L'UPA pourrait bloquer l'accès aux motoneigistes sur les terres de ses membres le 1er février. Une menace qui pourrait compromettre la saison dans certains Clubs.

L'UPA menace de bloquer l'Accès aux motoneigistes

Les clubs de motoneige et les amateurs de ce sport sautaient de joie en voyant tomber la neige, jeudi. Le début de saison semble prometteur, beaucoup plus que l'an dernier, par contre une menace bien réelle plane au-dessus de leur tête. L'Union des producteurs agricoles (UPA) pourrait bloquer l'accès aux motoneigistes sur les terres de ses membres dès le 1er février.
«Le fait de bloquer des sentiers, c'est certain que ce n'est pas une bonne nouvelle pour nous. [...] Ce serait difficile pour les motoneigistes, les commerçants également. Il n'y a pas beaucoup de positif de ce côté-là», a commenté Kevin Vézina, responsable des communications pour le Club de motoneige de la Mauricie.
«Il y a un bon danger que les sentiers soient fermés et que ça coupe la saison, même si elle a commencé un peu plus tôt», a-t-il ajouté.
On suit le dossier de très près aux quatre coins de la région. Même si on n'est pas directement affecté à Mattawin et à La Tuque, puisque les sentiers sont majoritairement sur des terres publiques et privées, on anticipe les conséquences. «On ne souhaite vraiment pas que ça en vienne là. On a déjà connu l'expérience et ça n'avait pas été tellement concluant. [...] Par contre, à La Tuque, nous ne serions pas touchés directement», confirme le président du Club motoneige de La Tuque, Claude Gagnon.
Même son de cloche à Mattawin, si l'UPA met cette menace à exécution, on sait que ce sera dommageable pour toute l'industrie de la motoneige. «Nous on ne passe sur aucune terre agricole, mais on est inquiet. Il n'y a rien de drôle là-dedans. [...] Je comprends qu'ils ont eu des hausses de taxes, mais je ne crois pas que c'est le meilleur moyen de protestation», lance Marie-Josée Marineau du club motoneige Mattawin.
«Ce n'est pas une bonne nouvelle pour le sport surtout qu'on connaît un bon début de saison», a-t-elle ajouté.
Rappelons que l'UPA a brandi cette menace pour mettre de la pression sur Québec afin de régler le conflit qui les oppose concernant les taxes foncières agricoles.
L'UPA estime que les changements annoncés au Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA) sont beaucoup plus importants que ceux estimés par le ministère de l'Agriculture et que «l'impact est loin d'être négligeable pour un nombre important d'entreprises agricoles». 
L'UPA demande au gouvernement du Québec de reporter tout changement au Programme et de réunir les intervenants (UPA, FQM et ministères concernés) pour trouver des solutions durables au régime foncier agricole.
Rappelons que le gouvernement du Québec devrait apporter des changements importants au PCTFA dès 2017. 
«Selon le gouvernement, seulement 1 % des entreprises connaîtra une hausse supérieure à 30 % (113 $ en moyenne par entreprise). En réalité, l'impact mesuré sur 310 entreprises témoins démontre une augmentation de 47 % des coûts pour une moyenne de 1 123 $ par entreprise. C'est plus de dix fois l'estimation de M. Paradis», a indiqué l'UPA.