Chantal Deschamps, mairesse de Repentigny, préfète de la MRC de L’Assomption et présidente du CRUL en compagnie de Daniel McMahon, recteur de l’UQTR.

L’UQTR accentue son service dans Lanaudière

TROIS-RIVIÈRES — La population de Lanaudière pourra désormais profiter d’une formation universitaire de proximité plus poussée, c’est-à-dire de niveau baccalauréat, dans les domaines de l’administration des affaires, à Joliette, en sciences de l’éducation à l’Assomption et en sciences comptables, à Terrebonne.

Un protocole d’entente a en effet été entériné, mardi, à Repentigny, entre l’UQTR et le Centre régional universitaire de Lanaudière (CRUL) à cet effet. Jusqu’à maintenant, l’UQTR permettait aux étudiants de cette région d’obtenir un certificat dans ces disciplines, maintenant, ils pourront faire des études de baccalauréat, précise le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.

L’UQTR, qui est partenaire de la région de Lanaudière depuis 40 ans, précise-t-il, offre aussi depuis de très nombreuses années un baccalauréat en sciences infirmières à Joliette. La région de Lanaudière peut ainsi «prendre en charge le développement de sa formation universitaire», se réjouit la mairesse de Repentigny, Chantal Deschamps.

La mairesse estime qu’il était devenu «impératif que les jeunes et les travailleurs des entreprises de notre territoire aient un meilleur accès aux études supérieures pour contribuer efficacement à la prospérité économique de notre région.

La mairesse précise que l’UQAM et l’Université de Montréal sont déjà présentes aussi dans la région. Ces universités «agiront en complémentarité», indique-t-elle, afin d’offrir les services dont la région de Lanaudière a besoin.

L’UQTR et le Cégep régional de Lanaudière avaient déjà annoncé, en janvier dernier, la phase 1 de l’offre universitaire dans Lanaudière en collaboration avec le CRUL. Les formations pourront donc être offertes dès septembre.

Le CRUL (Centre régional universitaire de Lanaudière) a été fondé en octobre 2015 afin d’assurer un développement harmonieux des services universitaires sur son territoire et d’offrir de solutions adaptées aux besoins de la population et de la communauté d’affaires.

«La volonté est de rehausser la diplomation sur le territoire de Lanaudière où il y a un déficit important par rapport à la moyenne québécoise», fait valoir le recteur McMahon.

L’UQTR est déjà présente, outre son campus de Drummondville, dans d’autres municipalités comme Longueuil, Québec, Sorel -Tracy, Saint-Hyacinthe, Terrebonne, Victoriaville et Vallée-du-Haut-Saint-Laurent.

La nouvelle entente avec Lanaudière est différente, indique le recteur. Le Cégep régional de Lanaudière regroupe trois anciens cégeps. «Donc, ils ont une couverture territoriale qu’ils veulent maintenir. On ne veut pas un campus, ici. On veut utiliser les installations dans quatre municipalités différentes pour pouvoir valoriser l’ensemble du territoire», explique-t-il.

La région de Lanaudière est importante pour l’UQTR «en termes de nombre d’étudiants qui fréquentent notre université», indique le recteur. Avec l’annonce de mardi, «on prend de l’expansion. Étant présent directement sur le territoire, on peut avoir directement accès à un bassin de population qui ne vient pas à l’UQTR présentement, mais qui va venir dans ces programmes-là», dit-il.

Pour l’UQTR, plus d’étudiants signifie plus de revenus pour développer ses programmes, indique le recteur. «La formule de financement étant ce qu’elle est, on doit travailler de cette façon-là», fait-il valoir.