiants, qui avait démarré le 30 mars dernier à 330 000$, est maintenant à près de 400 000 $ grâce à la générosité de plusieurs partenaires qui se sont ajoutées depuis. Comme l’indique le directeur général de la Fondation de l’UQTR, Daniel Milot, il n’a même pas été nécessaire de solliciter plusieurs de ces partenaires.

Jusqu’à présent, 1487 demandeurs admissibles à ce fonds d’urgence ont reçu de l’aide. Les sommes versées en date de mercredi totalisaient 291 263 $ ce qui représente un don moyen de 195 $ par étudiant.

La collecte se poursuit pour continuer à soutenir les étudiants. Il faut aller sur le site www.uqtr.ca/fondation.

La situation exceptionnelle qui prévaut ne compromet pas le départ de Daniel McMahon à la fin de son mandat alors qu’il sera remplacé, fin novembre, comme prévu. Le processus, dit-il, sera lancé prochainement.