L’UQTR subit de nouvelles coupes.

L’UQTR amputée de 2,1 M$

TROIS-RIVIÈRES — Cinq universités en région, dont l’UQTR, subissent de nouvelles coupes, cette fois au niveau d’une enveloppe budgétaire décernée au rôle régional des universités.

Cette enveloppe est amputée de façon assez importante. À l’UQTR, il s’agit de 2,1 M$ sur un budget, pour la représentation régionale, qui totalisait auparavant 3,5 M$, indique le vice-recteur à l’Administration et aux Finances, Charles Nadeau. «Nous recevons, en 2018-2019, 1,5 M$», dit-il.

Les universités de Chicoutimi, de Rimouski, de l’Outaouais, de l’Abitibi-Témiscamingue et de Trois-Rivières sont touchées par cette mesure.

Cet argent, dit-il, «sert à l’Université pour assurer son rôle sur l’ensemble du territoire. Par exemple, à l’UQTR, on dessert le Centre-du-Québec, la Mauricie et on va même jusque dans Lanaudière. On a beaucoup de représentations avec les différentes municipalités et Chambres de commerce», illustre-t-il. «On est présent sur beaucoup de conseils d’administration, ce qui fait qu’on a à libérer beaucoup de ressources et beaucoup de temps», explique le vice-recteur.

L’enveloppe budgétaire «nous aidait à assurer notre leadership au niveau régional et ce financement-là n’est plus présent dans la nouvelle politique de financement», précise-t-il.

Cette nouvelle politique est effective depuis le 1er mai, mais les universités n’ont appris l’ampleur des coupes que tout récemment.

Le vice-recteur tient toutefois à nuancer cette nouvelle. «Il faut quand même être conscient que de façon générale, on reçoit plus d’argent qu’on en recevait auparavant. À court terme, il n’y a pas d’impact», assure-t-il.

«Il y a quand même des démarches qui ont été entreprises auprès du ministre. Des discussions sont en cours pour voir à rétablir ce financement-là pour nous permettre de maintenir la présence régionale. À court terme, on n’a pas diminué notre présence, mais on est plus dans des démarches de s’assurer d’avoir un financement suffisant pour continuer notre représentation régionale», dit-il.

Le volet de l’enseignement, lui, a été bonifié, souligne-t-il.

Les coupes au niveau de la présence régionale pourraient avoir certaines répercussions sur la région. «On est quand même le troisième employeur de la Mauricie. Il y a des besoins un peu partout dans la région. Nous faisons affaire avec huit députés. Quand on a des projets de développement, les démarches qu’on doit faire pour s’assurer d’attacher les ficelles avec tout le monde et que l’ensemble des parties prenantes concernées soient au même niveau, sont beaucoup plus importantes que pour une université qui n’aurait qu’un seul député qui représente un seul comté», illustre-t-il.

«Il y a aussi une attente de la communauté que son université soit présente et impliquée dans des projets», plaide le vice-recteur. Ce montant sert à soutenir «le leadership de l’université dans le développement économique de la région», indique le vice-recteur Nadeau qui se dit malgré tout «optimiste», face au dénouement de cette situation avec le nouveau gouvernement.